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[e-med] (2)Journée Mondiale de lutte contre la tuberculose
- From: remed@remed.org
- Date: Thu, 25 Mar 2004 05:06:10 -0500 (EST)
E-MED: (2)Journée Mondiale de lutte contre la tuberculose
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Recrudescence de la tuberculose au Cameroun
Yaoundé, Cameroun (PANA) - Le Cameroun a enregistré l'année dernière
12.036 malades de la tuberculose contre 544 cas déclarés en 1997, a appris
la PANA auprès du Programme national de lutte contre cette maladie (PNLT), à
l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose célébrée ce
mercredi.
En raison des festivités du 19è anniversaire du Rassemblementdémocratique du
peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), les manifestations prévues pour
cette Journée mondiale de lutte contre la tuberculose ont été reportées à
vendredi prochain.
Outre l'inauguration du siège du PNLT à Yaoundé, ces manifestations
comporteront des activités de sensibilisation, de prévention et d'éducation
des populations et seront notamment l'occasion pour les autorités de tirer
la sonnette d'alarme surle développement fulgurant de cette maladie.
La pauvreté, la promiscuité, le tabac, l'alcool, le VIH qui touche près de
12% de la population sont considérés comme les facteurs ayant favorisé ce
développement, selon le coordonnateur du PNLT, le Dr Christopher Kuaban.
En fin mars 2001, les autorités sanitaires ont mis en place un traitement
accessible à tous les malades, combinant le diagnostic et le traitement
complet de la tuberculose pour un coût de 6.000 F CFA contre 22.600 francs
auparavant.
Le PNLT cherche encore à faire mieux, c'est-à-dire la prise en charge
gratuite des malades. Il étudie également les possibilités de prolongation
du traitement de six à douze mois pour combattre les souches de résistance,
comme préconisé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Yaoundé - 24/03/2004
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3.074 CAS de tuberculose dépistés en 2002 au Bénin
Cotonou, Bénin (PANA) - Environ 3074 cas de tuberculose, toutes formes
confondues, ont été dépistés en 2002 au Bénin, contre 2.861 en 2001, soit
une augmentation de 0,4 pour cent, a annoncé ce mercredi à Cotonou le Dr
Germain Montéiro Pio, médecin en santé publique au Programme national de
lutte contre la tuberculose au Bénin (PNLT).
S'exprimant lors des manifestations à l'occasion de la commémoration ce
mercredi de la 9è journée internationale de lutte contre la tuberculose, le
Dr Monteiro-Pio a indiqué qu'en 2002, le Bénin avait décelé 2424 cas
nouveaux de tuberculose pulmonaire, 169 cas de reprises de traitement, 86
cas nouveaux de tuberculose à frottis négatifs, 225 cas de tuberculose extra
pulmonaire, 64 cas d'échec de traitement et 106 cas de rechutes.
"La tranche d'âge la plus active, celle de 25 à 34 ans, a enregistré 788 cas
nouveaux de tuberculose à frottis positifs en 2002", a-t-il fait remarquer,
ajoutant que pour cette même année, 1.516 nouveaux cas de cette maladie ont
été enregistrés chez les personnes du sexe masculin, contre 908 chez les
personnes de sexe féminin.
Ce tableau obtenu en 2002 au Bénin, a placé le taux moyen d'incident à 41
cas pour 100.000 habitants, a-t-il précisé, ajoutant que les taux
d'incidence les plus élevés sont obtenus dans les départements du sud du
pays.
"Les départements de l'Atlantique et du Littoral ont une incidence de 87 cas
pour 100.000 habitants, ceux de l'Ouémé et du Plateau ont 52 cas pour
100.000 habitants et enfin ceux du Mono et du couffo ont disposé de 45 cas
pour 100.000 habitants", a-t- il révélé.
Pour le Dr Monteiro Pio, ce résultat réalisé par le Programme national du
Bénin de lutte contre la tuberculose est essentiellement due aux actions
concertées du gouvernement béninois depuis cinq ans et ceux des partenaires
au développement, dans le domaine de la Santé.
"Depuis 1999 le gouvernement béninois, inscrit chaque année au Programme
d'Investissement public, une allocation de plus 100 millions de francs CFA
au Programme national de lutte contre la tuberculose", a-t-il indiqué.
Ainsi, tout malade diagnostiqué au Bénin peut bénéficier légitimement d'une
prise en charge entièrement gratuite dans l'une des formations sanitaires du
réseau national de centres intégrés de dépistage et de traitement de la
tuberculose.
De mêmes, a-t-il poursuivi, des Organisations non gouvernementales,
notamment l'Union Internationale contre la tuberculose, soutiennent depuis
des années, le programme.
"Le montant de l'aide de cette ONG s'élève aujourd'hui à plus de 55 millions
de francs CFA, consistant en la fourniture de médicaments antituberculeux,
de réactifs et du matériel de laboratoire, de l'appui à la supervision, à la
formation et à la recherche opérationnelle", a-t-il révélé.
Tous ces concours, a-t-il poursuivi, permettent au PNLT de tendre vers la
réalisation de ses objectifs qui se résument, entre autres, à la réduction
de la transmission des bacilles au sein des populations à un niveau tel que
la tuberculose cesse d'être un problème de santé publique au Bénin.
Cotonou - 24/03/2004
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Plus de 6.800 cas de tuberculose notifiés en 2003 au Burundi
Bujumbura, Burundi (PANA) - Quelque 6.835 cas de tuberculose ont été
dépistés dans divers hôpitaux et centres de santé du Burundi pour la seule
année 2003, alors qu'ils n'étaient qu'au nombre de 2.500 en 1984, apprend-on
du ministère burundais de la Santé publique.
Ces chiffres seraient nettement en deçà de la réalité de la tuberculose au
Burundi pour diverses raisons, a expliqué mercredi à la presse le ministre
burundais de la Santé publique, Dr. Jean Kamana, à l'occasion de la journée
mondiale de lutte contre la maladie.
En les comparant au nombre de cas attendus, nous constatons qu'au moins
9.000 tuberculeux au Burundi gardent pour eux la maladie et ne se présentent
pas dans des structures de soins connus, a ajouté le ministre Kamana.
Aussi, a-t-il poursuivi, les services de lutte contre la tuberculose
estiment à 50% le nombre de cas potentiellement affectés, mais qui ne se
présentent pas aux centres de dépistage et de soins agréés.
Au nombre des raisons à l'origine de telles réticences, Dr. Kamana a mis en
exergue la connotation stigmatisante qui colle aujourd'hui encore à la
maladie contagieuse au Burundi. Cela constitue un grand frein au contrôle de
la tuberculose, a-t-il souligné.
D'une autre coté, le nombre de cas de tuberculose ne cesse d'augmenter
depuis les années 1980, à cause de la montée en puissance de la pandémie du
VIH/SIDA tout aussi redoutée au Burundi, a encore relevé le ministre Kamana.
Pour ce faire, la campagne pour la lutte contre la tuberculose doit aller
ensemble avec le combat contre le VIH/SIDA, a préconisé le ministre Kamana.
Il a aussi rappelé que la pauvreté consécutive à la crise socio-politique de
ces onze dernières années au Burundi est également un facteur important à la
propagation de la tuberculose quand on sait qu'une partie de la population
vit dans des conditions de promiscuité et d'hygiène très précaires.
Le ministre Kamana a enfin trouvé judicieux, le thème de l'année qui
recommande de dire "halte à la tuberculose (...) car chaque souffle compte"
pour "rire, prier, chanter, pleurer, faire du sport (...)". Bref, "pour
toute activité, il faut du souffle, de la respiration et des poumons en
bonne santé", a laissé entendre le ministre, en invitant au combat de tous
contre la première maladie des poumons qu'est la tuberculose.
Bujumbura - 24/03/2004
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L'Ethiopie menacée par une épidémie combinée VIH/tuberculose
Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) - Malgré l'augmentation constante des crédits
prévus pour mettre un terme à la progression des maladies transmissibles en
Ethiopie, seule une prise de conscience par les populations de la présence
d'une épidémie à deux visages, VIH/tuberculose, permettra de faire avancer
la lutte contre ces deux maladies, ont indiqué mercredi à Addis- Abeba des
experts du secteur médical.
Les experts, qui commémoraient la Journée mondiale de la tuberculose, ont
affirmé que les gestionnaires des programmes de lutte contre la tuberculose
et le VIH doivent formuler des messages de sensibilisation conjoints à
l'intention des communautés locales afin de mettre un terme à la propagation
de ces deux affections.
En Ethiopie, un pays inscrit sur la liste des dix pays les plus touchés par
la tuberculose, environ la moitié de la population adulte est porteuse, à
l'état latent, de la bactérie qui cause la tuberculose.
Selon le ministre éthiopien de la Santé, sans le VIH, jusqu'à 5% de la
population adulte développera la tuberculose. En revanche, environ 50% des
personnes déjà séropositives développeront la tuberculose dans l'année.
En 2003, les structures sanitaires de l'Ethiopie ont diagnostiqué et traité
110.000 cas de tuberculose.
"Nous devons améliorer la détection des cas de tuberculose, renforcer la
thérapie préventive, réduire la réactivation de la tuberculose et couronner
tous ces efforts par l'application d'une thérapie anti-rétrovirale aux cas
de VIH afin de combattre efficacement la charge de VIH/tuberculose dans ce
pays", a affirmé le Dr Jan van der Homberg, du bureau de pays de
l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Addis-Abeba.
"Les malades atteints par le VIH/tuberculose constituent une réalité
inquiétante avec laquelle nous vivons. Le respect des prescriptions
médicales est remis en cause par la faim, lorsque la ration nutritionnelle
quotidienne des populations est très faible, et par la crainte de la
stigmatisation", a affirmé M. Homberg à l'occasion d'une conférence publique
organisée par les étudiants en médecine de l'Université d'Addis-Abeba et
l'Equipe de Lutte contre la Tuberculose/Lèpre du ministère de la Santé.
Dans un pays connaissant plusieurs sortes de contraintes et de réserves, les
experts de la santé maintiennent que le counselling et le dépistage
volontaires sont la pierre angulaire de toute réussite des efforts de
maîtrise de la tuberculose et du VIH.
Les populations doivent prendre conscience qu'il est important qu'elles
connaissent leur état de santé par rapport à la tuberculose en vue de
l'application d'un traitement précoce et de l'arrêt de la transmission du
VIH, ont expliqué les experts.
Pour sa part, le Dr Zerihun Tadesse, du Programme éthiopien de Lutte contre
la Tuberculose/Lèpre, a affirmé que les interventions en cours visent à
interrompre la transmission de l'infection, afin de réduire la morbidité, la
mortalité et l'incapacité et prévenir l'apparition d'une pharmacorésistance.
Le Dr Zerihun a affirmé que le taux d'incidence de la tuberculose en
Ethiopie est de 292 pour 100.000 personnes. Il a exhorté le gouvernement à
reconnaître l'impact de la tuberculose sur l'économie et à augmenter les
ressources disponibles pour le programme, car la plupart des hôpitaux ne
disposent pas d'un système satisfaisant de conservation des dossiers
relatifs aux cas diagnostiqués et traités.
Même si l'OMS a recommandé l'adoption d'une stratégie, connue sous le nom de
DOTS (traitement de courte durée sous observation directe), pour détecter et
soigner la tuberculose, ce qui pourrait aider à combler les lacunes liées à
la faible couverture médicale des communautés éthiopiennes, le Dr Zerihun a
ajouté: "Il est impossible de mettre en oeuvre le DOTS dans des zones où il
n'existe pas de moyens de procéder à la supervision prévue."
"Le diagnostic précoce et un traitement adéquat devraient constituer le
premier mécanisme de prévention", a suggéré le Dr Kibrebeal Melaku,
pneumologue à l'Université d'Addis-Abeba.
Il a observé que l'épidémie de VIH a considérablement augmenté l'ampleur des
cas de tuberculose en Ethiopie et, par conséquent, il a appelé à une
évaluation approfondie des cas de VIH dans le pays.
Addis-Abeba - 24/03/2004
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