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[e-med] Rapport OMS sur le traitement des toxicomanies


  • From: remed@remed.org
  • Date: Fri, 19 Mar 2004 04:56:25 -0500 (EST)

E-MED: Rapport OMS sur le traitement des toxicomanies
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OMS Communiqués de presse 2004

Les toxicomanies se traitent : nouveau rapport d?experts en neurosciences
http://www.who.int/mediacentre/releases/2004/pr18/fr/index.html

Les facteurs psychosociaux, environnementaux, biologiques et génétiques
jouent tous un rôle important dans la dépendance, comme l?explique un
nouveau rapport publié par l? OMS.

18 MARS 2004 | GENEVE/BRASILIA -- Sort aujourd'hui sous le titre
Neuroscience of Psychoactive Substance Use and Dependence (Neurosciences :
usage de substances psychoactives et dépendance) un rapport officiel de
l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui récapitule les dernières
découvertes scientifiques sur le rôle du cerveau dans les toxicomanies.
Premier ouvrage de ce type établi par l'OMS, le rapport* décrit les progrès
fulgurants des neurosciences et montre que les toxicomanies sont un trouble
du cerveau au même titre que les troubles neurologiques et psychiatriques.

D'après le rapport, les toxicomanies dépendent de facteurs multiples : elles
sont déterminées par des facteurs biologiques et génétiques dans lesquels
l'hérédité intervient pour une bonne part, ainsi que par des facteurs
culturels et environnementaux. On sait depuis longtemps que le cerveau
contient des douzaines de types de récepteurs et de messagers chimiques ou
neurostransmetteurs. Le rapport fait le point des nouvelles connaissances
sur la propriété qu'ont les substances psychoactives de mimer les effets des
neurotransmetteurs naturels ou endogènes et de perturber le fonctionnement
normal du cerveau en altérant les processus de stockage, de libération et
d'élimination des neurotransmetteurs.

Le rapport expose les nouvelles avancées de la recherche en neurosciences
sur l'état de manque, l'usage compulsif, la tolérance et la notion de
dépendance.
Même si les substances psychoactives agissent sur le cerveau selon des modes
différents, on constate des similitudes dans la façon dont elles affectent
d'importantes régions cérébrales qui interviennent dans les motivations et
les émotions. Le rapport explique comment les caractéristiques génétiques
s'associent aux facteurs environnementaux pour conduire à la répétition des
comportements de consommation de substances psychoactives. Cette interaction
est à la base de nouveaux outils diagnostiques et de nouveaux traitements
comportementaux et pharmacologiques.

Le rapport incite à prendre conscience de la nature complexe de ces
problèmes et des processus biologiques qui sous-tendent la
pharmacodépendance. Il préconise des politiques efficaces, la prévention et
le traitement, et la mise au point d'interventions communautaires rentables
qui n'exposent pas les patients à la stigmatisation.

« Les responsables de la santé publique devraient accorder une plus grande
attention aux problèmes sanitaires et sociaux liés à la consommation de
tabac, d'alcool et de substances illicites, et à la dépendance qu'elle
engendre, estime le Directeur général de l'OMS, le Dr LEE Jong-wook. Des
politiques adaptées sont nécessaires pour remédier à ces problèmes dans
différentes sociétés. Même s'il reste encore d'importantes lacunes, le
rapport montre que nous en savons déjà beaucoup sur la nature de ces
problèmes. »

D'après les estimations de l'Office des Nations Unies contre la Drogue et le
Crime (ONUDC), 205 millions de personnes environ utilisent un type de
substance illicite ou un autre. La plus fréquemment consommée est le
cannabis, suivi par les amphétamines, la cocaïne et les opioïdes. L'usage de
substances illicites est une activité essentiellement masculine, plus encore
que le tabagisme et la consommation d'alcool. Les jeunes sont également plus
nombreux à utiliser des substances psychoactives que les tranches d'âge
plus âgées. Les données de l'ONUDC indiquent que 2,5% de la population
mondiale totale et 3,5% des 15 ans et plus ont consommé du cannabis au moins
une fois entre 1998 et 2001.

« La dépendance est un trouble chronique caractérisé par des rechutes
fréquentes et souvent associé à d'autres affections physiques et mentales,
explique le Dr Catherine Le Galès-Camus, Sous Directeur général de l'OMS,
Groupe Maladies non transmissibles et santé mentale. On ignore encore dans
quelle mesure elle est curable, vu les perturbations à long terme
qu'engendre l'abus de substances dans le fonctionnement du cerveau, mais on
sait que le rétablissement est possible grâce à une série d'interventions
efficaces. »

La charge mondiale de morbidité résultant de l'utilisation de toutes les
substances psychoactives, y compris l'alcool et le tabac, est considérable :
8,9% si l'on compte en DALY (années de vie corrigées de l'incapacité).
Cependant, ces chiffres soulignent une fois de plus que l'essentiel de la
charge morbide est dû aux substances autorisées et non aux substances
illicites. Parmi les dix facteurs de risque qui, d'après le classement du
Rapport sur la santé dans le monde, 2002, sont les plus importants du point
de vue de la charge de morbidité évitable, le tabac figure en quatrième
position et l'alcool en cinquième position pour l'année 2000, et d'après les
projections, tous deux seront encore dans les premiers rangs en 2010 et
2020. Ils représentaient 4,1% et 4% respectivement de la charge morbide
enregistrée en 2000, alors que les substances illicites ne comptaient que
pour 0,8%. La morbidité imputable au tabac et à l'alcool est
particulièrement importante chez les hommes des pays développés
(principalement en Europe et en Amérique du Nord). L'OMS considère donc les
mesures visant à réduire les méfaits du tabac, de l'alcool et d'autres
substances psychoactives comme un élément important des politiques de santé
publique.

« Grâce au bond en avant qu'ont fait les connaissances en neurosciences au
cours des dernières décennies, on comprend mieux pourquoi de nombreuses
personnes utilisent des substances psychoactives malgré leurs effets nocifs,
commente le Dr Benedetto Saraceno, Directeur du Département de l'OMS Santé
mentale et toxicomanies. Ce rapport était nécessaire du fait même de ces
progrès, qui montrent que les substances psychoactives, qu'elles soient
licites ou illicites, agissent sur le cerveau selon des mécanismes
similaires, nuisent à la santé et entraînent une dépendance. Vu l'énorme
impact qu'elles ont sur la santé publique, l'élaboration de politiques et de
programmes doit se faire selon une approche globale. »

*Le rapport publié sous le titre Neuroscience of Psychoactive Substance Use
and Dependence est l'aboutissement de trois années de travaux auxquels ont
contribué de nombreux experts du monde entier. Le projet a commencé en 2000
par une consultation tenue à La Nouvelle-Orléans (Etats-Unis d'Amérique) à
l'occasion du congrès des neurosciences. L'OMS a organisé une réunion à
laquelle ont participé des représentants de sociétés internationales et un
groupe de spécialistes. Vingt-cinq analyses ont été effectuées sur demande
et c'est sur elles que s'appuie le rapport final. Des réunions ont eu lieu à
Genève et au Mexique pour définir les grandes lignes du rapport et étudier
les documents de référence.

Résumé en français (40 pages, 400Ko)
http://www.who.int/substance_abuse/publications/en/Neuroscience_F.pdf


Experts extérieurs:

Afrique du Sud
Dr Charles D.H. Parry, Alcohol & Drug Research Group, Medical Research
Council of South Africa, Tygerberg (Le Cap), Afrique du Sud. Tél. : +27 21
9380419 ou +2782 4595964 (portable) ; fax: +27 21 9380342 ; courriel :
cparry@mrc.ac.za

Australie
Dr Wayne Hall, Professional Research Fellow, Institute for Molecular
Bioscience, University of Queensland, Australie. Tél .: +66 7 3346 9176 ou
+66 421-059-009 (portable) ; fax : +66 7 3365 7241 ; courriel :
w.hall@imb.uq.edu.au

Professeur Richard Mattick, Executive Director, National Drug and Alcohol
Research Centre, University of New South Wales, Sydney, Australie. Tél. :
+66 2-9385-0333 ou +66 419-409-010 (portable) ; courriel :
r.mattick@unsw.edu.au

Brésil
Professeur E.A. Carlini, CEBRID, Depto de Psicobiologia, Universidade
Federal de São Paulo, Centro Brasileiro de Informaçoes Sobre Drogas
Psicotropicas, São Paulo, Brésil. Tél. : +11 5539 0155 ; fax: +11 5084 2793
; courriel : cebrid@psicobio.epm.br

Dr Flavio Pechansky, Professeur associé de psychiatrie, Directeur du Centre
de recherche sur les drogues et l?alcool, Université fédérale du Rio Grande
do Sul, Porto Alegre, Brésil. Tél. : +55-51 3330-5813 ; fax: +55-51
3332-4240 ; courriel : cpad.celg@terra.com.br

Canada
Dr Franco Vaccarino. Centre for Addiction and Mental Health, Toronto,
Canada. Tél. : +1 416 979-4675 ; fax: +1 416 979-4695 ; courriel :
franco_vaccarino@camh.net

Chine
Professeur Wei HAO, Professeur de psychiatrie, Directeur du Centre
collaborateur de l?OMS pour l?abus de drogues et la santé, Co-Directeur de l
?Insitut de santé mentale, Université centrale sud (Faculté de médecine du
Hunan), Changsha, Chine. Tél. : +86-731-5550294 ; fax: +86-731-5360160 ;
courriel : weihao57@china.com ou bmwhomhi@public.cs.hn.cn

Espagne
Dr Rafael Maldonado, Laboratoire de neuropharmacologie, Ecole des sciences
de la santé et de la vie, Université de Pompeu Fapra, Barcelone, Espagne.
Tél. : +34 93 542 2845 ; fax : +34 93 542 2802 ; courriel :
rafael.maldonado@cexs.upf.es

Etats-Unis d?Amérique
Dr Athina Markou. Department of Neuropharmacology, CVN-7, The Scripps
Research Institute, University of California, Etats-Unis d?Amérique. Tél. :
858 784 7244 ; fax: 858 784 7405 ; courriel : amarkou@scripps.edu

Royaume-Uni
Dr Michael Farrell, Londres. Tél : +44 171 740 5701 ou +44 207 701 8454 ;
fax : +44 171 701 8454 ou +44 171 740 5729 ; courriel :
m.farrell@iop.kcl.ac.uk

Russie
Dr Edwin Zvartau, Professeur de pharmacologie et Directeur de recherche,
Faculté de médecine Pavlov, Fédération de Russie. Tél. : +7-812-238-7023 ou
+8-921-6532938 (portable) ; fax : +7-812-346-3414 ; courriel :
zvartau@spmu.rssi.ru

Suède
Dr Robin Room, Centre de recherche sociale sur l?alcool et les drogues,
Université de Stockholm, Stockholm, Suède. Tél. : +46 86 747 047 ; fax: +46
86 747 686 ; courriel : robin.room@sorad.su.se

Suisse
Professeur Ambros Uchtenhagen, Institut für Suchtforschung - Institut de
recherche sur les toxicomanies, Zurich, Suisse. Tél. : +41 1 273 4024 ou +41
1 81166 ; fax : +41 1 273 4064 ; courriel: uchtenha@isf.unizh.ch

Pour plus d'informations:
Dr Catherine Le Gales-Camus - Sous-Directeur général
Maladies non transmissibles et santé mentale, OMS
Téléphone: +41 (22) 791 2999
Email: legalescamusc@who.int

Dr Isidore Obot
Santé Mentale et Toxicomanies
Téléphone: +41 (22) 791 1269
Tél. portable: +41 (76) 415 7014
Email: oboti@who.int

Mr David Porter - Chargé de communication
OMS
Téléphone: +41 (22) 791 3774
Tél. portable: +41 (79) 477 1740
Email: porterd@who.int

Dr Maristela G. Monteiro - Conseiller régional
L?abus d?Alcool et de Substances/Organisation panaméricaine de la Santé
Washington, Etats-Unis d?Amérique
Téléphone: +1 (202) 974 3108
Email: monteirom@paho.org

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