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[e-med] A propos des publicités pharmaceutiques
- From: remed@remed.org
- Date: Thu, 11 Mar 2004 08:47:15 -0500 (EST)
E-MED: A propos des publicités pharmaceutiques
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Seulement 6% des supports pulicitaires pour les médicaments reposent sur la
preuve.
Annette Tuffs
BMJ 2004 328(7438): p. 485-a-0-a
http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/328/7438/485-a?ct
Cette étude a été menée en Allemagne
Il s'agit d'une nouvelle étude sur le matériel de promotion et les supports
publicitaires envoyés aux médecins généralistes (GPS?) a montré qu'environ
94% de cette infromation n'a pas de preuve scientifique.
L'étude menée par l'Institut pour "la Médecine basée sur la preuve" institut
privé indépendant a évalué 175 brochures concernant l'information sur 520
médicaments qui ont été envoyées ou remis en mains propres à 43 généralistes
depuis Juin dernier. Cette étude a été publié dans le numéro de ce mois ci
dans la revue Aznei Telegramm 2004; 35:21-3
Environ 15% des brochures ne contenaient aucune référence, dans 22% des
brochures, des références ne pouvaient pas être retrouvées et enfin dans
les 63% restant l'information était reliée de façon pertinente avec les
articles sans en refléter les résultats. Seulement 6% des brochures
contenaient des constatations scientifiquement établies dans une litterature
identifiable.
Cette evaluation a été réalisée par deux enquêteurs entrainés spécialement
et indépendants.
D'aprèe Thomas Kaiser, un scientifique de l'institut qui a publié cette
étude avec Peter Sawiki et d'autres collègues "c'est la première étude
allemande qui évalue la qualité des supports de promotion des médicaments"
Il a signalé que le support publicitaire présente une image faussée des
caractéristiques des médicaments. L'article liste différents exemples de
mesinterprétation : les guidelines des sociétés scientifiques sont erronées
ou changées, les effets indésirables sont minimisés, des groupes de patients
mal définis, des résultats d'études supprimés, les effets des traitements
exagérés, les risques manipulés et les effets des médicaments sont calqués
sur les études animales.
Les auteurs mettent en garde qu'une telle mésinformation met en danger la
vie des patients. Des études dans d'autres pays ont montré que les médecins
tendent à baser leur décisions sur l'information et les supports
publicitaires des laboratoires. Ainsi, concluent les auteurs, une
institution indépendante devrait être créée pour établir le contenu de ces
supports.
L'industrie pharmaceutique allemande a décidé d'établir des règles elle-même
dans son propre code sur les relations entre l'industrie et la profession
médicale concernant la coopération dans les études cliniques et les
conférences qui sont financées par l'industrie.
"The German Association of Research Based Pharmaceuticals Companies in
Berlin" a annoncé que ses membres devaient établir un tribunal indépendant à
Berlin dont les membres, choisis par les laboratoires pharmaceutiques et par
les associations de médecins et de patients et qui ne seront pas des
représentants élus de ce tribunal.
Comme une cour de justice, le tribunal pourra punir les laboratoires qui
enfreignent les lois, imposant des amendes allant jusqu'à 50000E (£34000;
$63000) et en cas de récidive jusqu'à 250000E. N'importe qui pourra notifier
au tribunal une possible infraction.
Cette initiative est la réaction de l'industrie au projet du gouvernement
allemand de mettre en place une loi contre la corruption. Les médecins ont
eux aussi renforcé leurs règles contre la corruption.
Pour plus d'information au sujet de Institute for Evidence-Based-Medecine
peut être trouvé sur son site web www.di-em.de/z_index.htm
[Traduction Claire Massari]
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BMJ 2004;328:485 (28 February), doi:10.1136/bmj.328.7438.485-a
Only 6% of drug advertising material is supported by evidence Heidelberg
Annette Tuffs
Heidelberg Annette Tuffs
A new study of the advertising material and marketing brochures sent out by
drug companies to GPs in Germany has shown that about 94% of the information
in them has no basis in scientific evidence.
The study, carried out by the Institute for Evidence-Based Medicine, a
private independent research institute in Cologne, evaluated 175 brochures
containing information on 520 drugs, which were either sent by post or
handed out to 43 GPs since last June. The study was published in this month?
s issue of the drugs bulletin Arznei Telegramm (2004;35:21-3;
www.di-em.de/data/at_2004_35_21.pdf).
About 15% of the brochures did not contain any citations, while the
citations listed in another 22% could not be found. In the remaining 63% the
information was mostly correctly connected with the relevant research
articles but did not reflect their results. Only 6% of the brochures
contained statements that were scientifically supported by identifiable
literature.
The evaluation was done by two specially trained and independently acting
reviewers. In cases of doubt a third reviewer was involved.
"This is the first study in Germany evaluating the quality of drug
advertising material," says Thomas Kaiser, a scientist at the institute who
published the study together with Peter Sawicki and other colleagues.
He points out that the advertising material presents distorted images of the
drugs? profiles. The article lists several examples of misrepresentation:
medical guidelines from scientific societies are misquoted or changed, the
side effects of drugs are minimised, groups of patient are wrongly defined,
study results are suppressed, treatment effects are exaggerated, risks are
manipulated, and effects of drugs were drawn from animal studies.
The authors warn that such a high amount of misinformation puts patients?
health at risk. Studies from other countries have shown that doctors tend to
base their decisions on the information and advertising material sent out by
drug companies. Therefore, the authors conclude, an independent institution
should be established to monitor the content of such material.
? The German drug industry has decided to tighten the rules in its self
regulatory code on relations between the industry and the medical profession
with regard to cooperation in clinical studies and attendance at conferences
that are funded by drug companies.
The German Association of Research Based Pharmaceutical Companies in Berlin
announced that its members have set up an independent tribunal in Berlin.
Members of the tribunal will be chosen by drug companies and doctors? and
patients? groups but will not be elected representatives of those bodies.
Like a court, the tribunal will be able to punish companies that break the
rules, imposing fines of up to ?50 000 (£34 000; $63 000) or, in the case of
a second offence, up to ?250 000. Anyone will be allowed to notify the
tribunal of possible offences.
The initiative was the industry?s reaction to the German government?s threat
to install an executive against corruption. Doctors? associations have also
tightened their rules on corruption.
More information about the Institute for Evidence-Based Medicine can be
found on its website, www.di-em.de/z_index.htm
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