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[e-med] Revue de presse /ARV


  • From: remed@remed.org
  • Date: Thu, 4 Mar 2004 06:16:17 -0500 (EST)

E-MED: Revue de presse /ARV
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* Coca-Cola se joint à la lutte contre le VIH/sida en Afrique
Addis-Abeba, Ethiopie (PANA

* Arrivée des ARV au Nigeria pour les malades du SIDA
Lagos, Nigeria (PANA

Création d'un centre à Agadir grâce à la coopération du CHU de Poitiers
Libération (Casablanca)

* Recherche sur le sida : alliance entre l'ANRS, l'IRD, l'Institut Pasteur
et le Sénégal
Le Soleil (Dakar)


Coca-Cola se joint à la lutte contre le VIH/sida en Afrique

Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) - En déclarant que la pandémie du VIH/sida
représentait une menace pour les vies et les entreprises, le président de la
Fondation Coca-Cola Africa (TCCAF), Robert A. Lindsay, a invité le secteur
privé à collaborer à la lutte et à protéger les employés et leurs familles
de cette maladie.

"L'épidémie du sida ne menace pas seulement de compromettre les avancées
économiques de l'Afrique, mais aussi les progrès réalisés pour implanter une
plus grande démocratie", a déclaré M.Lindsay lundi en fin de journée, en
soulignant le rôle crucial des milieux d'affaires dans les efforts déployés
actuellement pour maîtriser la progression du VIH.

"Pour Coca-Cola, le plus gros employeur du secteur privé en Afrique, cela
est particulièrement important", a-t-il dit, en soulignant que cette marque
de boisson sucrée est présente dans tous les 54 pays du continent et que ses
produits "sont au coeur de presque chaque communauté".

La TCCAF, section philanthropique de la Coca-Cola Company en Afrique, et le
Réseau africain des personnes vivant avec le VIH/sida (RAP) ont passé lundi
un accord de partenariat pour lutter contre l'épidémie du VIH/sida.

M. Lindsay et le président du RAP, le Malien Modibo Kane, ont signé cet
accord dans la capitale éthiopienne à la fin d'une réunion des
collaborateurs du Réseau d'Afrique orientale et australe.

"En partenariat avec nos entreprises d'embouteillage indépendantes, la
société civile, les gouvernements locaux et les ONG de base, nous avons
entrepris de lancer un programme de lutte contre le sida d'une ampleur sans
précédent. Notre engagement à le voir couronné de succès à travers le
continent est sans faille. Nous reconnaissons ne pas pouvoir nous battre
seuls, et nous continuerons à exploiter toutes les opportunités de
collaboration et de coordination avec nos partenaires. Il n'y a pas d'autre
voie à suivre", a affirmé M. Lindsay.

La TCCAF, qui administre et finance le travail communautaire de la Coca-Cola
Company, est située au Swaziland, où cette entreprise consacre 5 millions de
dollars par an au programmes de lutte contre le VIH/sida.

Dans le cadre de son partenariat avec le RAP, la Fondation a ciblé le
Cameroun, l'Egypte, le Kenya, le Nigeria et le Zimbabwe pour un programme de
sensibilisation du public et de prévention dont le coût sera de 200.000
dollars au cours de la première année.

"Nous devons commencer par quelque chose. Il ne s'agit pas de charité, mais
plutôt de travailler ensemble dans le cadre d'un partenariat axé sur une
démarche préventive", a déclaré M.Lindsay à la PANA.

"La nature de cette maladie nécessite que nous ayons tous un rôle à jouer.
Personne n'a les réponses et nous n'avons pas le temps d'attendre des
réponses. Aucune entité ne peut affirmer avoir le monopole de la
connaissance sur le sida", a-t-il souligné.

Selon M. Lindsay, pour la Coca-Cola Company, qui est implantée depuis 1928
sur le continent, la population africaine est beaucoup plus qu'une simple
source de main d'oeuvre et un marché.

La progression rapide du sida, a-t-il indiqué, est une situation alarmante
pour tous ceux qui sont concernés par l'avenir de l'Afrique. Le programme de
lutte contre le VIH/sida de Coca-Cola a touché, depuis le mois de septembre
2002, quelque 300.000 personnes, dont 60.000 employés de sociétés
d'embouteillage et les membres de leurs familles.

M. Lindsay, qui s'est vanté que Coca-Cola était l'entreprise implantée en
Afrique ayant le plus important programme de prise en charge médicale de ses
employés, a ajouté qu'en un an, 57% des employés des entreprises
d'embouteillage avaient terminé leurs programmes d'éducation et en étaient
au stade où certains d'entre eux avaient commencé un traitement à base
d'antirétroviraux (ARV).

Les ARV, a-t-il assuré, sont distribués gratuitement à ceux qui en ont
besoin.

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Arrivée des ARV au Nigeria pour les malades du SIDA

Lagos, Nigeria (PANA) - Le sort des Personnes Vivant avec le VIH/SIDA
(PVVIH) au Nigeria, a connu une amélioration cette semaine, plusieurs des
centres ouverts, dans le cadre d'un programme gouvernemental, pour les
traiter, ayant reçu une livraison de médicaments antirétroviraux (ARV), un
produit dont les stocks étaient épuisés depuis la fin de l'année dernière.

Selon des sources proches de l'Hôpital national d'Abuja, l'un des centres de
traitement a affirmé à la PANA, que l'hôpital a pris livraison des
médicaments destinés à ses 578 patients.

Le coordinateur du programme pour l'hôpital, Kenneth Iregbu, a déclaré que
l'hôpital avait collecté la semaine dernière à Lagos, des médicaments puisés
dans les stocks de la pharmacie nationale.

Les 25 centres habilités à administrer ce médicament qui prolonge la vie des
malades, avaient connu une rupture à la fin de l'année dernière, une
situation qui avait été à l'origine de plusieurs décès parmi les PVVIH et
qui avait également contraint les malades ayant les moyens, à acheter le
médicament sur le marché libre, au prix de 10.000 nairas par mois (environ
73,5 dollars US).

Le médicament était délivré par les centres de traitement au prix
subventionné de 1.000 nairas par mois.

Le Nigeria, un pays qui abrite 3 millions de PVVIH, a démarré en 2002 cet
ambitieux programme qui cible 10.000 adultes et 5.000 enfants.

Le gouvernement avait commandé des ARV pour une valeur de 4 millions de
dollars US, après l'épuisement des stocks qui avaient été constitués, suite
à une commande du même montant.

Lagos - 03/03/2004

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Création d'un centre à Agadir grâce à la coopération du CHU de Poitiers
http://fr.allafrica.com/stories/200403030687.html

Libération (Casablanca)

3 Mars 2004
Publié sur le web le 3 Mars 2004

M'bark Chbani

Conduite par M.Michel Verges, directeur général adjoint, une délégation du
CHU de Poitiers, composée de M.Michel Lo Casto d'Esther (Ensemble pour la
solidarité thérapeutique hospitalière en réseau) et des profs Gérard Agius
et Giraud Bertrand Becq, a visité récemment l'Hôpital Hassan II d'Agadir où
elle a eu d'importants entretiens avec les responsables de cette formation
médicale.

En marge de cette visite, les deux parties ont procédé à la signature d'une
convention de partenariat en présence du Dr. Mohamed Abdelouahab Cherradi,
délégué Préfectoral du ministère de la Santé publique à Agadir, du
Dr.Abdeslam Damou, médecin-chef de l'Hôpital Hassan II d'Agadir, de M. J.
Charles Lodot, vice-Cconsul de France à Agadir, M. Tarek Kabbage, Président
du Conseil municipal d'Agadir et de plusieurs médecins et cadres de
l'hôpital.

L'objectif principalde cette convention est la création d'un centre de
référence du sida à l'Hôpital Hassan II qui souhaite ainsi bénéficier de
l'expérience du CHU de Poitiers dans ce domaine. En effet, ce projet revêt
un caractère tout particulier, d'autant plus que selon les statistiques
officielles, le Maroc compte actuellement 287 malades du sida (ces chiffres
ne comprennent, bien sûr, que les cas de sida déclarés). Et malheureusement,
Agadir détient un triste record dans ce domaine puisqu'elle vient en tête
avec 19% de malades, suivie de Casablanca 17% et Marrakech 12%. Il est à
noter que 91% de ces malades sont répartis entre Agadir, Inezgane et Oulad
Teïma(province de Taroudant).

Or, actuellement, il n'existe pas de structures spécialisées pour l'accueil
des malades qui sont obligésde s'adresser au CHU Ibn Rochd de Casablanca où
sont traités les cas venant du Sud du pays, le CHU Avicenne de Rabat
recevant ceux de la partie Nord.

D'où l'idée justement de faire appel à l'expertise française dans ce domaine
à travers le choix du CHU de Poitiers comme partenaire et dont les
responsables construiront avec leurs homologues de l'Hôpital Hassan II
d'Agadir ce projet ambitieux dont la réalisation ouvrira de nouvelles
perspectives pour les malades du sida de la région qui ont actuellement
accès à la tri-thérapie grâce aux efforts consentis par l'Etat à travers le
ministère de la Santé publique, mais qui ne peuvent hélas bénéficier pour
l'instant de soins appropriés sur place.

****************

Recherche sur le sida : alliance entre l'ANRS, l'IRD, l'Institut Pasteur et
le Sénégal
Le Soleil (Dakar)
http://fr.allafrica.com/stories/200403030505.html
3 Mars 2004
Publié sur le web le 3 Mars 2004

Fara Diaw

L'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et l'Institut Pasteur de
Paris ont décidé de joindre leurs forces, depuis quelque temps, dans la
recherche sur le Sida, au côté de l'Agence nationale de Recherche sur le
SIDA (ANRS), à travers le principalement le programme « SIDAK », lancé en
1994 à Dakar où se trouve son site.

Cette alliance scientifique a été de nouveau concrétisée lors des cinquièmes
journées scientifiques entre chercheurs de ces trois organismes français et
Sénégalais qui viennent de se tenir à Dakar, les 26 et 27 février derniers,
et où l'on a noté la présence, dans la capitale sénégalaise, du Pr. Jean
François Girard, président de l'IRD, du Pr. Alain Gouyette, directeur
adjoint de l'institut Pasteur, et du directeur de l'ANRS, le Pr. Michel
Kazatchine.

Les deux équipes de chercheurs sénégalais et français parmi lesquels, le Dr
Ibra Ndoye, le Pr. Souleymane Mboup, le Pr. Papa Salif Sow, le Pr. Eric
Delaporte et le Dr Martine Peeters de l'IRD de Montpellier (France), le Dr
Emmanuel Lagarde de l'unité INSERM 88 (France) et le Dr Roland Landman de
l'hôpital Bichat de Paris, ont, avec les « patrons de l'ANRS, de l'IRD et de
l'Institut Pasteur de Paris, passé en revue tous les « dossiers » de
recherche en cours.

Selon le Dr Ibra Ndoye, « le programme de recherche est bien avancé et de
nombreux et intéressants protocoles de recherche en cours vont permettre aux
cliniciens et chercheurs des laboratoires de virologie de mieux affiner les
thérapies données aux malades du SIDA et, surtout, de maîtriser l'évolution
des mutations du virus à travers les populations ».

Il a expliqué que ce programme de recherche « SIDAK a aussi permis d'asseoir
une bonne base de départ pour l'initiative sénégalaise d'accès aux
médicaments antirétroviraux, à un moment où beaucoup de scientifiques à
travers monde croyaient, à tort, que les pays africains n'avaient pas les
capacités de gérer et coordonner efficacement et durablement la gestion de
ces médicaments, somme toute, pas comme les autres ».

« D'ailleurs, la réussite de cette initiative a incité les organismes
internationaux, dont l'OMS, à leur choisir comme un modèle de bonnes
pratiques thérapeutiques pour les pays africains, dans la mesure où on a les
mêmes résultats que dans les pays riches du Nord », a dit le Dr Ibra Ndoye.

Le Pr. Michel Kazatchine, directeur de l'NARS, agence créée en 1992 pour
financer et animer toutes les recherches sur l'épidémie de VIH/SIDA tant
dans les domaines des sciences « dures » (virologie, biologie moléculaire,
immunologie, essais cliniques, etc.) que dans les sciences sociales et
économiques, a indiqué que le programme est constitué d'un ensemble de
recherche exemplaire dans la lutte contre le VIH/SIDA et dans tout ce que ce
problème compte en compartiments complexes ». L'ANRS finance des chercheurs
dans des groupes de recherche appartenant à des instituts en vue du
développement de nouveaux moyens de lutte contre le SIDA, avec comme
principales priorités les pays en développement (PVD).

FACILITER L'ACCES AUX THERAPIES ANTIRETROVIRALES

Et la part du budget de l'ANRS (48 millions d'euros par an) consacré aux
sites de recherche dans les PVD, dont celui de Dakar est le plus grand, est
passée de 7% à 20 % entre 1998 et 2004. D'autres sites de recherche sont
situés également en Afrique, au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire et récemment
au Cameroun, mais aussi au Brésil, au Vietnam et au Cambodge, avec pour
chaque site son propre programme de recherche basé sur les priorités
nationales de santé publique, les compétences.

« La philosophie de nos programmes est la recherche en direction de
l'affinement renforcé des méthodes de prévention de l'infection à VIH et
d'accès de plus en plus facilité aux thérapies antirétrovirales dans les
PVD », a dit le Pr. Kazatchine dont l'agence entretient des relations avec
l'IRD, l'Institut Pasteur, le CNRS, l'INSERM, des ministères français
(Affaires étrangères, Recherche et Santé), mais aussi les NIH (National
Institutes of Health) et le CDC (Centers for Diseases Control) des
Etats-Unis. D'autres instituts collaborent aussi dans le programme de
recherche mené au Sénégal, dont notamment la fondation Léon Mba et les
organismes précités. Le travail du laboratoire de Virologie et de
bactériologie, dirigé par le Pr. Souleymane Mboup, a permis enfin la mise en
place d'un réseau de laboratoires dans une dizaine de pays africains et un
de ses rôles est d'observer la résistance du VIH aux médicaments
antirétroviraux dans ces régions du continent africain.

Parmi ces « dossiers» de recherche, se trouvent quelques-uns, très
intéressants, dont la recherche sur la transmission du virus de la mère à
l'enfant, de nouvelles méthodes de suivi des thérapeutiques chez les malades
qui, elles, visent la réduction des coûts des ARV et l'efficacité à travers,
par exemple, l'utilisation de trois antirétroviraux en une seule dose, etc.

BONNES PRATIQUES THERAPEUTIQUES SENEGALAISES

Sur ce registre, le Pr. Papa Salif Sow, chef de service à la clinique des
Maladies Infectieuses, qui assure également la tutelle médicale du centre de
traitement ambulatoire (CTA) au CHN de Fann, a indiqué « que ce protocole de
recherche sur l'utilisation de 3 antirétroviraux en une seule dose a mis en
exergue des résultats importants. Il cherche à améliorer, voire renforcer
l'adhésion des malades aux traitements à travers le développement de schémas
thérapeutiques mieux adaptés et de l'utilisation des langues nationales.

« Il suffit, maintenant, de prendre une seule dose de 5 médicaments, juste
avant le coucher, contrairement au schéma précédent où il fallait ingurgiter
16 comprimés dans la journée, ce qui suscite avec force des effets
désagréables chez des malades », a précisé le Pr. Papa Salif Sow.

Le site de Dakar verra l'accroissement des capacités d'accueil et de suivi
des malades de la clinique des Maladies Infectieuses « Iba Diop Mar » du CHN
de Fann, à travers la réalisation, en son sein, d'un nouveau centre de
recherche clinique. « La recherche sur le SIDA est une course (ndlr :
scientifique, sociale, médicale et économique) contre la montre et l'IRD est
particulièrement attentif à cette alliance (ndlr : ANRS, IRD, Institut
Pasteur et les partenaires nationaux des PVD) que nous développons dans tous
les aspects des domaines de l'épidémie de VIH/SIDA », a expliqué le Pr.
Jean-François Girard, président de l'IRD.

Pour sa part le Pr. Alain Gouyette, directeur général adjoint de l'Institut
Pasteur de Paris (IPP), a indiqué que « l'IPP a actuellement 24 instituts à
travers le monde, dont certains en Afrique, et avec comme missions la lutte
contre les maladies infectieuses, les connaissances sur les agents
pathogènes, le développement de vaccin et, tout récemment, de nouveaux
moyens médicamenteux ». Selon lui, « l'IP a un rôle très important à jouer
dans la lutte contre le VIH/SIDA, notamment dans cette alliance scientifique
où il ne s'agit pas de compétition entre instituts ».

Au sujet de la polémique qui s'est soulevée ces derniers temps en France
sur une réduction du budget national alloué à la recherche scientifique
(ndlr : par le gouvernement Raffarin) et son éventuel impact sur tous ces
programmes de recherche, les Prs. Kazatchine et Girard ont
indiqué que « les programmes vont se poursuivre normalement, malgré tout et
que l'onde de choc sera faiblement ressentie »

Aux dernières nouvelles, diffusées par l'AFP, le gouvernement français,
confronté à une fronde sans précédent du monde de la recherche, a annoncé
une série de mesures pour tenter de désamorcer la crise de ce secteur, sans
convaincre les chercheurs en colère qui ont immédiatement qualifié ce plan
de "dérisoire".

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