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[e-med] Revue de presse HIV/sida/Afrique


  • From: remed@remed.org
  • Date: Tue, 2 Mar 2004 05:30:47 -0500 (EST)

E-MED: Revue de presse HIV/sida/Afrique
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Réunion du Comité de parrainage de l'ONUSIDA à Livingstone

Dakar, Sénégal (PANA) - Le directeur général de l'UNESCO, Koïchiro
Matsuura, va présider, du 3 au 5 mars à Livingstone, en Zambie, la réunion
annuelle du Comité de parrainage de l'ONUSIDA (CCO), qui regroupe les
responsables des neuf agences participant au programme commun contre le
VIH/SIDA.

L'UNESCO assure la présidence du Comité de parrainage de l'ONUSIDA pour une
période d'un an allant de juillet 2003 à juillet 2004.

Selon un communiqué parvenu à la PANA, une vingtaine de ministres africains
de la Santé, de l'Education et des Finances vont participer à cette réunion,
la première du genre à se tenir en Afrique, l'un des continents les plus
affectés par la pandémie.

Selon l'ONUSIDA, cinq autres millions de personnes vont, en 2003, s'ajouter
aux 60 millions d'individus affectés par le VIH/SIDA depuis le début de la
pandémie au début des années 80.

Il est estimé que 20 millions d'entre elles sont mortes du VIH, qui
continue d'infecter 13.500 personnes par jour. 6.000 des nouvelles
infections quotidiennes concernent la tranche d'âge des 15-24 ans.

La région de l'Afrique australe est particulièrement touchée, avec un taux
d'infection qui atteint les 40% dans certains pays.

La pandémie a eu un impact désastreux sur la région, en particulier sur le
secteur de l'éducation où elle a décimé les enseignants, dans plusieurs
pays.

En l'absence d'un traitement ou d'un vaccin pour cette maladie, l'éducation
à la prévention est la priorité de l'UNESCO durant sa présidence du Comité.

La réunion du CCO, qui sera ouverte par le président zambien, Levy
Mwanawasa, va se pencher principalement sur quatre aspects distincts de la
pandémie -à savoir l'accès au traitement, l'éducation à la prévention,
l'impact sur les capacités humaines et le renforcement des capacités, les
orphelins et les enfants vulnérables face à l'impact du VIH/SIDA.

Mark Malloch Brown, l'administrateur du PNUD, va pour sa part discuter de
"l'impact du SIDA sur les ressources humaines et le défi du maintien des
capacités humaines", et la directrice générale adjointe de l'Organisation
mondiale de la Santé, Joy Phumaphi, va prononcer un discours sur
"L'accélération de l'accès au traitement".

La directrice exécutive de l'UNICEF, Carol Bellamy, va ensuite parler des
"Orphelins et des enfants vulnérables face à l'impact du VIH/SIDA sur les
familles et les communautés".

L'ONUSIDA est dirigé par un Conseil de coordination du programme comprenant
notamment les représentants de 22 gouvernements de toutes les régions
géographiques et cinq délégués d'ONG, dont des associations de personnes
vivant avec le VIH/SIDA.

Dakar - 29/02/2004
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Ouverture de centres de traitements aux ARV au Cap occidental

Johannesburg, Afrique du Sud (PANA) - Le Premier ministre du Cap
occidental, Marthinus Van Schalkwyk, a annoncé jeudi la création de trois
nouveaux centres de traitement aux Antirétroviraux (ARV) pour renforcer la
lutte contre le VIH/SIDA dans la province.

Il a déclaré que le gouvernement est déterminé à prévenir de nouvelles
infections et à traiter les anciens cas afin de gagner le combat contre la
pandémie.

M. Schalkwyk a précisé que les projets pilotes ont été renforcés, ajoutant
qu'au lieu des six centres de traitement recommandés dans le cadre du
programme national de traitement, la province sera désormais dotée de 15
centres.

Les trois nouveaux centres sont ceux de Mitchell's Plain, de Beaufort West,
de l'Hottentots Holland Hospital à Somerset West.

"Il y a déjà 2.000 patients sous antirétroviraux au Cap occidental", a
annoncé M. Schalkwyk qui a souligné que le coût du traitement était passé à
400 rands par patient par mois, contre plus de 10.000 rands il y a deux ans.
(6,6 rands = 1 dollar US).

"Nous avons désormais accès aux antirétroviraux les moins coûteux en Afrique
du Sud. Nous avons aussi été beaucoup aidés par nos partenaires locaux et
internationaux comme CrusAID au Royaume- Uni, Médecins sans frontières et le
Fonds mondial pour la lutte contre le Sida", a-t-il fait savoir.

M. Schalkwyk a cependant indiqué que la province est toujours confrontée à
une grave pénurie de professionnels au niveau des centres de soins de santé
primaire où se trouvent la plupart des centres de traitement aux ARV.

Johannesburg - 27/02/2004
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300 millions UM pour combattre le SIDA, la tuberculose et le palu

Nouakchott, Mauritanie (PANA) - Le ministre mauritanien de la Santé,
Isselmou Ould Abdelkader, et la coordinatrice du système des Nations-Unies
et représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le
développement (PNUD), Cécile Molinier, ont procédé jeudi à la signature d'un
accord de financement d'un montant de 300 millions d'ouguiyas (environ 1
million de dollars) pour la lutte contre certaines maladies mortelles comme
le SIDA, la tuberculose et le paludisme.

Le financement accordé par le PNUD au ministère mauritanien de la Santé vise
un élargissement des structures de santé et une amélioration des services
sanitaires à Nouakchott, mais également dans les régions intérieures du pays
pour lutter contre ces trois maladies identifiées.

Les deux responsables ont tour à tour mis l'accent sur les efforts déployés
contre ces maladies et émis l'espoir que ce financement renforcera davantage
la lutte engagée pour éradiquer ces fléaux.

Des organisations non gouvernementales évoluant dans le secteur de la lutte
contre ces maladies ont pris part à la cérémonie de signature de l'accord de
financement.

Nouakchott - 26/02/2004

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3,5 millions de préservatifs disponibles en 2003 au Burundi

Bujumbura, Burundi (PANA) - Quelque 3,5 millions de préservatifs pour les
hommes et près de 14.000 pour les femmes ont été distribués au Burundi dans
le cadre du cinquième programme de coopération entre ce pays et le Fonds des
Nations unies pour la population (FNUAP), édition 2003-2004.

Ces préservatifs étaient destinés à la fois à la contraception et à la lutte
contre le VIH/sida, a expliqué mercredi le Dr André Birabuza, responsable du
Projet national en charge de la santé de la reproduction (PNSR) au Burundi,
au cours d'un séminaire à Bujumbura.

Grâce à ces moyens préventifs, des "progrès remarquables" ont été
enregistrés, notamment en matière de planning familial, a encore indiqué le
Dr Birabuza, ajoutant qu'en 2002, la couverture contraceptive était de 4%
avant de passer à 5,4% en 2003.

Le séminaire de Bujumbura porte évaluation à mi-parcours du cinquième
programme de coopération entre le FNUAP et le Burundi, édition 2003-2004.
Cette coopération a également permis une prise en charge psychosanitaire de
130 victimes des violences sexuelles.

Le Dr Birabuza a en outre revendiqué des "performances sensibles" dans le
domaine de la maternité sans risques et du dépistage volontaire du VIH/sida,
ainsi que dans celui de la sensibilisation au changement des comportements
face à la gravité de la pandémie dans le pays.

L'évaluation en cours du programme vise à augmenter les moyens financiers,
ainsi que les ressources humaines et matérielles pour améliorer davantage,
en 2004, certains volets essentiels comme la santé de la population en
matière de reproduction et la planification des stratégies en matière de
population et de développement.

Le retour progressif à la paix et à la sécurité dans le pays devrait
permettre, dans un proche avenir, une meilleure implantation des projets
communs du FNUAP et du gouvernement burundais, a estimé le Dr Birabuza, en
rappelant que certaines régions du Burundi restaient encore inaccessibles en
2003 à cause de l'insécurité.

Bujumbura - 25/02/2004

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Les banques nigérianes se joignent à la campagne anti-Sida

Lagos, Nigeria (PANA) - Les établissements bancaires au Nigeria ont décidé
mardi de participer à la campagne nationale de lutte contre le VIH/SIDA dans
ce pays fortement peuplé, où le nombre de personnes atteintes par la
pandémie est estimé actuellement à plus de trois millions.

S'exprimant à l'issue de la 27è session de la Commission bancaire tenue à
Lagos, le président de cette instance, Garba Yakassai, a indiqué que les
banquiers se sont accordés sur l'organisation d'une campagne publicitaire
contre la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH/SIDA.

M. Yakassai, par ailleurs directeur de Bank of the North, a affirmé qu'en
raison de la stigmatisation et de la discrimination, les malades vivent dans
la clandestinité.

Une nouvelle étude sur le VIH/SIDA au Nigeria, qui sera rendue publique le
mois prochain, fait état d'un taux de prévalence de huit pour cent, contre
celui actuellement connu de 5,8 dans ce pays de plus de 120 millions
d'individus.

Lagos - 24/02/2004

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Le Nigeria consacrera 1 milliard de nairas pour les ARV en 2004

Lagos, Nigeria (PANA) - Le gouvernement nigérian a prévu un budget de 1
milliard de nairas (environ 8 millions de dollars US) pour l'achat de
médicaments antirétroviraux (ARV) au cours de l'exercice fiscal 2004, a
annoncé le ministre de la Santé, Eyitayo Lambo.

Ces fonds viennent s'ajouter aux 500 millions de nairas d'ARV récemment
commandés par le gouvernement pour renouveler les stocks des 25 centres qui
fournissent des médicaments à 10.000 adultes et 5.000 enfants dans le cadre
d'un programme gouvernemental qui a débuté il y a environ deux ans.

M. Lambo a expliqué que l'importation massive des ARV était destinée à
éviter que ne se reproduise la situation actuelle qui a vu des personnes
vivant avec le VIH (PVHIV) se tourner vers le marché libre pour se procurer
les médicaments à des coûts cinq fois supérieurs aux 1.000 nairas (environ 7
dollars) par mois que facturent les centres gouvernementaux.

En plus de la pénurie de médicaments, beaucoup de PVVIH se sont plaintes, la
semaine dernière, d'avoir reçu des médicaments périmés dans les centres en
question.

La presse cite lundi le ministre de la Santé assurant que les problèmes sont
maintenant réglés avec l'arrivée du premier groupe de médicaments
nouvellement commandés.

"Nous sommes confiants quant au fait que ce problème ne se produira plus
grâce à des fonds externes que nous attendons pour les ARV", a-t-il dit,
faisant allusion à un concours du Fonds mondial de lutte contre le sida, la
tuberculose et le paludisme et aux 15 milliards de dollars promis par le
président américain George Bush à 15 pays.

M. Lambo a en outre indiqué que le gouvernement envisageait de faire monter
à 30.000 le nombre de personnes traitées dans le cadre de cet ambitieux
programme. On estime à 3 millions le nombre de Nigérians infectés par le
virus du sida.

La semaine dernière, la firme pharmaceutique Ranbaxy a annoncé avoir
commencé à produire au Nigeria des ARV liquides à usage pédiatrique qui
aident à réduire les risques, pour les enfants nés de mères séropositives,
de contracter le virus.

Lagos - 23/02/2004

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Washington appuie la lutte contre le SIDA en Zambie

Lusaka, Zambie (PANA) - La Zambie recevra bientôt la première tranche du
Fonds d'urgence pour la lutte contre le SIDA annoncé par le président
américain George W. Bush, a-t-on appris mardi auprès de l'ambassade des
Etats-Unis à Lusaka.

La Zambie figure parmi les 12 pays africains considérés comme les plus
touchés par la pandémie.

Selon le coordonnateur des Etats-Unis pour le SIDA dans le monde Randall L.
Tobias, l'aide vise spécialement les pays en besoin urgence de prévention,
de traitement et de prise en charge de la maladie.

Les pays d'Afrique bénéficiaires de l'aide d'urgence américaine sont le
Botswana, la Côte d'Ivoire, l'Ethiopie, le Kenya, le Mozambique, la Namibie,
le Nigeria, le Rwanda, l'Afrique du Sud, la Tanzanie, l'Ouganda et la
Zambie.

Lusaka - 24/02/2004

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Le Mozambique va former son armée à lutter contre le SIDA

Maputo, Mozambique (PAMA) - Le Mozambique est devenu le premier pays
africain à intégrer des modules de prévention contre le VIH/SIDA dans son
programme de formation militaire, dans le contexte des efforts entrepris par
les Nations Unies pour lutter contre cette maladie.

Les ministres de l'Intérieur et de la Défense, respectivement, Almerino
Manhenje et Tobias Dai, ont signé vendredi avec l'ONUSIDA un accord de
partenariat pour l'introduction de l'éducation sur la prévention contre le
VIH/SIDA dans le matériel pédagogique de formation des forces de défense.

L'accord vise également à assurer la viabilité de ce programme à travers la
coopération ainsi que par le biais d'un partenariat renforcé et
institutionnalisé pour le développement de la capacité locale lui permettant
d'être à même de fournir des services médicaux efficaces et des traitements
aux personnes vivant avec le virus du SIDA au sein des forces de défense.

C'est Ulf Kristoffersson, directeur du Bureau pour la sécurité et les
réponses humanitaires de l'ONUSIDA, qui a signé l'accord pour le compte de
son organisme.

Il a indiqué que cet accord aiderait à former les soldats et à fournir
l'assistance nécessaire aux unités militaires dans leurs missions de paix
internationales.

Tobias Dai a souligné que l'accord venait en appoint aux efforts du
gouvernement dans sa lutte contre le SIDA, qu'il considère comme une menace
à la stabilité du pays.

Sans toutefois donner aucun chiffre sur le nombre de soldats mozambicains
séropositifs, il a souligné l'importance de tenir les forces de sécurité
informées des dangers engendrés par le virus.

Selon les dernières estimations du ministère de la Santé, c'est plus de 13
pour cent de la population, dont l'âge est compris entre 15 et 49 ans, soit
1,3 million de Mozambicains qui seraient porteurs du virus du SIDA.

Maputo - 22/02/2004

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SIDA : Taux moyen de séroprévalence de 1,9% en 2002 au Bénin

Cotonou, Bénin (PANA) - Le taux moyen de séroprévalence de l'infection à
VIH en 2002 au Bénin est de 1,9 pour cent avec des variations notables
selon la profession des femmes enceintes testées, indique le rapport 2002 de
surveillance de l'infection à VIH réalisé le Programme national de lutte
contre le SIDA (PNLS).

Selon ce document, la séroprévalence la plus élevée a été observée chez les
chômeurs, avec 6,3 pour cent, pour un cas sur 16 sujets testés.

Dans le milieu des artisans, sur 1.881 sujets testés, 64 cas se sont avérés
positifs, soit un taux de 3,4 pour cent, tandis que chez les commerçantes,
sur 4.228 enquêtées, 105 sont porteuses du virus, soit un taux de 2,5 pour
cent.

Dans les établissements scolaires et universitaires du pays, sur 211 élèves
et étudiantes testées, un seul a été trouvé séropositif, soit un taux de 0,5
pour cent. Ce même nombre de séropositifs s'observe chez les enseignantes
où, sur 40 sujets enquêtés, un cas de VIH positif a été décelé, soit un taux
de 2,5 pour cent.

En outre, parmi les ménagères, 125 personnes sont porteuses du virus sur
8.742 femmes enceintes enquêtées, soit un taux de 1,4 pour cent, tandis que
chez les femmes travaillant dans l'agriculture, 21 cas sont révélés positifs
sur 1.600 sujets examinées, soit un taux de 1,3 pour cent.

Chez les apprenties, 5 cas de séropositivité ont été détectés sur 207 sujets
testés, soit un taux de 2,4 pour cent, mais chez les personnels médicaux et
paramédicaux, un seul cas a été notifié sur 90 personnes examinées, soit un
taux de 1,1 pour cent.

Selon le document du PNLS, l'enquête a porté sur un échantillon de 17.628
femmes enceintes réparties en 11 groupes cibles : les commerçantes, les
ménagères, les élèves et étudiantes, les apprenties, les artisans, les
enseignantes, les personnels médicaux et paramédicaux, les chômeurs et les
professions non déclarées.

Au Bénin, le nombre de personnes vivant avec le VIH en 2002 est estimé à
67.060 dont 48,2 pour cent de femmes âgées de 15 à 49 ans.

Cependant, le nombre de décès survenus depuis le début de l'épidémie, en
1985, est de 33.699 en 2002, note le même document du PNLS.

Cotonou - 19/02/2004

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