[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]

[e-med] Etude sur le paludisme d'importation en France (BEH)


  • From: remed@remed.org
  • Date: Tue, 3 Feb 2004 04:22:59 -0500 (EST)

E-MED: Etude sur le paludisme d'importation en France (BEH)
---------------------------------------------------------------------

Le paludisme d'importation lié à la négligence des voyageurs (étude)

PARIS, 2 fév (AFP) - 0h02 - Avec environ 7.000 cas de paludisme et une
vingtaine de morts par an, la France est le pays d'Europe qui recense le
plus grand nombre de cas de cette maladie, principalement importés par des
voyageurs ayant négligé de prendre les médicaments nécessaires, selon une
étude publiée mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du
ministère de la Santé.

"La négligence, par les voyageurs, d'une chimio-prophylaxie anti-paludique
nécessite des messages plus ciblés ou personnalisés rappelant son efficacité
et sa tolérance", écrivent les auteurs de l'étude.

Ces derniers soulignent que "le défaut d'observance de la chimio-prophylaxie
plus que son inadéquation, est la principale origine du paludisme
d'importation".

"Tous les cas de paludisme observés en France pendant cette étude étaient
évitables", a affirmé à l'AFP un des auteurs de l'étude, le Dr Remy Durand,
parasitologue à l'hôpital Avicenne, à Bobigny, près de Paris.

Selon ce dernier, des campagnes ciblées devraient être menées en direction
des populations immigrées, notamment par le biais des centres de
vaccination des hôpitaux, de l'Institut Pasteur et des centres de
vaccination d'Air France.

Sur les quelque 1.200 prélèvements adressés par 36 hôpitaux de la métropole,
les biologistes ont constaté que plus de la moitié des malades n'avaient
pris aucun médicament anti-paludéen.

"Dans la moité des cas, les malades sont des Africains vivant en France et
qui, en raison de leur exposition fréquente, pensent être protégés",
explique le Dr Remy Durand.

Dans 98 % des cas étudiés, le pays de contamination se situe en Afrique. Les
pays de ce continent les plus représentés sont la Côte-d'Ivoire (19 %), le
Cameroun (18 %), le Sénégal (14 %), le Mali (13 %), les Comores (10 %).

Le délai médian entre le retour de la zone impaludée et le diagnostic est de
10 jours pour le plasmodium falciparum. Mais il peut atteindre plus de 100
jours pour d'autres parasites du paludisme comme le plasmodium vivax.

L'association proguanil-chloroquine (Savarine ou Nivaquine plus Paludrine)
est citée par 53 % des malades ayant pris une chimio-prophylaxie, relèvent
les auteurs de l'étude, pour qui cette association "a fait son temps", au
moins dans les zones fortement impaludées.

Dans ces zones les plus à risques, ils recommandent au contraire la prise de
Lariam ou de Malarone.

Hors de France, le paludisme tue chaque année entre 1,5 et 2,7 millions de
personnes, neuf fois sur dix en Afrique, au rythme d'un mort toutes les dix
à douze secondes.

[L'étude n'est pas encore disponible sur le site du BEH, mais vous pourrez
la consulter prochanement à cette adresse web http://www.invs.sante.fr/beh/
CB]

--
Adresse pour les messages destinés au forum E-MED:
e-med@healthnet.org
Pour répondre à un message envoyer la réponse au forum
ou directement à l'auteur.
Pour vous inscrire, vous désinscrire et consulter les archives de e-med:
http://www.essentialdrugs.org/emed/
Pour toutes autres questions addresser vos messages à:
e-med-help@healthnet.org