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[e-med] Revue de presse sur les ARV


  • From: REMED.75013@wanadoo.fr
  • Date: Mon, 26 Jan 2004 10:32:46 -0500 (EST)

E-MED: Revue de presse sur les ARV
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[3 articles]

Gratuité des ARV pour les Sierra léonais vivant avec le VIH

Freetown, Sierra Leone (PANA) - Le gouvernement sierra léonais va fournir
gratuitement des médicaments antirétroviraux à quelque 200 personnes vivant
avec le VIH, a révélé le responsable du Projet national de réponse au
VIH/SIDA (SHARP) M. Brima Kargbo, qui a indiqué que la priorité sera donnée
à ceux qui sont passés par les procédures confidentielles de counselling et
dépistage effectuées au niveau de différents centres du pays.

M. Dominic Lamin, des Services d'Information du gouvernement, a toutefois
recommandé aux journalistes de ne pas publier des "articles violant la
déontologie" sur des personnes vivant avec le VIH/SIDA. "Il s'agit là d'une
pratique malsaine", a-t-il ajouté.

Les conclusions d'une enquête réalisée en 2002 montrent que quelque 45.000
Sierra Leonais sont séropositifs. Il semble que ce nombre a augmenté depuis.

Freetown - 23/01/2004

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[article diffusé par infoaction]

Une compagnie américaine rend son brevet sur un médicament antisida - Les
prix vont baisser, les ONG doivent mettre fin à leurs procès

Auteur : Aphaluck BHATIASEVI
Source : The Bangkok Post
Date : 17.01.2004

La multinationale pharmaceutique Bristol Myers Squibb accepte de transférer
son brevet sur l'antirétrovial DDI(didanosine) aux Thais à la suite de deux
procès contestant ses droits.

Cet accord important a été conclu par la multinationale américaine, le
réseau des malades du sida en Thailand (the Thai Network of People Living
with HIV/Aids), la fondation Access (the Access foundation) et la Fondation
pour les Consommateurs (the Fondation for Consumers) au tribunal central des
droits de propriété intellectuelle et du commerce international(Central
Intellectual property Rights and International Trade Court).

"C'est une bonne nouvelle, mais cela a demandé beaucoup de travail" a dit
Kamol Uppakaew, le président du réseau des malades du sida. "La firme
n'aurait pas dû avoir le droit d'obtenir un brevet pour le médicament
premièrement", a t-il dit.

Les représentants de la compagnie n'ont pas souhaité commenter leur décision
de rendre le brevet à la Thailand.

La personne chargée de la politique officielle en Asie, Dianne Jones, a
seulement dit que le brevet était dédié aux Thais, selon un réglement à
l'amiable.

Le brevet de vingt ans avait été octroyé à la compagnie américaine le 22
janvier 1998 et lui donnait le droit de produire des dosages illimités de
ddI

Les ONG ont intenté leur premier procès le 9 mai 2001 pour limiter le brevet
sur le ddI à des comprimés de 5-100 mg. Elles ont gagné leur premier procès
le ler octobre 2002. La compagnie a fait appel de cette décision. Le second
procès qui est encore en instance, a été intenté le 9 octobre 2002 et a
cherché à révoquer le droit de la compagnie d'obtenir un brevet sur le
médicament.

M.Kamol a déclaré que la compagnie avait probablement examiné sa position,
trouvé qu'elle ne pouvait pas gagner le procès, et décidé de rendre le
brevet à la Thailand. Les ONG se sont vu dire hier qu'elles devaient retirer
leurs deux plaintes en échange de l'abandon du brevet.

Saree Aungsomwang, qui dirige la Fondation pour les consommateurs, a déclaré
que les activistes d'autres pays devraient s'inspirer de l'expérience de la
Thailande. La compagnie a rendu le brevet seulement à la Thailande, pas à
d'autres pays.

Elle a ajouté que c'était dommage que la compagnie ait exigé qu'un tiers
n'ait pas droit à l'accord car il pourrait être utilisé comme précédent par
d'autres pays pour exiger le droit d'avoir accès à un prix plus bas au
médicament.

Nimit Thienudom, qui dirige la Fondation Access, a déclaré que l'abandon du
brevet indiquait qu'il y avait des failles dans le système d'octroi de
brevets. Il a demandé instamment au gouvernement d'examiner les brevets
délivrés pour d'autres produits médicaux, pour le bien du public.

Bien que la compagnie détienne encore le brevet pour le médicament connu
sous son appellation commerciale Videx, n'importe quelle firme peut
maintenant le fabriquer en Thailand, selon Nakhon Chomphuchat, le principal
avocat-conseil dans le procès.

Le directeur du GPO (Governement Pharmaceutical Organization), Thongchai
Thavichachart, a fait l'éloge de cet accord et déclaré que son organisation
commencerait immédiatement la production du ddI. "Nous attendons depuis
longtemps. L'année dernière il nous a fallu renvoyer la matière première que
nous avions commandée pour produire les comprimésparce que le procès n'était
pas terminé. Mais maintenant le médicament devrait être disponible d'ici un
mois." a t-il dit.
A l'heure actuelle le GPO ne fabrique le DDI qu'en poudre.

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[article diffusé par infoaction]

AFRIQUE DU SUD : Rupture de stock de l'ARV Efavirenz en comprimés de 50 mg -
Lettre de Zackie Achmat, président de Treatment Action Campaign (TAC) à
M.Chirfi Guindo, Directeur général de MSD, filiale de Merck

Auteur : Zackie ACHMAT
Source : TAC
Date : 21.01.2004

Monsieur Guindo,

Au sujet de la rupture de stock de l'ARV Efavirenz en comprimés de 50 mg

Notre organisation "Treatment Action Campaign"(TAC) vient d'apprendre que
MSD, qui détient un droit exclusif de commercialisation et de distribution
d'Efavirenz en Afrique du Sud, est en rupture de stock du comprimé de 50mg
utilisé dans le traitement de l'infection par le VIH des enfants de plus de
trois ans. Selon ce que nous avons pu vérifier, très peu de pharmacies en
Afrique du Sud détiennent actuellement de l'Efavirenz en comprimés de 50 mg.

Nous avons appris de source sûre que MSD est incapable d'assurer un
approvisionnement avant le 28 janvier 2004. MSD nous a directement informé
que l'approvisionnement reprendrait mercredi 21 janvier. Le cauchemar
logistique créé par la rupture de stock a conduit, à notre connaissance, à
au moins un cas d'enfant sans traitement pendant quatre jours. Une
conséquence grave de ruptures de stock est l'apparition d'une résistance au
médicament antirétroviral concerné, si les patients en manquent.

Dans le cas d'un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse
comme l'Efavirenz, la résistance n'est pas limitée au seul médicament en
question, mais à tous les autres médicaments de la même classe comme la
nevirapine. Cela peut limiter sérieusement les possibilités de traitement à
l'avenir d'enfants qui utilisent actuellement un traitement reposant sur
l'efavirenz. Comme vous le savez, les possibilités de traitement pour les
enfants, en comparaison de celles de adultes infectés par le VIH, sont déjà
plutôt limitées.

Cette situation inacceptable indique qu'il nous faut de multiples
fournisseurs de médicaments essentiels. Si nous avons plus de fournisseurs,
il y aura moins de risques que toutes les compagnies soient en rupture de
stock. La concurrence conduira aussi les compagnies à s'assurer de bien
contrôler leur approvisionnement.

A cet égard, nous attirons votre attention sur le fait que l'incapacité de
MSD à satisfaire la demande pour un médicament qui maintient en vie les
malades, constitue un abus de brevet et une raison bien reconnue, selon la
législation sud-africaine sur les brevets, pour accorder des licences
obligatoires afin que les compagnies de génériques puissent commencer à
développer, produire et distribuer de l'efavirenz de 50 mg.

En décembre 2003, GlaxoSmithKline et Boehringer Ingelheim ont conclu un
accord avec le TAC et d'autres, selon lequel ces compagnies acceptaient de
donner des licences à quatre et trois compagnies pharmaceutiques de
génériques respectivement pour fabriquer et/ou importer de l'AZT, de la
lamivudine et de la nevirapine génériques. Nous appelons MSD à entamer des
négociations avec TAC pour envisager un accord semblable qui permettra à
divers fabricants de génériques d'arriver sur le marché ou de suivre
l'exemple de Bristol-Myers Squibb et d'arrêter d'appliquer le brevet sur
l'efarirenz en Afrique sub-Sarahienne.

Nous vous demandons de répondre en nous expliquant de façon détaillée
pourquoi MSD a eu une rupture de stock et quelles mesures MSD prend pour
trouver un approvisionnement pour les patients actuels. A cet égard, TAC
demande instamment une réunion avec MSD aussi rapidement que possible.

Nous espérons que vous nous répondrez avant le lundi 26 janvier 2004

Salutations distinguées

Zackie Achmat Président de Treatment Action Campaign

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