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[e-med] Ail ou antirétroviraux contre le sida en Afrique du Sud


  • From: remed@remed.org
  • Date: Thu, 22 Jan 2004 06:31:38 -0500 (EST)

E-MED: Ail ou antirétroviraux contre le sida en Afrique du Sud
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[Modérateur: la ministre de la santé d'Afrique du sud vantant les mérites
d'une alimentation équilibrée à base d'ail, d'huile d'olive et de patates
douces, pour relever les défenses immunitaires... ce qui coute moins cher
que les ARV et n'a pas d'effets secondaires!!!CB]

Sida. L'armée prévoit de distribuer gratuitement des antirétroviraux.
Des traitements pour les soldats sud-africains
http://www.liberation.fr/page.php?Article=172953&AG

Par Stéphanie SAVARIAUD
jeudi 22 janvier 2004

Johannesburg de notre correspondante

L'armée sud-africaine a annoncé, mardi, un plan pour fournir des
antirétroviraux aux membres de son personnel qui en feront la demande. Le
projet clinique rentre dans le cadre du plan national de lutte contre le
sida, annoncé en août dernier par la ministre de la Santé. L'armée
sud-africaine est donc la première structure publique à fournir gratuitement
des antirétroviraux.

Elle a une bonne raison de se presser : selon les chiffres officiels, 19 %
du personnel militaire est séropositif. Une conférence, réunissant des pays
africains au Botswana en septembre dernier, a révélé que le sida était
responsable de plus de 60 % des décès au sein du personnel militaire des
quatorze pays de la SADC (Communauté de développement de l'Afrique
australe).

Les soldats envoyés par l'Afrique du Sud à l'étranger pour des opérations de
maintien de la paix doivent tous subir un test VIH, et ne peuvent pas
participer à ces missions s'il est positif. «Pour les personnes concernées,
nous nous occupons d'elles et de leur famille, nous leur proposons un
traitement et une autre affectation», a précisé la vice-ministre de la
Défense, Nozizwe Madlala-Routledge, lors d'une conférence de presse
inaugurant la clinique d'une structure militaire de Pretoria, où auront lieu
tests et traitements.

D'un coût de 35 millions de dollars, le projet est en majorité financé par
le département de la Défense américain, comme il le fait pour les armées de
plusieurs pays africains.

***************

Le ventre de "une"
Ail ou antirétroviraux contre le sida en Afrique du Sud
LE MONDE | 21.01.04
Johannesburg de notre envoyée spéciale
http://www.lemonde.fr/web/recherche_articleweb/1,13-0,36-349876,0.html?query
=sida&query2=&booleen=et&num_page=1&auteur=&dans=dansarticle&periode=30&ordr
e=pertinence&G_NBARCHIVES=806357&nbpages=2&artparpage=10&nb_art=16
Les militaires sud-africains séropositifs ont désormais le choix : huile
d'olive ou antirétroviraux. Le nouveau programme de la défense nationale
propose deux thérapies : médicamenteuse ou nutritionnelle. Une clinique
installée dans l'hôpital militaire de Pretoria, entièrement dédiée à ce
programme, a été inaugurée, mardi 20 janvier, par la ministre adjointe à la
défense, Nozizwe Madlala-Routledge.

L'armée, qui a longtemps refusé de diffuser des statistiques sur la
fréquence du sida dans ses rangs, admet désormais que 19 % des militaires
sont séropositifs. L'opposition estime que plus de la moitié des 76 000
membres des forces armées le sont.

"Cette clinique marque un tournant dans la vie de nombreux militaires et de
leurs familles", commente la ministre. Sur une base volontaire, les soldats,
mais aussi leurs conjoints, sont appelés à venir effectuer un test de
dépistage. "S'ils sont négatifs, nous devons les conseiller, les encourager
à le rester. S'ils sont positifs, nous les soignons", explique le général
Van Rensburg, du service de santé des armées.

L'armée, comme les hôpitaux publics, devrait donc être bientôt dotée de
traitements antirétroviraux. Une nouveauté en Afrique du Sud. Le
gouvernement a longtemps été farouchement opposé à ces thérapies,
considérées comme "dangereuses", voire, selon le président de la République,
Thabo Mbeki, "pires que le mal". Face aux pressions, le pouvoir a finalement
adopté, en novembre 2003, un programme national de distribution
d'antirétroviraux.

Cette décision n'a pas pour autant enterré les autres méthodes de traitement
préconisées par la très controversée ministre de la santé, Manto Tshabala
Msimang. Les militaires se verront donc proposer une thérapie alternative
basée sur la nutrition. La ministre en parlait depuis longtemps, vantant les
mérites d'une alimentation équilibrée à base d'ail, d'huile d'olive et de
patates douces, pour relever les défenses immunitaires. "Les militaires
auront le choix. C'est entièrement sur une base volontaire", insiste le
général Van Rensburg, très fier d'avoir pu mettre en place ce programme
"unique au monde".

Fabienne Pompey

? ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 22.01.04

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