[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]

[e-med] (2)Annuaire des facultés de pharmacie


  • From: c.commeyras@wanadoo.fr
  • Date: Fri, 19 Dec 2003 05:46:03 -0500 (EST)

E-MED:(2)Annuaire des facultés de pharmacie
---------------------------------------------------------------------

De mémoire:

Chacun connait les principales facultés de pharmacie d'Afrique de l'Ouest,
au premier rang desquelles figure celle de Dakar.

A ma connaissance, Cotonou et Lomé forment également des pharmaciens.

La Faculté de Pharmacie d'Abidjan, au dernières nouvelles, ne fonctionnerait
plus ou serait même arrêtée; quelqu'un peut-il confirmer ou infirmer?

Le Mali, à l'époque où j'y sévissais il y a une (bonne) dizaine d'année,
"co-formait" avec les médecins (faculté mixte) une vingtaine de pharmaciens
par an, avec un excellent niveau de santé publique, ce qui permet à ce pays
de diffuser et suivre sa politique pharmaceutique jusqu'aux niveaux les plus
périphériques.

Il y avait également un projet de Faculté de Pharmacie à Niamey, mais je ne
sais ce qu'il est devenu.

Il y en a sans doute d'autres, ou en projets.

Il n'y a rien en CEMAC, la plus proche étant Kinshasa.

Nous essayons au Cameroun, avec l'appui des Ministères de la Santé et de
l'Enseignement Supérieur:
1- de relancer le cycle de formation initiale des techniciens en sciences
pharmaceutiques, arrêté depuis près de 15 ans suite aux politiques
d'ajustement structurels de l'époque, et
2- De lancer le cycle de formation des pharmaciens, inscrit dans les textes
mais jamais démarré.
Ces deux cycles de formation pourraient être couplés (première année
commune, départage sur concours en fin de première année) et avoir une
portée sous-régionale (masse critique).
Ils pourraient s'appuyer, pour les études de moyens et de coûts, sur le C2D
en préparation qui offre le double avantage de porter des volumes de
financement potentiellement importants mais surtout de permettre une vision
à long terme (au moins 12 ans), indispensable pour ce type de projet.
Arbitrages en cours entre MSP, MES, MAE/SCAC et AFD.

Les données chiffrées sur l'état des besoins semblent convainquantes et
permettent d'espérer une issue favorable:
- Moins de 13% des centres de dispensation de médicaments au Cameroun, tous
secteurs formels confondus, sont gérés par des professionnels du médicament,
techniciens ou pharmaciens.
- Il n'y a aucun pharmacien de santé publique dans aucune des dix Délégation
Provinciale de la Santé pour promouvoir et faire appliquer la politique
pharmaceutique nationale, ni dans aucun des hôpitaux provinciaux.
- Du fait de la pénurie (quasi-absence) de pharmacien inspecteur, le
gouvernement ne parvient que très difficilement à faire appliquer ses
politiques de prix et faire respecter la législation.
- Sauf information contraire, à notre connaissance il n'y a aucune
possibilité de formation initiale de pharmaciens ou de préparateurs en
pharmacie dans la CEMAC.
- En corollaire, près des deux tiers du nombre de recours aux médicaments et
plus d'un tiers du volume du marché sont informel.
- Finalement, alors que 83% du coût de la santé est financé par le malade,
plus de la moitié des dépenses de santé des ménages sont des médicaments.

Nous serons bien évidemment très intéressés de connaître les résultats de
cette enquête, qui, de notre point de vue, devrait également porter sur le
niveau d'adéquation des cursus dispensés avec les besoins spécifiques de
l'Afrique, notamment en terme de pharmacognosie, ethno-pharmacologie,
industrie, réglementations, économie du médicament, organisation et
convergence régionale des systèmes de santé et de médicaments.

Christophe Commeyras,
Pharmacien, CT/MSP-DPM


Pour vous inscrire, vous désinscrire et consulter les archives de e-med :
http://www.essentialdrugs.org/emed/

--
Adresse pour les messages destinés au forum E-MED:
e-med@healthnet.org
Pour répondre à un message envoyer la réponse au forum
ou directement à l'auteur.
Pour toutes autres questions addresser vos messages à :
e-med-help@healthnet.org