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[e-med] (2)Don de zythromax par Pfizer


  • From: remed@remed.org
  • Date: Thu, 11 Dec 2003 11:02:35 -0500 (EST)

E-MED:(2)Don de zythromax par Pfizer
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[Modérateur: remerciements à Marc Dixneuf pour la traduction de ce message
publié sur la liste de diffusion Ip-Health et à Yves Gille pour nous avoir
signalé dans le précédent e-med sur ce sujet l'orthographe exacte de
Chlamydia trachomatis.CB]

Chez Pfizer, pendant qu?une main donne, l?autre reprend. Mardi, le géant
pharmaceutique a offert 500 millions de dollars pour l?éradiction d?une
forme commune de cécité dans le monde en développement. Presque
simultanément, Pfizer se retire d?un accord de licence pour un médicament
contre le VIH qui avait été salué comme une nouvelle voie pour offrir des
médicaments à faible prix aux pays en développement.

Selon l?accord dénoncé, Pfizer aurait donné la licence des brevets pour le
Rescriptor, un médicament contre le VIH, à la Concept Foundation, une
organisation non-lucrative de lutte contre le sida basée à Pathumthani en
Thaïlande. Avec un partenaire nommé l?International Dispensary Association
(IDA), une ONG basée à Amsterdam qui produit et distribue des médicaments
essentiels dans les pays pauvres, la Concept Foundation aurait trouvé les
fabricants de génériques pour produire le médicament. Pfizer est devenu
propriétaire du Rescriptor en avril après l?achat de Pharmacia Corp., qui
avait contribué à imaginer l?arrangement sur la licence.

La nouvelle approche promet une production plus rapide et meilleure des
génériques pour le monde en développement. Avec les transferts de
technologie amicaux, les entreprises de génériques recevraient le
savoir-faire au-delà du brevet, comme l?expertise de la production, de la
part d?entreprises comme Pharmacia ou Pfizer. L?approche volontaire
éliminerait aussi les retards imputables aux combats juridiques, probables
si les Etats émettent des licences obligatoires pour les entreprises de
génériques contre le souhait des entreprises de marque.

L?accord de licence pour le Rescriptor, connu sous le nom de delavirdine, a
été salué comme une rupture au Forum économique mondial de Davos, où il a
été dévoilé en juin par des responsables de Pharmacia et les ONG
partenaires. Plus tard, la même journée, au cours d?une discussion sur la
propriété intellectuelle, Henry McKinnell, président-directeur de Pfizer a
soutenu le projet selon les personnes présentes. Dans un document écrit,
Pfizer saluait « l?initiative innovante » mais souhaitait l?évaluer après la
fusion.

Aujourd?hui, l?accord sur le Rescriptor ne tient plus dit Pfizer. « Alors
que nous sommes intéressés par le principe, nous considérons qu?il ne s?
applique pas au bon produit » dit Robert Mallet, senior vice-président pour
les corporate affairs de Pfizer à New York. Il dit que cette décision a été
prise conjointement à cause des inconvénients de Rescriptor qui doit être
pris trois fois par jour, alors que d?autres médicaments contre le VIH sont
à une ou deux prises quotidiennes.

« Ce n?est simplement pas le bon produit, donc nous ne voulons pas
poursuivre », dit M. Mallett. « Il existe de meilleurs médicaments
ailleurs ».
Les défenseurs de l?approche par ces licences rejettent le raisonnement de
Pfizer et disent que l?abandon du projet ne fut pas une décision mutuelle.
« Je l?aurais pris s?ils me l?avaient donné » a dit Joseph Gonzi, un
consultant sur le sida de l?IDA qui négocia à ce titre avec Pfizer.
L?échec de la poursuite de l?expérience avec le Rescriptor freine les
efforts pour rendre disponible dans les pays en développement les
médicaments inventés dans les pays riches.

Les limites du Rescriptor étaient bien connues dès le début, dit Joachim
Oehler, directeur de Concept Foundation. « C?est une hypocrisie » dit-il de
la décision de Pfizer. « Personne chez Pharmacia ou dans les organisations
de lutte contre le sida ne considère les inconvénients du Rescriptor comme
suffisamment sérieux pour empêcher la création d?un nouveau modèle d?aide
humanitaire ». Effectivement, Pfizer a annoncé en juillet la mise à
disposition du Rescriptor gratuitement ou avec de forts rabais pour les
programmes contre le VIH destinés aux pauvres aux Etats-Unis.

Le projet Rescriptor, explique M. Oehler, avait pour but d?aider les
patients et de montrer la faisabilité d?une approche par les licences
volontaires « sans les limites des programmes de dons et sans les batailles
publiques sur les prix entre les Etats et les activistes d?un côté et les
entreprises pharmaceutiques de l?autre ».
Michael Friedman, un ancien dirigeant de Pharmacia, dit du Rescriptor que c?
est un « bon médicament, mais pas le médicament parfait ». Aujourd?hui
président du centre anticancer City of Hope à Duarte en Californie, le DR
Friedman, qui a contribué à l?accord tente de convaincre Pfizer de
poursuivre l?expérience.
« Nous savons que la conduite de cette expérience dépendra de l?
enthousiasme, du soutien et du leadership de Pfizer » dit-il.

Le Rescriptor est en vente aux Etats-Unis et dans quelques autres pays dont
le Canada, mais il n?a jamais été largement utilisé. Selon le centre d?
information sur la santé basé à Atlanta, NDC Health, les ventes de
Rescriptor l?an dernier se sont élevées à 7.4 millions de dollars.
Pfizer a fait la démonstration de son soutien à une approche traditionnelle
de l?aide mardi aux Nations unies à New York. L?entreprise a annoncé la
donation de 135 millions de doses de Zithromax pour lutter contre les
cécités causées par Chlamydia trachomatis au cours des cinq prochaines
années.

Le Trachome, une infection qui se diffuse facilement à la faveur de
mauvaises conditions sanitaires, a été éliminé des Etats-Unis et d?Europe au
début du 20e siècle. Dans le monde en développement, c?est une des
principales causes de la cécité, mais il peut être traité avec une seule
dose de Zithromax, l?une des meilleures vente de Pfizer. L?engagement de
Pfizer est évalué à 500 millions de dollars.

Responsable pour Pfizer en Iran et en Afghanistan il y a trente ans, M.
McKinnell a vu les effets du trachome « je me souviens bien des enfants qui
conduisaient leurs parents en les tenant par la main, c?est quelque chose
que je considère depuis longtemps comme un problème dont le monde doit se
saisir. L? International Trachoma Initiative, créée en 1999 avec le soutien
de Pfizer, a déjà fourni 8 millions de doses de l?antibiotique de part le
monde.

-----Message d'origine-----
Envoyé : mardi 25 novembre 2003 18:07
À : ip-health@venice.essential.org
Cc : philippe pierre
Objet : Delavirdine, Pharmacia, Pfizer and IDA

Pfizer Makes Aid Pledge, Breaks Pact on AIDS Drug

Wall Street Journal - November 12, 2003
Scott Hensley, Staff Reporter of The Wall Street Journal

http://www.aegis.org/news/wsj/2003/WJ031102.html
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At Pfizer Inc., while one hand gave, the other was taking away.
Tuesday, the pharmaceutical giant pledged $500 million toward eradication of
a common form of blindness in the developing world. Yet almost
simultaneously, Pfizer retreated from a novel licensing deal for an AIDS
drug that had been hailed as a new way to get inexpensive medicines to poor
countries.

Under the failed drug pact, Pfizer would have licensed patents for
Rescriptor, an HIV medicine, to the Concept Foundation, a not-for-profit aid
organization based in Pathumthani, Thailand.
With a partner called the International Dispensary Association, an
Amsterdam-based nonprofit that produces and distributes essential medicines
to poor countries, the Concept Foundation would have arranged for generics
makers to produce the drug.
Pfizer acquired Rescriptor in April through its purchase of Pharmacia Corp.,
which helped devise the licensing deal.

The new approach promised faster, better production of generic drugs
expressly for the developing world. Under the friendly technology transfer,
generics companies would receive know-how beyond the patent, such as
manufacturing expertise, from drug companies such as Pharmacia and Pfizer.
The voluntary approach would also eliminate delays from legal fights that
were likely if countries granted compulsory licenses, against the wishes of
the drug makers, to generics companies.

The licensing deal for Rescriptor, known generically as delavirdine, was
hailed as path-breaking at the World Economic Forum in Davos, Switzerland,
where it was unveiled in January by officials from Pharmacia and its
not-for-profit partners. Later that day, during a panel discussion on
intellectual property, Henry McKinnell, chairman and chief executive of
Pfizer, supported the concept, according to people who attended the session.
In a written statement at the time, Pfizer said it welcomed Pharmacia's
"innovative initiative" but would evaluate it further after completing their
merger.

Now the Rescriptor deal has fallen apart, Pfizer says. "While we are
intrigued by the model, we concluded that this was not the right product,"
says Robert Mallett, senior vice president for corporate affairs at Pfizer
in New York. He says it was a mutual decision based primarily on clinical
drawbacks of Rescriptor, which must be taken three times a day compared with
other AIDS drugs taken once or twice daily.

"This is just not a suitable product, so we don't want to do it,"Mr. Mallett
says. "There are better drugs out there."

The advocates for the licensing approach reject Pfizer's reasoning and say
the end of the deal wasn't mutual. "I would have taken it, if they would
give it to me," says Joseph Gonzi, a consultant on AIDS medicines to the IDA
who negotiated on its behalf with Pfizer.

The failure to pursue the experiment with Rescriptor, advocates say, hampers
their efforts to make essential medicines invented in developed countries
available at low cost in the developing world.

Rescriptor's limitations were well known from the beginning, says Joachim
Oehler, chief executive of the Concept Foundation. "This is hypocrisy," he
says of Pfizer's decision. Nobody at Pharmacia or the aid organizations, he
says, considered Rescriptor's drawbacks serious enough to impede creation of
a new model for humanitarian aid. Indeed, he pointed out that Pfizer
announced in July that it would provide Rescriptor free or at deep discounts
to state AIDS programs for the poor in the U.S.

The Rescriptor project, Mr. Oehler explains, was intended to help patients
and to show the feasibility of a voluntary licensing approach "without the
limitations of drug-donation programs and without the hassles of public
pricing battles between countries and activists on one side, and
pharmaceutical companies on the other."

Michael Friedman, a former Pharmacia executive, says Rescriptor is a "good
drug but not a perfect drug." Now president of City of Hope cancer center in
Duarte, Calif., Dr. Friedman helped construct the licensing deal and then,
with a merger in the works, tried to persuade Pfizer to pursue it.

"We knew the conduct of this experiment would depend on the enthusiasm,
support and leadership of Pfizer staff," he says. "I hoped that we had
addressed their questions."

Rescriptor is still sold in the U.S. and some other counties, including
Canada, Pfizer says. But it has never been widely used. Rescriptor, which
blocks reproduction of HIV, had U.S. sales of $7.4 million last year,
according to Atlanta health-information provider NDCHealth.

Pfizer showed its support for traditional aid approaches Tuesday at United
Nations headquarters in New York. The company pledged to donate 135 million
doses of antibiotic Zithromax to fight blindness caused by trachoma
infections over the next five years.

Trachoma, an infection that spreads easily in unsanitary conditions, was
eliminated in the U.S. and Europe early in the last century. In the
developing world, the infection is a leading cause of blindness, but it can
be treated with a single dose of Zithromax, one of Pfizer's biggest sellers.
Pfizer's commitment is valued at an estimated $500 million.

As a Pfizer manager responsible for Iran and Afghanistan 30 years ago, Mr.
McKinnell saw the effects of trachoma firsthand. "I remember vividly
children leading blinded parents around by the hand," he said. "It's
something I felt for a long time that the world needed to address."

The International Trachoma Initiative, founded in 1999 with Pfizer's
support, has already provided eight million doses of the antibiotic around
the world.

Write to Scott Hensley at scott.hensley@wsj.com
031112
WJ031102


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