[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]

[e-med] Des multinationales veulent produire des ARV au Mozambique


  • From: remed@remed.org
  • Date: Thu, 4 Dec 2003 08:15:45 -0500 (EST)

E-MED: Des multinationales veulent produire des ARV au Mozambique
---------------------------------------------------------------------

Des multinationales veulent produire des ARV au Mozambique

Maputo, Mozambique (PANA) - Cinq multinationales basées en Inde et en
Europe ont exprimé le désir d'installer des usines de production
d'antirétroviraux (ARV) au Mozambique, a révélé le directeur adjoint de la
Santé, Avertino Barreto.

Le Brésil était jusqu'ici le seul pays à avoir promis de monter une usine
pharmaceutique spécialisée dans la fabrication d'ARV pour minimiser l'impact
du VIH/sida dans le pays, unité industrielle devrait commencer à fonctionner
l'année prochaine.

S'exprimant dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre le
sida, organisée le 1er décembre, M. Barreto a indiqué que les cinq
entreprises multinationales d'origine indienne et européenne envisagent non
seulement approvisionner le marchéintérieur, mais aussi de répondre aux
demandes des autres régions du continent africain les plus touchées par la
maladie.

Au Mozambique, selon les dernières données, l'on compte plus de 1.500
malades du sida et 500 enfants orphelins de père et de mère morts de la
maladie. La prévalence qui, il y a deux ans, était de 12%, est monté
maintenant à environ 14% parmi les quelque 18 millions d'habitants du pays.

On considère que les tabous et attitudes traditionnelles conservatrices
comme les principaux responsables de l'augmentation des infections, tandis
que l'introduction des langues nationales est un impératif dans la
transmission des messages spécifiques de prévention et de lutte contre le
VIH/sida qui doivent être différenciés et ciblés.

Toujours, d'après les données officielles, le traitement antirétroviral n'a
atteint jusqu'à présent que 3.577 personnes, dont environ 2.000 sont des
femmes enceintes.

L'intention du Brésil d'installer une usine de production de médicaments
antirétroviraux dans le pays semble se concrétiser. En effet, l'entreprise
Far-Manguinhos enverra une équipe au Mozambique la semaine prochaine pour
démarrer le projet d'installation d'un laboratoire de médicaments pour le
traitement du sida.

L'équipe, selon un journal brésilien, recueillera des informations pour
élaborer le projet d'installation du laboratoire dans le pays, selon le
protocole de coopération signé le mois dernier à Maputo entre les
gouvernements des deux pays.

Le protocole de coopération a été signé durant la visite, début novembre au
Mozambique, du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.

Le laboratoire Far-Manguinhos, dont le siège se trouve à Rio de Janeiro, est
responsable de l'élaboration du projet, du transfert de technologie et de la
supervision du processus d'implantation d'une unité au Mozambique, estimée
à 19,2 millions d'euros.

Maputo - 04/12/2003

****************

Un Mozambicain adulte sur six infecté par le virus du SIDA

Maputo, Mozambique (PANA) - Au moins 14 pour cent sur environ 18 millions
de Mozambicains sont infectés par le virus du SIDA, ce qui veut dire qu'un
adulte sur six est séropositif, selon les données officielles annoncées
lundi à Maputo.

Préoccupé par l'augmentation galopante des taux d'infection du VIH/SIDA, le
président Joaquim Chissano a exhorté les Mozambicains à se soumettre à des
tests volontaires dans les cabinets de conseil et de dépistage volontaire et
dans les services d'accueil des adolescents et des jeunes, créés à cet
effet.

"Nous devons tous ne plus en faire un tabou et avoir le courage de faire le
dépistage volontaire", a déclaré Chissano, indiquant qu'avec le test
volontaire, la personne peut programmer et contrôler sa vie et sa relation
sexuelle.

"Nous allons assumer la question du VIH/SIDA comme si c'était mon problème,
le tien ou le nôtre. Unissons-nous dans le renforcement des mesures
préventives telles que l'abstinence sexuelle, la fidélité entre partenaires,
le retard des relations sexuelles entre les adolescents et les jeunes et
l'usage du préservatif dans les relations sexuelles occasionnelles", a-t-il
ajouté.

Le chef de l'Etat mozambicain a aussi manifesté son inquiétude quant à la
dramatique situation des enfants orphelins, de parents victimes du VIH/SIDA,
estimés à près de 500.000 dans le pays.

"C'est l'avenir de toute une génération qui est en cause, ce qui nous amène
à traiter la maladie avec une urgence nationale", a déclaré Chissano,
soulignant que cela signifie que beaucoup d'enfants ont cessé d'aller à
l'école parce que des enseignants sont morts (du SIDA).

Chissano croit encore que plusieurs malades seront privés de soins de santé
suite à la mort de médecins et de professeurs, ce qui signifie que
l'agriculture, base de survie de la plupart des familles mozambicaines et
l'industrie "seront affectées, car la main-d'oeuvre nécessaire au travail
n'existera plus".

Le président Joaquim Chissano s'exprimait lundi à Nampula, dans le nord du
pays, où les principales cérémonies relatives à la Journée mondiale contre
le SIDA ont été célébrées.

Pour lui, le tableau noir causé par la pandémie dans le pays a des effets
négatifs sur le tissu socioéconomique existant, forçant plusieurs enfants à
abandonner l'école pour s'occuper des travaux domestiques chez eux, ou pour
prendre soin de leurs petits frères et de leurs parents affaiblis par la
maladie.

Toutefois, Chissano s'est montré encouragé par le fait que la communauté
internationale, les partenaires de la coopération, en particulier du
secteur privé national, se soient engagés à mettre d'importantes ressources
à la disposition de la lutte contre la pandémie.

Un nouvel espoir est né, a-t-il déclaré, ajoutant que les efforts de son
gouvernement et des partenaires dans ce combat ont donné naissance à l'accès
du Mozambique aux médicaments anti-rétroviraux qui, bien qu'ils ne
guérissent pas la maladie, permettent aux malades de prolonger leur vie pour
plusieurs années.

"Nous devons compléter cette opportunité qui nous est donnée par la
communauté internationale avec une meilleure organisation et une meilleure
coordination, une plus grande rigueur dans l'usage de ces remèdes et une
meilleure planification de nos activités", a-t-il indiquée.

"Nous ne serons en condition de commémorer, dans les prochaines années,
cette date avec orgueil que si nous combattons effectivement cette maladie",
a encore dit le chef de l'Etat mozambicain.

Maputo - 02/12/2003

Pour vous inscrire, vous désinscrire et consulter les archives de e-med :
http://www.essentialdrugs.org/emed/

--
Adresse pour les messages destinés au forum E-MED:
e-med@healthnet.org
Pour répondre à un message envoyer la réponse au forum
ou directement à l'auteur.
Pour toutes autres questions addresser vos messages à :
e-med-help@healthnet.org