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[e-med] Revue de presse sur le sida en Angola
- From: remed@remed.org
- Date: Wed, 3 Dec 2003 06:37:45 -0500 (EST)
E-MED: Revue de presse sur le sida en Angola
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Des séropositifs assistés dans le cadre du projet vida
Angola Press Agency (Luanda)
2 Décembre 2003
Publié sur le web le 2 Décembre 2003
Luanda
Cent-vingt-deux (122) séropositifs sont assistés depuis le mois d'août
dernier à Luanda dans le cadre du projet "Vida" (Vie) visant à appuyer et à
faciliter l'accès aux antiretroviraux, a indique mardi le porte-parole du
projet, Lino Adilson Vasconcelos de Oliveira.
Lino de Oliveira a, d'autre part, déploré la discrimination à l'égard des
seropositifs tout en invitant le Gouvernement, les Ong, les institutions
privées et les églises à unir les efforts en vue de lutter contre cette
exclusion.
Ce projet est soutenu par le ministère de la Santé, la Banque d'Epargne et
de Crédit (BPC), Le Programme National de la Lutte contre le Sida,Le
Programme des Nations unies pour le
Développement (PNUD) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM).
En Angola, 32 Organisations non gouvernementales s'occupent de la lutte
contre le Sida.
Selon le ministère de la Sante,au moins 18 pour cent de la population
serait infectée jusqu'en 2010 et le pays aura besoin annuellement de 159
millions 815.953 dollars pour faire face à cette pandémie.
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Prochaine installation à Luanda d'une clinique pour les séropositifs
Angola Press Agency (Luanda)
1 Décembre 2003
Publié sur le web le 1 Décembre 2003
Luanda
Une clinique spécialisée dans la coupure verticale du VIH/Sida sera
installée très prochainement à Luanda, à l'initiative du gouvernement
angolais, afin d'éviter la contamination directe de la mère à l'enfant.
Selon Joaquim Nganga, médecin lié au Programme National de la Lutte contre
le Sida, dans un premier temps, cet établissement hospitalier prêtera
assistance, spécialement aux femmes enceintes,avant d'élargir son champ
d'action à d'autres malades.
Le clinique entrera en fonction, après l'approbation, par l'Assemblée
nationale d'une loi sur la protection des personnes séropositives et définit
les règles de distribution des antirétroviraux.
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L'expansion du SIDA en Angola due à la précarité de l'information
Luanda, Angola (PANA) - La Journée mondiale contre le SIDA a été commémorée
lundi en Angola où un système d'information épidémiologique précaire fait
que la majorité de la population ignore encore les effets pervers de la
pandémie, selon la représentation de l'ONUSIDA à Luanda.
Dans la plupart des cas, indique l'organisation onusienne, les personnes
infectées ont contracté la maladie par la voie hétérosexuelle, car bon
nombre d'entre elles refusent toujours d'utiliser le préservatif dans les
relations sexuelles occasionnelles.
Les données publiées à Luanda par l'ONUSIDA démontrent que l'Angola compte
près de 500 mille infectés, la capitale Luanda étant la région la plus
atteinte avec 5 à 8% de séropositifs.
Selon le coordinateur de l'ONUSIDA en Angola, Alberto Stela, après Luanda,
suivent les provinces frontalières de Cabinda, Uije, Zaire (Nord) et de
Cunene (Sud) à cause du flux migratoire des étrangers enregistré dans ces
régions.
Pour sa part, la directrice du Programme national de lutte contre le SIDA,
Mme Dulcelina Serrano, a rappelé que plus de 70% de la population angolaise
"vivent en-dessous du seuil de pauvreté absolue et n'ont pas d'argent pour
le traitement du VIH/SIDA".
Elle a reconnu que seule une minorité de personnes infectées reçoit un
traitement dans plusieurs cliniques de Luanda, en Afrique du Sud et dans
d'autres pays.
La ministre de la Santé Albertina Hamukwaya, s'exprimant vendredi dernier
pendant la première réunion de la Commission multi- sectorielle de lutte
contre le SIDA, a prévenu que 18% de la population seraient contaminées par
le virus d'ici à 2010, causant la mort de 700 mille personnes.
Selon elle, le secteur de l'emploi pourrait sa force de travail réduite avec
la mort de 400 mille travailleurs par an et une diminution de l'espérance de
vie de 42 à 29 ans.
Ces morts feront environ 250 mille enfants orphelins de père et de mère,
a-t-elle ajouté.
En Angola, le "cocktail" le moins cher pour contenir la progression du virus
coûte 90 dollars américains par mois, alors que le salaire minimum dans le
pays est estimé à environ 50 dollars.
Préoccupé par la progression de la pandémie, le président angolais, José
Eduardo dos Santos, a annoncé que son gouvernement "travaille sur la
création de partenariats avec d'autres pays pour éviter que la population
continue à être exposée au danger de la maladie".
M. Dos Santos, qui est aussi président de la Commission multi- sectorielle
de lutte contre le SIDA et contre les grandes endémies (CMLSGE), a reconnu
que le virus commence à être une des préoccupations du quotidien des
Angolais.
Il a plaidé pour la mobilisation et la coordination des ressources
inter-sectorielles et la mise en perspective de toutes les activités qui
concourent à promouvoir, à accompagner, à superviser et à évaluer
l'exécution des actions dans ce combat.
Parallèlement à cela, d'autres activités de lutte contre la maladie ont
déjà commencé à être menées à terme par diverses organisations sociales.
Le ministère angolais de la Jeunesse et des Sports a entamé lundi, à Luanda,
une conférence nationale de la jeunesse contre le VIH/SIDA.
La conférence à laquelle participent plus de 200 personnes dont des
nationaux et des étrangers durera quatre jours et passera en revue les
diverses formes de lutte contre le SIDA.
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SIDA: Appel de la population de Luanda au gouvernement angolais
Angola Press Agency (Luanda)
30 Novembre 2003
Publié sur le web le 1 Décembre 2003
Luanda
La population de la ville de Luanda ont appelé le gouvernement angolais à
adopter, avec urgence, une loi de défense en faveur des séropositifs pour
éviter la discrimination et faciliter l'accès aux antirétroviraux.
Jeudi dernier, rappelle-t-on, le président de la République, José Eduardo
dos Santos, a également recommandé l'approbation d'une loi sur le VIH/SIDA,
afin de protéger les séropositifs lors de son discours à l'ouverture de la
1ère réunion de la Commission nationale de Lutte contre le Sida et les
Grandes endémies.
Plusieurs personnes de différentes couches sociales ont exprimé à l'ANGOP
leurs opinions à l'occasion de la Journée mondiale de Lutte contre le Sida
qui sera célébrée le 1er Décembre.
Selon Delma Monteiro, secrétaire administrative financière de l'Association
Justice Paix et Démocratie (Ajpd), le travail que le gouvernement fait en
faveur des séropositifs est insuffisant, car il devrait élaborer plusieurs
programmes publicitaires pour alerter la population du danger du Sida.
"Il existe des personnes qui ignorent encore le danger de cette maladie et
il serait mieux l'organisation de plusieurs débats, séminaires et workshop
qui abordent cette question", a-t-elle dit.
Pour sa part, l'étudiante Leila Solange pense que la lutte contre le
VIH/SIDA est une lutte multisectorielle et ne doit pas se limiter à donner
des antirétroviraux dans les actuelles conditions de vie dupays.
Dans son opinion, le gouvernement devrait mettre de côté la question des
antirétroviraux et créer une loi qui protège les séropositifs contre la
discrimination, notamment au sein de la famille et dans les lieux de
travail.
"Je pense que la question de l'avant-projet de loi qui protège les
séropositifs est encore très lente et le gouvernement devrait s'engager
encore plus pour son approbation", a-t-elle souligné.
Albertina do Nascimento, fonctionnaire d'une entreprise de la place, a
indiqué que la pauvreté et l'analphabétisme constituent les grands facteurs
pour la dissémination du SIDA en Angola et l'exécutif angolais doit adopter
des mesures sérieuses pour contenir la progression de cette maladie.
Elle a, d'autre part, partagé la même idée que le chauffeur Anibal de Sousa,
qui a souligné que le gouvernement devrait en premier lieu, éradiquer la
pauvreté et l'analphabétisme, deux questions fondamentales pour le
développement socio-économique de quelconque nation.
Le professeur Antunes José avance que le gouvernement doit élaborer
plusieurs programmes télévisés et radiophonique, afin d'éduquer la
population à cohabiter avec les séropositifs.
Selon ce cadre angolais, la eilleure et profonde relation qui doit exister
entre un séropositif et un seronégatif est celle de solidarité.
Les données du ministère de la Santé indiquent que annuellement l'Etat
angolais devrait débourser un montant de 159.815.953 dollars pour la lutte
contre le SIDA.
10.000 cas de VIH/SIDA sont enregistrés en Angola, mais on estime qu'en
déhors de chiffre, il existe encore 95.000 individus qui sont touchés par la
même maladie.
Jusqu'à 2010, souligne le document, 18 pour cent de la population seront
contaminée du virus, causant la mort de 700.000 personnes.
Cependant, précise la même source, la force du travail pourrait également
être réduit avec le dècès de 400.000 travailleurs par an, diminuant
l'espérance de vie de 42 à 29 ans.
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Ouverture de la première conférence nationale de la jeunesse sur le Sida
Angola Press Agency (Luanda)
2 Décembre 2003
Publié sur le web le 2 Décembre 2003
Luanda
La ministre de la Santé, Albertina Hamukwaia, a affirmé lundi que la
combinaison des facteurs biologiques, comportementaux et culturels liés à
l'immaturité des appareils reproductifs des jeunes rend ces derniers
vulnérables au VIH/Sida.
La rapidité des changements sociaux et de l'urbanisation, les insuffisantes
assistances, la désintégration de la vie des familles, les pratiques
traditionnelles et la croyance des adolescents représentent un danger pour
la politique de leur insertion, a dit Hamukwaia.
Selon la ministre, qui intervenait à la session d'ouverture de la première
conférence nationale de la jeunesse sur le Sida, c'est important que les
jeunes prennent conscience que la prévention conventionnelle du Sida se
fonde sur l'abstention, la fidélité et l'usage du préservatif.
La politique de l'éducation communautaire, a-t-elle souligné, doit
développer les capacités de l'individu de pouvoir identifier, satisfaire ses
nécessités de bases et adopter les changements de comportements et pratiques
des attitudes plus viables.
De son côté, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Marcos Barrica a
indiqué que le VIH/Sida doit être combattu avec un effort de tous les
jeunes.
"La politique d'appui aux jeunes infectés doit être encouragée, leur donnant
la possibilité d'accès aux médicaments nécessaires", a dit Marcos Barrica.
A cette occasion, plusieurs prix ont été remis aux institutions qui
apportent leur appui à la lutte contre le Sida en Angola.
500 délégués en provenance de 18 provinces du pays, les membres du
gouvernement, des Forces Armées Angolaises (FAA), ainsi que des
représentants des partis politiques participent à cette rencontre qui se
termine jeudi.
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ChevronTexaco investit un million de dollars dans la lutte contre le
VIH/SIDA
Angola Press Agency (Luanda)
2 Décembre 2003
Publié sur le web le 2 Décembre 2003
Cabinda
La compagnie pétrolière Chevron Texaco va investir l'année prochaine un
million de dollars US dans un projet de lutte contre le SIDA, a annoncé
lundi son directeur général des opérations et production, Daniel Rocha.
Il a précisé que cette somme servira à l'éducation de la population pour se
prémunir contre cette pandémie et au traitement des séropositifs.
Ce responsable a, d'autre part, indiqué que Chevron Texaco envisage de
signer des accords avec des cliniques spécialisées du pays pour leur founir
les antiretroviraux.
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Texte intégral du Discours du président José Eduardo dos Santos
Angola Press Agency (Luanda)
DOCUMENT
2 Décembre 2003
Publié sur le web le 2 Décembre 2003
Discours prononcé par Son Excellence José Eduardo dos Santos, Président de
la République d'Angola, à l'ouvertude de la réunion de la Commission
Nationale de Lutte contre le VIH/SIDA et les Grandes Endémies.
Messieurs les Membres de la Commission Nationale de Lutte contre le VIH/SIDA
et les Grandes Endémies,
Illustres invités,
Mesdames et Messieurs,
J'ai convoqué cette première réunion de la Commission Nationale de Lutte
contre le VIH/SIDA et les Grandes Endémies, parce qu'il s'impose qu'elle
devienne plus dynamique et réalisatrice dans la concrétisation des objectifs
qui sont à l'origine de sa création au début de l'année en cours.
Parmi ces objectifs, il y a la nécessité urgente d'établir des initiatives
de prévention, de traitement et d'attention plus amples et plus efficaces,
pour que nous puissons réellement réduire l'impact extrêmement négatif causé
par cette maladie.
Le plus récent rapport de l'ONUSIDA rendu public au mois de septembre
dernier présente la dimension de la menace qui pèse sur l'humanité et sur
notre continent, en particulier. En Afrique, 30 millions de personnes vivent
avec le virus, dont 10 millions ont entre 15 et 24 ans et 3 millions ont
moins de 15 ans. 2,5 millions de séropositifs ont entre-temps trouvé la mort
et seulement l' année dernière 3,5 millions de nouveaux cas ont été
recensés.
Ces chiffres, déjà alarmants, sont proportionnelement les plus élévés en
Afrique australe, où il y a des pays avec plus de la moitié de la population
infectée. Bien que le taux d'infection n'atteigne pas encore dans notre pays
ces niveaux dramatiques, il s'impose que nous adoptions déjà une action
constante et déterminante pour arrêter, ou même faire reculer la tendance de
l'augmentation exponentielle des cas existant et atténuer les maux causés
par le manque de prévention et de traitement.
Malheureusement, nous vérifions que les familles angolaises sont en train
d'être touchées par un nombre chaque fois plus élevé des cas d'infection et
de décès provoqués par le VIH/SIDA.
Ce virus commence ainsi à être l'une des préoccupations du quotidien des
Angolais qui cause la souffrance et le deuil, gaspille le peu de leurs
économies dans le traitement, augmente les difficultés au sein de la famille
et provoque des craintes dans les relations sociales.
Le Gouvernement veut rapidement agir et, pour cette raison, il est en train
d'établir des partenariats avec d'autres pays qui ont adopté des solutions
efficaces pour informer la population du danger, auquel elle est soumise et
qui ont déjà créé les meilleures conditions pour l'accompagnement et la
fourniture des médicaments aux personnes touchées.
Ces solutions ne peuvent surgir que dans le cadre d'une coordination et
collaboration active entre les multiples secteurs engagés dans l'abordage de
cette problématique. Cette réunion est ainsi une opportunité pour
approfondir notre réflexion et nous réorganiser et passer à une étape
supérieure de notre lutte contre le VIH/SIDA et les Grandes Endémies.
C'est aussi à ce niveau que nous devons mobiliser et coordonner les
ressources intersectorielles nécessaires et, d'une manière générale, définir
toutes les activités qui permettent de promouvoir, suivre, superviser et
évaluer l'exécution des actions et des tâches développées dans le cadre de
cette lutte multiforme et de longue durée.
Concernant ce combat, nous ne seront satisfaits que lorsque nous réussiront
le contrôle absolu de la propagation du VIH/SIDA et nous assurerons
l'assistance aux porteurs et leur intégration sociale.
Pour atteindre ce niveau, sont toujours valables les deux objectifs généraux
qui concernent les huit domaines d'intervention et qui sont parfaitement
identifiés dans le plan stratégique national, dont la concrétisation exige
la création des mécanismes de coordination avec les organisations nationales
et internationales, ainsi qu'une effective coordination intersectorielle et
provinciale.
Il est aussi nécessaire que le personnel technique soit préparé pour
s'occuper des personnes porteuses du VIH et des malades du SIDA et que
soient créés des centres pour le traitement psychosocial pour conseiller les
malades, et,en cas de nécessité, leurs proches.
Il s'impose encore la création au niveau national des centres de reférence
pour le diagnostic et traitement et pour que le suivi soit fait par les
services de vigilance epidémiologique.
A part cela, nous devons commencer à nous préoccuper du volet juridique de
cette pandémie. Il est urgent l'approbation de la loi sur le VIH/SIDA, qui
contemple non seulement la protection des séropositifs, mais aussi les
aspects liés à la transmission intentionnelle de la maladie.
Mesdames et Messieurs,
Les mesures contre la prolifération de cette pandémie doivent faire partie
de la stratégie de lutte contre la pauvreté. Nous devons même considérer ces
deux volets comme étant unis et indissociables, constituant deux faces d'une
même monnaie.
Il n'est pas possible de lutter contre la pauvreté sans faire face à la
dissémination du VIH et, de la même manière, nous ne réussiront pas de
résultats positifs contre cette prolifération si nous n'obtenions pas de
succès dans la lutte contre la pauvreté.
D'autre part, le succès dans cette lutte dépend aussi de la conjugaison des
efforts et de l'engagement de tous les membres de la société. Il est
nécessaire un ample front de lutte contre ce mal, parce que le gouvernement
peut diriger la lutte, mais il ne peut pas seul la mener avec succès.
C'est cet effort conjoint qui peut faire en sorte que la population ait des
revenus plus élevés, une meilleure assistance médicale, plusieurs écoles,
une alimentation plus variée et rationnelle, de logements dignes, afin
d'améliorer son niveau de vie et pouvoir exercer dans la plénitude la
citoyenneté.
C'est, donc, indispensable que notre lutte soit une lutte de tous les jours,
alertant, améliorant la condition de vie des personnes touchées et leurs
familles, excluant la discrimination dans la société et dans le lieu du
travail, mobilisant les énergies de tous les fronts possibles et créant des
synergies qui mènent au freinage et à la regression de celle-ci et d'autres
maladies.
J'accompagne avec satisfaction la participation précieuse de plusieurs
volontaires encadrés ou non dans des organismes du gouvernement ou dans des
organisation non gouvernementales, qui sont le moteur de la mobilisation
sociale et de proximité avec les communautés, en termes d'information et
prévention, se solidarisant avec les personnes infectées et leurs familles.
Ces actions doivent se poursuivre et, doivent, dans la mesure du possible,
être élargies. Il faut aussi continuer à mobiliser les pays donateurs et les
grandes entreprises pour qu'ils ne cessent de fournir des moyens pour la
mise en oeuvre des programmes déjá définis.
Il est nécessaire que les ressources humaines et financières déja
programmées dans le Budget général de l'Etat, ainsi que la contribution
technique, financière et médiatique d'autres pertenaires soient
scrupuleusement utilisées, car ce qui nous unit, c'est la noblesse et la
grandeur d'un objectif qui vise, en première instance, préserver la vie
humaine. Et celui qui nous aide doit aussi avoir la possibilité de vérifier
comment cette aide a été profitée.
Selon le Ministère de la Santé, sont déjà créées les prémisses pour la mise
en oeuvre des actions visant à briser la chaîne de transmission du VIH et
protéger les mamans séropositives, en vue d'éviter l'infection de
nouveaux-nés et prolonger la vie des infectés, et aussi pour réduire le taux
d'infection à travers la tuberculose et la malaria, qui affectent la vie
familiale et pèsent sur le budget de la santé.
Nous prétendons maintenant aller plus loin. Nous souhaitons que l'étude et
l'approbation du Plan National de Lutte contre le VIH/SIDA, qui fait partie
de notre agenda, soit un pas décisif, en vue d'une coordination plus
harmonieuse entre tous les impliqués dans cette lutte, de façon que les
contributions, apporteés aujourd'hui d'une manière dispersée, commencent à
être mieux profitées dans la défense de la vie contre le VIH/SIDA.
Je compte sur votre participation et votre contribution active au cours des
débats qui vont suivre. J'espère également que nos partenaires continueront
à nous aider, pour nous permettre de développer une action plus organisée et
efficace et d'obtenir de meilleurs résultats.
Je remercie l'aide de la communauté internationale, notamment des
organisations non gouvernementales et des organismes du système des Nations
unies, des pays comme les Etats-Unis et le Brésil, sans pour autant
minimiser les autres. Nous pouvons faire encore plus pour faire reculer ce
mal.
Je déclare ouverte cette première réunion de la Commission
Nationale de Lutte contre le SIDA et les Grandes Endémies.
Pour vous inscrire, vous désinscrire et consulter les archives de e-med :
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