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[e-med] Initiative Clinton : réaction de l'OMS/Afro et de Msf
- From: remed@remed.org
- Date: Mon, 27 Oct 2003 04:00:05 -0500 (EST)
E-MED: Initiative Clinton : réaction de l'OMS/Afro et de Msf
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Samba salue l'initiative de Clinton contre le VIH/SIDA
Par Paul Ejime
Journaliste à la PANA
Dakar, Sénégal (PANA) - Le Dr Ebrahim Samba, directeur régional de l'OMS
pour l'Afrique (OMS-AFRO), s'est réjoui vendredi, à Dakar, de l'initiative
prise par l'ancien président américain Bill Clinton en vue de la réduction
du prix des médicaments anti-SIDA pour les pays en développement.
L'Afrique renferme quelque 30 millions de personnes qui vivent avec le
VIH/SIDA, soit 70 pour cent environ du total mondial.
La Fondation William J. Clinton a négocié, avec quatre compagnies
pharmaceutiques produisant des médicaments génériques en Inde et en Afrique
du Sud, un accord qui permettra la fourniture de traitements
anti-rétroviraux à un certain nombre de pays d'Afrique et des Caraïbes, à un
prix inférieur à 40 cents US, alors que le prix normal de ces médicaments
est de 1,5 dollar US.
"Il s'agit là de nouvelles réjouissantes. Depuis quelques temps, le discours
se focalisait sur la prévention, maintenant on avance dans la direction du
traitement", a affirmé le Dr Samba, à l'issue d'une visite au siège de
l'Agence panafricaine d'information (PANAPRESS), dans la capitale
sénégalaise.
Il a fait remarquer que l'initiative Clinton viendra renforcer le programme
"3 x 5" de l'OMS, qui bénéficie de l'appui sans réserve du directeur
général, Jong-Wook Lee, pour faire de telle sorte que 3 millions de
personnes vivant avec le VIH/SIDA dans les pays en développement aient accès
aux médicaments anti-rétroviraux d'ici à 2005.
Si l'initiative Clinton est opportune, compte tenu du niveau de pauvreté
qui existe en Afrique, un continent où 700 millions de personnes environ
vivent avec moins d'un dollar par jour, les problèmes de santé demeurent
très préoccupants, en particulier pour les personnes vivant le virus du
VIH/SIDA.
Cependant, tout en confirmant la réduction progressive de la prévalence du
VIH en Afrique, même si la "situation reste grave en Afrique australe", le
Dr Samba a affirmé qu'en général le continent commence à sortir de la
situation "désespérée" dans laquelle il se trouvait il y a quatre ans.
"Les pays africains doivent accepter que le VIH/SIDA existe et faire face à
ce problème en usant de tous les moyens disponibles, notamment en faisant
appel aux leaders religieux et chefs traditionnels", a-t-il conseillé.
Il a cité l'exemple du Sénégal, un pays dans lequel le taux de prévalence
est inférieur à 2 pour cent, précisant que cette situation résulte du fait
que les dirigeants politiques avaient "accepté" dès le début que le
VIH/SIDA représente un grave problème, et ont entrepris de le combattre.
A son avis, pour être efficaces, la mobilisation de la communauté et la
lutte contre le VIH/SIDA doivent bénéficier de la "confiance" des leaders
religieux, traditionnels et communautaires.
Le directeur général a encore déclaré que "les Africains doivent être fiers
de ce qu'ils ont", soulignant que les médicaments traditionnels permettent
de grands espoirs pour ce qui concerne le traitement du VIH/SIDA dans des
pays comme le Burkina Faso et le Zimbabwe.
En ce qui concerne les différents niveaux de la prévalence du VIH/SIDA entre
l'Afrique occidentale et l'Afrique australe, par exemple, le chirurgien
gambien a affirmé qu'outre la différence des souches du virus que l'on
retrouve dans les deux régions, les coutumes et modes de vie sont des
facteurs déterminants.
Le Mozambique, le Rwanda, l'Afrique du Sud et la Tanzanie renferment 33 pour
cent environ de l'ensemble des personnes vivant avec le SIDA en Afrique.
Le Dr Samba a encore expliqué que les réseaux routiers de l'Afrique australe
sont plus développés et, par conséquent, il est plus facile à la maladie de
se propager dans un tel environnement, contrairement à l'Afrique de l'Ouest,
qui est organisé différemment, en termes de système de travail.
Etant donné l'importance de l'industrie minière en Afrique australe, les
hommes sont obligés de quitter leur famille pour de longues périodes, une
situation qui accroît les risques inhérents aux relations sociales, a-t-il
expliqué.
De même, les comportements sexuels de ces deux régions africaines sont
différents, les relations sexuelles hors mariage ou le phénomène dit des
"mères-élèves" étant apparemment plus fréquents dans le Sud du continent.
Néanmoins, dans l'ensemble, a dit le Dr. Samba, il convient de provoquer un
changement de comportement sur le continent en ce qui concerne les questions
de santé et de développement en général.
"Les Africains doivent rester sourds au discours colonial qui nous déclare:
"vous n'y arriverez pas, car si vous commencez de cette manière, il est
certain que vous n'y arriverez pas".
Dakar - 25/10/2003
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MSF loue Clinton à propos des médicaments anti-SIDA
Genève, Suisse (PANA) - L'ONG français Médecins Sans Frontières (MSF) a
accueilli avec joie l'annonce par la 'Clinton Foundation' que les
médicaments génériques contre le SIDA seront dorénavant disponibles dans
certains pays d'Afrique et des Caraïbes, à des prix radicalement revus à la
baisse.
Les nouveaux prix de moins de 40 cents par jour ont été négociés par la
fondation de l'ancien président américain avec quatre firmes de fabrique de
médicaments génériques établies en Inde et en Afrique du Sud.
Les firmes concernées par l'accord produisent des combinaisons à dose fixes,
qui peuvent être prises à raison d'un comprimé deux fois par jour, a indiqué
MSF dans un communiqué.
"Un comprimé deux fois par jour et à ce prix réduit, c'est exactement ce
dont on a besoin pour relever de manière significative le nombre de
personnes bénéficiant du traitement antirétroviral dans les pays en
développement", a indiqué Bernard Pécoul, du programme MSF, dénommé Campagne
pour l'Accès aux médicaments de base.
"Avec cette nouvelle, l'Organisation mondiale de la santé est en droit
d'espérer atteindre son objectif de toucher trois millions de personnes
d'ici à 2005", a-t-il ajouté.
Les meilleurs prix des combinaisons à doses-fixes dans les projets de
MSF -lamivudine/stavudine/nevirapine- ont jusqu'à maintenant été de 255
dollars US. Le nouveau prix de cette combinaison sera de 132 dollars par
patient et par année, soit une réduction de près de 50 pour cent.
Les médicaments concernés par l'accord sont actuellement en cours de
brevetage en Afrique du Sud, mais la semaine dernière, la commission
sud-africaine des concurrences avait statué que le gouvernement devrait
annuler le brevetage afin d'accorder l'accès aux médicaments à plus bas
prix, particulièrement les combinaisons à doses-fixes.
Genève - 25/10/2003
Washington - 24/10/2003
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