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[e-med] Revue de presse sur le sida
- From: remed@remed.org
- Date: Wed, 1 Oct 2003 05:35:18 -0400 (EDT)
E-MED: Revue de presse sur le sida
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Des médicaments antisida gratuits pour les Africaines enceintes
Nairobi, Kenya (PANA) - Les femmes enceintes de tous les pays africains
vivant avec le VIH/sida recevront une dose complète de médicaments, tandis
que les mêmes médicaments seront administrés à leurs nouveau-nés, une
démarche ayant pour objectif de réduire les cas de plus en plus nombreux de
transmission mère/enfant.
Deux grandes sociétés pharmaceutiques, Abbott Health Care Worlwide et
Boehringer Ingelheim Pharma, ont annoncé jeudi à Nairobi avoir conclu un
nouvel accord pour venir en aide aux mères dès le moment où elles seraient
déclarées séropositives.
"Pour lutter de manière satisfaisante contre la transmission mère/enfant, il
faut que de nombreux partenaires apportent leur coopération et jouent un
rôle dirigeant", affirme, dans un communiqué, le directeur général des
Laboratoires Abbot.
M. White indique qu'un médicament appelé Viramune (Névirapine) sera
administré aux femmes enceintes pendant le travail, alors que le nouveau-né
recevra une suspension du même médicament dans les trois jours suivant sa
naissance.
"Ce traitement a été jugé efficace pour la réduction de la transmission du
virus dans des conditions sûres", ajouté M. White.
La compagnie Abbott a offert 20 millions de kits pour aider au dépistage des
cas de VIH et, ainsi, garantir la réussite du programme. Pour l'instant,
500.000 kits ont été expédiés à quelque 99 programmes initiés par la
compagnie dans plus de 68 pays.
"Les personnes déclarées séropositives peuvent agir en réduisant les
risques, pour une mère, de transmettre le virus à son enfant", a déclaré Rob
Dintruff, directeur d'Abbott chargé de la prise en charge mondiale.
L'annonce, faite à l'occasion de la Conférence internationale sur le sida et
les maladies sexuellement transmises (CISMA), qui se tient actuellement à
Nairobi, est le premier don de grande ampleur effectué par les riches
sociétés pharmaceutiques, après les critiques qu'elles ont essuyées pour
leur peu d'intérêt à l'endroit des pays pauvres ou de la recherche sur le
VIH/sida.
Nairobi - 26/09/2003
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Les gouvernants africains accusés par les séropositifs
Fraternité Matin (Abidjan)
30 Septembre 2003
Publié sur le web le 30 Septembre 2003
B. Z
Abidjan
A l'instar des conférences internationales sur le sida, la rencontre de
Nairobi a enregistré son show des activistes(militants) du sida .Des
associations et réseaux africains de personnes vivant avec le vih, aidés par
la non moins célèbre et tonitruante "Act Up".
Plus d'une centaine d'activistes ont défilé a l'intérieur et dans la cour du
kenyatta conférence centre en criant en anglais des slogans du genre"
honte", "des traitements maintenant", "les gouvernements africains
coupables" .Ils ont ainsi arpenté les couloirs, fait des haltes devant les
stands de l'USAID, de BMS (Bristol Myers and Squib), puis se sont tous
allongés sur le sol jouant aux morts. Ils appellent d'ailleurs cette manière
de faire :"le die in". Ces mouvements ont tout de suite été suivis d'une
conférence de presse pour demander aux gouvernements africains de tenir tout
de suite et maintenant leur engagement d'accorder 15% de leur budget a la
santé .Et désormais a l'endroit des gouvernements africains :"nous ne
voulons plus de déclarations, nous voulons avoir accès aux médicaments
maintenant et nous voulons des programmes nationaux d'accès aux traitements
équitables, universels et qui sauvent des vies".
Ces activistes africains et européens contre le sida ont encore fait parler
d'eux lors de la cérémonie de clôture. Lors de la prise de parole de la
chargée d'affaires à l'ambassade des Etats-Unis à Nairobi , ils ont envahi
le devant de la scène avec des affiches portant les mêmes slogans et
vociférant les mêmes messages.
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Manifestation de militants anti-SIDA à la CISMA, à Nairobi
Nairobi, Kenya (PANA) - Les militants africains de la cause anti- SIDA
présents à la 13è Conférence internationale sur le SIDA et les Maladies
sexuellement transmises en Afrique (CISMA) ont momentanément perturbé,
mercredi, les travaux de cette rencontre en manifestant pour dénoncer la
tendance à privilégier les discours pendant que les personnes continuent de
mourir.
Les plus de 200 militants ont pris d'assaut la salle de conférence en
scandant des slogans et en brandissant des pancartes.
Les manifestants ont perturbé la conférence de presse convoquée par la
Banque mondiale. "Vous parlez pendant nous mourons !", "Nous ne sommes pas
contents. Nos populations meurent" et "Donnez-nous des ARV", scandaient-ils
tout en brandissant des pancartes portant les mêmes messages.
Ils ont exigé une intervention immédiate de leurs gouvernements afin de
garantir la mise en oeuvre des plans nationaux de traitement du VIH/SIDA et
d'atteindre l'objectif de la mise sous traitement aux antirétroviraux, d'ici
2005, de 3 millions de personnes vivant avec le VIH.
Plus tard, profitant de la tribune que leur offrait une conférence de presse
organisée en marge de la CISMA, les militants, originaires de plusieurs pays
africains, ont déploré l'absence d'engagement de la part des dirigeants et
déclaré qu'il était temps qu'ils mettent en oeuvre certaines de leurs
promesses.
Ces militants, réunis sous l'égide du Mouvement panafricain pour l'accès au
traitement du VIH/SIDA (PATAM), ont exprimé leur satisfaction en ce qui
concerne la déclaration de l'Organisation mondiale de la santé, qui estime
que l'absence d'accès aux ARV constitue une urgence mondiale sanitaire.
Cependant, ils ont relevé que cette déclaration n'aura aucun sens tant que
les gouvernements ne feront pas montre de la volonté politique nécessaire.
"Quelque 125.000 Kenyans ont besoin d'un traitement urgent, sinon ils
risquent tous de mourir. Le gouvernement kenyan ne respecte même pas sa
promesse de traiter 6.000 personnes. Cet exemple de négligence
gouvernementale est un exemple de trop", a fait observer Mercy Otim, de la
Coalition kenyane pour l'accès aux médicaments essentiels.
Mme Otim a noté que, compte tenu de l'absence d'un programme national de
distribution des ARV au Kenya, le gouvernement ne risque pas d'obtenir des
résultats significatifs dans sa lutte contre la pandémie.
Pour sa part, la Sud-Africaine Prudence Mabele de "Treatment Action
Campaign" a accusé les dirigeants de donner la priorité à la nutrition,
alors que les maladies ont surtout besoin de médicaments.
Mme Mabele, qui est elle-même séropositive, a appelé les dirigeants à cesser
de soumettre les personnes vivant avec le VIH à un lavage de cerveau en leur
faisant croire qu'elles ont tout juste besoin d'une alimentation de qualité,
expliquant que si cette nourriture est importante pour une personne infectée
par le VIH, elle n'est pas tout.
"Je suis vivante aujourd'hui parce que j'ai accès au traitement.
Seuls 60.000 Africains ont accès à ces médicaments essentiels - soit moins
de un pour cent des personnes qui en ont besoin. Il est temps pour les
gouvernements de passer de la théorie à l'action qui permet de sauver des
vies, afin que l'accès universel aux ARV devienne une réalité", a-t-elle
ajouté.
Les militants ont relevé que, malgré la signature de la Déclaration
d'engagement sur le VIH/SIDA par l'Assemblée générale des Nations Unies, de
la Déclaration d'Abuja de 2001, de la Déclaration de Doha sur l'Accord ADPIC
et la Santé publique et de nombreuses autres déclarations, les personnes
vivant avec le VIH/SIDA en ont rarement retiré un véritable bénéfice.
Les militants ont soumis un certain nombre de doléances aux gouvernements,
notamment celles relative au souhait de voir les pays africains réserver 15
pour cent de leurs budgets nationaux aux dépenses de santé ainsi qu'à
l'élaboration et à la mise en oeuvre, par les gouvernements, de plans
nationaux de traitement comportant des objectifs clairs, avec un échéancier,
pour ce qui est du renforcement des très importants soins destinés aux
personnes infectées par le VIH.
Ils ont aussi demandé que les personnes vivant avec le VIH/SIDA soient
consultées à tous les niveaux de l'élaboration et de la mise en oeuvre de
ces plans.
"Les gouvernements doivent identifier les véritables priorités.
Au lieu de perdre de l'argent dans des guerres sans fin, la prise en charge
des armées ou le paiement de salaires inutiles à des bureaucrates corrompus,
les pays pauvres devraient plutôt investir dans leurs propres plans
nationaux et les pays riches dans le Fond mondial, qui a grand besoin de
crédits", a souligné Delme Cupido de l'Unité juridique anti-SIDA, de la
Namibie.
"Le PATAM reste vigilant et nous allons continuer à tenir les gouvernements
responsables. Nous sommes prêts à travailler avec les gouvernements à la
mise en oeuvre des plans anti-VIH/SIDA et nous engageons déjà auprès de nos
communautés dans le traitement des alphabétiseurs", a fait observer la
Congolaise (RDC) Thérèse Omari de la Fondation Femme Plus.
Nairobi - 24/09/2003
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Le sida retient de plus en plus l'attention
Par Shirley Odongo
Correspondante de la PANA
Nairobi, Kenya (PANA) - L'augmentation du nombre de participants à la
Conférence internationale sur le sida et les maladies sexuellement
transmissibles en Afrique (ICASA) par rapport aux prévisions (6.000 à 7.200)
montre que la pandémie reçoit de plus en plus l'attention sérieuse qu'elle
mérite.
Cette déclaration, faite vendredi devant la presse par le président de la
conférence, Dundu Owili, lui a permis de noter avec regret que la communauté
internationale avait, par le passé, péché par manque d'engagement dans le
cadre de la lutte contre le fléau qui fait des millions de victimes par an
dans le monde, dont la majorité se trouve en Afrique.
M. Owili a toutefois exprimé sa satisfaction par rapport aux activités qui
ont eu lieu en marge de la conférence telles que les programmes de
renforcement des compétences, la sensibilisation de la communauté et les
différentes communications de haute facture qui, selon lui, ont été centrées
sur l'intégration de la participation de l'ensemble des partenaires.
"Nous avons appris que les gens apprécient les conférences de ce genre quand
ils peuvent s'identifier à un niveau personnel aux communiqués présentés", a
dit M. Owili, qui s'est en outre félicité de la participation des hommes
politiques et du gouvernement kényan dans son ensemble, car "cela fait
passer un message positif auprès du public".
Le directeur exécutif de l'Onusida, Peter Piot, a pour sa part indiqué que
cette conférence d'une semaine marquait un tournant dans la lutte contre le
sida étant donné que pour la première fois dans l'histoire de l'ICASA, "des
militants venus de l'ensemble du continent se sont réunis pour nous rappeler
à nous tous qu'on doit lutter de toute urgence contre l'épidémie".
M. Piot a cependant observé que le sens de l'urgence ne prévaut pas encore
dans de nombreux pays alors que c'est impératif. "On ne peut pas lutter
contre la pandémie de temps en temps, mais tout le temps, à tout moment,
tous les jours", a-t-il dit.
Il a noté que l'Afrique a progressé dans le domaine de l'engagement
politique, mais demeure confrontée à un problème de durabilité,
d'élargissement de cet engagement à tous les niveaux et dans toutes les
couches de la société et finalement a des difficultés pour le traduire en
budgets nationaux, politiques, structures et mode de gestion efficace.
M. Piot a demandé aux gouvernements africains de combler le déficit des
ressources financières en continuant de faire preuve de leadership, y
compris en allouant des budgets nationaux pour la lutte contre le sida et en
veillant à l'exécution efficace des programmes.
"Quand l'Afrique va-t-elle utiliser les milliards du pétrole de plus en plus
importants pour combattre le sida et promouvoir l'éducation pour tous?"
s'est-il interrogé.
Cette conférence d'une semaine a réuni des participants de 106 pays du
monde. La prochaine rencontre du genre se réunira en 2005 au Nigeria.
Nairobi - 28/09/2003
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