[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]

[e-med] (3)OMS mesures d'urgence pour l'accès aux médicaments


  • From: remed@remed.org
  • Date: Fri, 26 Sep 2003 02:59:16 -0400 (EDT)

E-MED: (3)OMS mesures d'urgence pour l'accès aux médicaments
--------------------------------------------------------

L?Organisation mondiale de la Santé parle d?urgence sanitaire mondiale a
propos
des difficultés d?accès aux médicaments contre le SIDA
Traitement contre le SIDA : une urgence sanitaire mondiale qui appelle une
action immédiate
On ne peut plus continuer comme avant
http://www.who.int/mediacentre/releases/2003/pr67/fr/index.html

22 septembre 2003 | NEW YORK -- Le fait que des millions de personnes dans
le monde n?aient pas accès au traitement antirétroviral contre le SIDA crée
une situation d?urgence mondiale. Il existe pourtant des médicaments qui
permettraient de soigner les malades pour un dollar par jour, voire moins,
mais ceux qui ont besoin de ces médicaments n?y ont pas accès. Quelque six
millions d?habitants de pays en développement souffrent d?une infection à
VIH qui nécessite un traitement antirétroviral. Or moins de 300 000 d?entre
eux en bénéficient. En Afrique subsaharienne, où vivent la plupart des
malades concernés, seuls 50 000 sont sous traitement. Cette urgence
sanitaire mondiale appelle une action immédiate. L? Organisation mondiale
de la Santé (OMS) va s?employer avec l?ONUSIDA et ses autres partenaires à
prendre des mesures d?urgence en faisant fond sur l?expérience qu?elle a
acquise par ses interventions rapides dans des situations d? urgence
complexes en Afghanistan, au Libéria, en Irak, et lors de la flambée de
SRAS. « Pour offrir un traitement antirétroviral aux millions de personnes
qui en ont besoin, nous devons changer notre façon de voir et notre façon
d?agir, a déclaré le Dr Lee Jong-wook, Directeur général de l?OMS. On ne
peut plus continuer comme avant. Continuer comme avant, c?est laisser
mourir des milliers de personnes tous les jours. »

L?OMS mettra des équipes d?intervention d?urgence à la disposition des pays
les plus durement touchés par le VIH/SIDA dont le gouvernement en aura fait
directement la demande. Composées d?experts du traitement contre le SIDA
travaillant pour des organisations internationales et non gouvernementales,
ces quipes collaboreront avec les gouvernements pour trouver les moyens de
fournir au plus vite des médicaments antirétroviraux à ceux qui en ont
besoin. L?OMS a déjà entrepris : de rédiger des directives techniques
simplifiées préconisant des médicaments en associations fixes, des examens
de laboratoire de base et des protocoles thérapeutiques plus simples ; de
mettre sur pied un dispositif mondial d?approvisionnement en médicaments
contre le SIDA et en produits diagnostiques pour aider les pays en
développement à se procurer des antirétroviraux de qualité ; d?organiser
une formation rapide pour les milliers d?agents de santé qui seront chargés
d?administrer le traitement ; de déterminer le coût du projet, combien il
manque pour le financer et les mesures à prendre pour réunir les fonds
manquants, au nombre desquelles des stratégies énergiques de
sensibilisation afin de mobiliser des ressources nationales et
internationales. Trois millions de personnes sous antirétroviraux d?ici à
2005 Aujourd?hui, l?OMS et l?ONUSIDA renouvellent l?engagement qu?ils ont
pris d?atteindre un objectif ambitieux, l?objectif « trois millions d?ici
2005 », à savoir fournir des médicaments antirétroviraux à trois millions
de personnes d?ici la fin de 2005. Si l?on cumule tous les programmes
existants, moins d?un million de personnes d?ici la fin de 2005
bénéficieront du traitement antirétroviral dont elles ont besoin. L?OMS,
l?ONUSIDA et leurs partenaires sont en train de mettre au point une vaste
stratégie à l?échelle mondiale pour atteindre l?objectif fixé. La stratégie
sera présentée en détail le 1er décembre prochain, lors de la Journée
mondiale du SIDA. « On aurait tort de sous-estimer l?ampleur du problème :
99% environ des séropositifs qui ont aujourd?hui besoin d?un traitement
contre le VIH en Afrique subsaharienne en sont privés, a déclaré le Dr
Peter Piot, Directeur exécutif de l?ONUSIDA. Mais le traitement contre le
SIDA n?est pas une intervention ponctuelle, c?est un engagement à long
terme. Les ressources et la volonté politique doivent donc augmenter
considérablement et durablement, y compris dans les pays gravement touchés.
Surtout, il faut incorporer le traitement dans des plans d?urgence de
portée plus générale en matière de prévention et de soins, sinon nous
n?avons aucune chance de renverser le cours de l?épidémie de SIDA. »

Tous unis pour réussir De concert avec l?ONUSIDA et d?autres partenaires,
l?OMS dirige l?action menée face à cette urgence sanitaire mondiale et
engage les gouvernements, les donateurs, d?autres organisations
internationales, des organisations non gouvernementales, les personnes
vivant avec le VIH/SIDA et les entreprises pharmaceutiques à unir leurs
efforts pour fournir des médicaments antirétroviraux aux millions de gens
qui en ont besoin de toute urgence. « Les pays ne peuvent pas payer ces
médicaments sans une aide extérieure, explique le Dr Richard Feachem,
Directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose
et le paludisme. Le Fonds mondial a été cr pour aider à financer ce type de
projet à grande échelle. Nous voulons qu?on nous demande de financer des
projets ambitieux destinés à aider ceux qui ont besoin d?un traitement. »

Le traitement du SIDA en quelques mots Plus de trois millions de personnes
sont mortes du SIDA en 2002, soit plus de 8000 personnes par jour ou une
personne toutes les 10 secondes. Sur les 42 millions de personnes
actuellement porteuses du virus, cinq à six millions ont immédiatement
besoin d?un traitement antirétroviral car elles sont dans un état grave.
Actuellement, seulement 300 000 personnes dans les pays en développement
sont sous traitement antirétroviral. En Afrique, moins de 50 000 personnes
ont accès aux antirétroviraux. De nombreux groupes ont montré qu?il était
possible de fournir des antirétroviraux aux pays pauvres avec une
efficacité et des avantages comparables à ceux observés dans les pays
riches. Vu les tendances actuelles et en tenant compte de tous les
programmes en cours et de tous les fonds donnés à cette cause, moins d?un
million de personnes bénéficieront d?antirétroviraux d?ici la fin de 2005.
Le coût des antirétroviraux a nettement diminué et, dans certains des pays
les plus pauvres du monde, le traitement est disponible pour moins d?un
dollar par jour, voire moins.

Pour plus d'informations:

Ms Christine . McNab
Téléphone: +41 22 791 4688
Tél. portable: +41 79 254 6815
Email: mcnabc@who.int
Mr Iain Simpson
Téléphone: +41 22 791 3215
Tél. portable: +41 79 475 5534
Email: simpsoni@who.int

--
Adresse pour les messages destinés au forum E-MED:
e-med@healthnet.org
Pour répondre à un message envoyer la réponse au forum
ou directement à l'auteur.
Pour toutes autres questions addresser vos messages à :
e-med-help@healthnet.org