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[e-med] 13e CISMA Nairobi


  • From: remed@remed.org
  • Date: Thu, 25 Sep 2003 02:42:28 -0400 (EDT)

E-MED: 13e CISMA Nairobi
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Un gel anti-VIH serait idéal pour les femmes contraintes à des rapports non
protégés (spécialiste)

NAIROBI, 23 sept (AFP) - 14h42 - La mise au point d'un gel anti-VIH
constituerait une solution particulièrement adaptée aux femmes contraintes
d'avoir des rapports sexuels non protégés, notamment certaines Africaines,
a estimé mardi à Nairobi un spécialiste du sida.

Toutefois, on est encore très loin d'avoir mis au point un tel produit, a
reconnu ce scientifique, Mark Wainberg, directeur du centre sur le sida à
l'université McGill à Montréal, au Canada. Dans l'absolu, les femmes
pourraient introduire ce gel dans le vagin avant un rapport sexuel non
protégé, a-t-il expliqué lors de la 13ème conférence internationale sur le
sida et les maladies sexuellement transmissibles en Afrique (Cisma), qui se
déroule à Nairobi cette semaine. Tant qu'un vaccin n'a pas été mis au
point, cette solution conviendrait parfaitement aux femmes forcées d'avoir
des rapports sans préservatif, notamment des Africaines, a estimé le
scientifique. Les travaux de recherche autour de ce microbicide idéal ont
déjà commencé, mais ils sont freinés par la nature très changeante du
virus, le manque d'intérêt de l'industrie pharmaceutique et l'échec d'une
expérience menée à la fin des années 90, a expliqué Mark Wainberg.


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Croisade africaine contre le Sida : le continent entend intensifier la lutte
contre la pandémie

Cameroon Tribune (Yaoundé)
23 Septembre 2003
Publié sur le web le 23 Septembre 2003
Brice Mbeze

La 13ème conférence internationale sur le Sida en Afrique (Cisma), s'est
ouverte dimanche à Naïrobi au Kenya. Pendant cinq jours, quelque 8.000
délégués vont réfléchir sur les causes et conséquences de cette maladie.
Politiques, chercheurs, ONG, ont engagé une vaste réflexion qui vise à
trouver les voies et moyens pour s'attaquer au Vih/Sida. Le but des assises
de Nairobi est de concevoir des stratégies pour lutter contre la pandémie
qui ravage le continent. Lors du discours inaugural de ce sommet qui se
tient tous les deux ans, l'envoyé spécial du secrétaire général des Nations
unies, Stephen Lewis, s'en est pris aux pays riches qui dépensent des
milliards de dollars pour combattre le terrorisme, tandis que des millions
d'Africains manquent désespérément de médicaments antirétroviraux. "Comment
est-ce possible qu'en 2003, alors que nous trouvons 200 milliards de
dollars pour mener la guerre contre le terrorisme, nous ne puissions pas
(...) procurer de traitement anti- retroviral à tous ceux qui en ont besoin
en Afrique ?", s'est indigné Stephen Lewis. "Ce double traitement constitue
l'obscénité grotesque du monde moderne", a-t-il ajouté. Cette conférence
est organisée autour du thème "accès aux soins et défis inhérents".

Le principal problème à la lutte contre ce mal est celui du financement.
Pour 2005, "il manquera, selon les prévisions actuelles, 3 milliards de
dollars pour l'Afrique sub-saharienne, ce qui représente un obstacle majeur
à la mise en oeuvre et à l'expansion des programmes de prévention et de
prise en charge qui sont nécessaires de toute urgence", indique un rapport
de l'Onusida. La conférence de Naïrobi doit dresser une sorte de " feuille
de route " contre cette pandémie qui sème émoi et désolation à travers le
continent. Il est surtout question de recenser les actions, de les cibler
et de mettre en place une véritable politique de lutte. L'argent étant le
nerf de la guerre, la 13ème conférence internationale sur le Sida en
Afrique est l'occasion propice pour faire un appel de fonds en direction
des pays du Nord qui ont été vivement interpellés à l'ouverture des assises
par le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Kofi
Annan. Cette conférence se tient au moment où l'ONU, à l'occasion de sa
58ème assemblée générale qui s'ouvre ce matin à New York, se penche
également sur la pandémie. La concomitance de la tenue du Cisma et de
l'assemblée générale de l'ONU ne peut être qu'une bonne chose. La
communauté internationale sonne la mobilisation autour du Sida.


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Nouveau risque pour l'Afrique: le marché noir des antirétroviraux

NAIROBI, 23 sept (AFP) - 12h15 - L'arrivée tant attendue en Afrique des
antirétroviraux pour lutter contre le VIH pourrait paradoxalement présenter
un risque important pour ce continent ravagé par la pandémie, ont mis en
garde mardi des spécialistes du sida à Nairobi. L'émergence probable d'un
marché noir de ces médicaments pourrait à terme favoriser le développement
de résistance au traitement et donc partiellement annuler ses effets
bénéfiques, ont-ils souligné lors de la 13ème Conférence internationale sur
le sida en Afrique (Cisma).

Si les patients du VIH-sida ne suivent pas à la lettre les prescriptions
pour prendre les antirétroviraux, qui ont fait du sida une maladie
contrôlable, ils risquent en effet de développer des résistances au traitement.

"En ce moment, le marché noir (pour les antirétroviraux en Afrique) est
très petit, ou n'existe pas, parce que les médicaments sont rares, restent
très chers ou que leur distribution est étroitement contrôlée par le
gouvernement", explique Jayne Byakika Tusiime, chercheur ougandais à
l'université Makere de Kampala.

"Mais lorsque des médicaments génériques de moins en moins chers vont
arriver, il est possible qu'un marché noir se développe. Ce sont des
médicaments efficaces et les gens pourront les acheter (au marché noir)
s'ils sont désespérés", poursuit-elle. Le marché noir "a existé dans le
passé avec les antibiotiques et la chloroquine (pour lutter contre le
paludisme)", fait-elle remarquer. Sur les 4,1 millions d'Africains qui ont
actuellement besoin de traitements antirétroviraux, environ 1% y avaient
accès fin 2002, selon l'Onusida. Mais la situation pourrait rapidement évoluer.

Un accord a été conclu fin août par les pays membres de l'Organisation
mondiale du commerce (OMC) pour faciliter l'importation par les pays
pauvres des médicaments antirétroviraux génériques. Parallèlement, les
financements augmentent. Le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et
le paludisme, une organisation internationale indépendante créée en 2002,
dispose actuellement d'un milliard de dollars pour combattre le sida, de
quoi notamment multiplier par six le nombre de bénéficiaires de traitements
antirétroviraux en Afrique.

Déjà, des effets négatifs, lorsque le traitement est mal suivi, ont été
constatés sur le continent.

Le médecin belge Bart Ostyn, de l'Institut de médecine tropicale à Anvers
(Belgique), a conduit une enquête auprès de 357 personnes à Kinshasa,
capitale de la République démocratique du Congo (RDC), qui prenaient des
antirétroviraux.

Seulement 29% d'entre elles recevaient les médicaments des médecins et des
pharmacies; 30% les achetaient au marché local et 21% les obtenaient auprès
de proches vivant à l'étranger, principalement en Belgique. Plus des
deux-tiers des 357 malades ont interrompu leur traitement parce qu'ils ne
recevaient pas régulièrement leurs médicaments.

Or, l'arrêt puis la reprise d'antirétroviraux constituent un des facteurs
de résistance au traitement, souligne le docteur Ostyn qui insiste donc sur
une distribution très contrôlée de ces médicaments. "Si on met en place un
système de distribution, il doit être sûrparce que les médicaments
(antirétroviraux) seront très recherchés", explique-t-il. "Il faut
accréditer les médecins qui les prescriront (...) et il faut que les
médicaments ne soient obtenus que dans un certain nombre de centres",
ajoute-t- il. Près des deux-tiers des malades du VIH-sida vivent en Afrique
sub-saharienne.

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