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[e-med] Traitement du paludisme : de nouvelles directives
- From: remed@remed.org
- Date: Tue, 16 Sep 2003 02:55:15 -0400 (EDT)
E-MED: Traitement du paludisme : de nouvelles directives
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Traitement du paludisme : de nouvelles directives
Fraternité Matin (Abidjan)
12 Septembre 2003
Publié sur le web le 12 Septembre 2003
B. Zeguela
Abidjan
La chloroquine n'est plus le médicament de référence de première intention
dans le traitement du paludisme. Elle n'intervient plus également dans la
chimioprophylaxie de la femme enceinte, qui devait en prendre chaque jour
ou chaque semaine. Et l'enfant, qui ne doit d'ailleurs plus subir un
traitement préventif, mais plutôt présomptif, n'est plus à mettre sous
chloroquine dès sa naissance.
Le médicament de référence de première intention en Côte d'Ivoire est
désormais l'amodiaquine (flavoquine, camoquin, etc.). A utiliser également
chez l'enfant lorsque l'on soupçonne un paludisme (différent de la
prévention qui était systématiquement de rigueur dès la naissance) et chez
tous les enfants souffrant de paludisme simple.
Avec la femme enceinte, c'est désormais un traitement préventif dit
intermittent avec la combinaison sulfadoxine pyriméthanine (fansidar et
autres maloxine) au 2ème et 3ème trimestres.
Ce sont quelques-unes des informations importantes en matière de sant
publique, que le programme national de paludisme a tenu à mettre à la
disposition de la presse mercredi au Centre des métiers de l'électricité.
Ces nouvelles directives ont été retenues par les experts au sortir de
l'atelier de révision de la politique de traitement antipaludique qui s'est
tenu du 20 au 31 juillet dernier à Bingerville.
Le Dr Joseph Niangué, directeur coordonnateur du programme national de
paludisme, et le Pr Henri Dié Kacou de l'UFR des Sciences médicales ont
expliqué aux journalistes que ce changement de protocole est intervenu
parce qu'en Côte d'Ivoire la surveillance thérapeutique faite à partir de
75 postes sentinelles (les résultats de 25 ont suffi), a montré une
défaillance de la chloroquine. Et le taux d'échec est au-dessus de 25%. Ce
qui, selon les directives de l'OMS nécessite un changement de politique de
traitement. Une nouvelle politique qui conseille que la monothérapie, celle
qui consiste à utiliser une seule molécule comme l'amodiaquine, doit être
l'exception. La règle étant la combinaison de molécules à l'instar de celle
utilisée pour le traitement préventif intermittent chez la femme enceinte
et galement en vigueur en première intention en cas d'échec de l'amodiaquine.
Le paludisme ne dispose que de peu de médicaments comparé à d'autres
maladies. Aussi, le Pr Dié Kacou lancera-t-il cet appel : " Si on continue
d'utiliser l'amodiaquine seul, on risque de connaître le problème de la
chloroquine. Donc la tendance est d'utiliser les combinaisons
médicamenteuses." Des combinaisons conseillées en première intention en cas
d'échec de l'amodiaquine avec sulfadoxine-pyriméthanine. Ou encore en
deuxième intention avec le coater (association artemether-lumefantrine).
Aux expatriés et aux non résidents, les nouvelles directives conseillent la
méfloquine ou l'association chloroquine-proguanil.
Le programme paludisme compte faire une large diffusion de ces nouvelles
directives et organiser une formation des professionnels de la santé.
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