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[e-med] Célébration de la Journée Africaine de Médecine Traditionnelle
- From: nangaclo@yahoo.com]
- Date: Mon, 1 Sep 2003 09:10:00 -0400 (EDT)
E-MED: Célébration de la Journée Africaine de Médecine Traditionnelle
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[Modérateur: remerciements à Clotaire NANGA, CEDIM (BF) qui nous a transmis
le premier article.CB]
Célébration de la Journée Africaine de Médecine Traditionnelle au BURKINA
FASO
Les pays membres de la région africaine de l'OMS ont célébré hier 31 août,
la Journée Africaine de Médecine Traditionnelle. Le thème de cette journée
était "Médecine Traditionnelle, notre culture, notre avenir". La célébration
de cette journée s'inscrit dans le cadre de la valorisation de la Médecine
Traditionnelle qui, pendant des siècles a constitué l'unique recours aux
soins pour les populations africaines. Cette médecine trouve ses fondements
dans nos pratiques culturelles et continue de jouer un rôle primordial dans
les soins prodigués aux malades du continent (au Burkina Faso, 80% de la
population ont recours à cette médecine) ; ceci malgré son dénigrement, sa
mystification, sa diabolisation pendant la période coloniale et
post-coloniale devant l'avènement de la médecine moderne. On pourrait se
demander quelles sont les bases des médicaments de la médecine moderne?
Trois origines sont clairement identifiées : l'origine végétale, minérale et
animale.
Or, la médecine traditionnelle n'utilise rien d'autre que ces mêmes
supports. Elle s'appuie sur une bonne connaissance de la nature avec
l'exploitation d'une savante combinaison de l'espace, du temps et des
matériaux de la nature. Conscient de l'importance de la Médecine
Traditionnelle et du fait que la Médecine moderne ne peut à elle seule
prendre en charge tous les malades en Afrique, l'OMS s'est résolue à
soutenir le développemente cette médecine qui est une science à part avec
ses lois, ses règles et qui ne demande qu'à être mieux organisée pour plus
d'efficacité.
C'est également dans cet esprit que l'OMS a déclaré la période 2001-2010 la
décennie de la médecine Traditionnelle et tous les 31 août seront désormais
des journées de médecine traditionnelle.
Au Burkina Faso, l'événement a été ponctué par des manifestations qui ont eu
pour cadre le siège du Conseil Burkinabé des Chargeurs (CBC). Ces
manifestations ont été marquées par une conférence débat entre acteurs de la
Médecine traditionnelle et celle moderne. L'objectif de cette conférence
était de faire un parallèle entre les deux médecines, d'en clarifier les
concepts, de baliser les limites des deux pratiques afin d'éviter des
amalgames. Cette conférence a été suivie d'une exposition de médicaments
issue de la pharmacopée traditionnelle. On notait à cette exposition, la
présence d'associations qui proposent des formulations d'antioxydants, seuls
alternatives actuelles recommandées pour les personnes séropositives n'ayant
pas encore atteint le seuil de prise en charge pharmacologique.
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L'Afrique a célèbré la 1ere Journée de la médecine traditionnelle
Par Paul Ejime
Journaliste à la PANA
Pretoria, Afrique du Sud (PANA) - L'ouverture ce lundi, de la 53-ème
session du comité régional de l'OMS pour la région Afrique à Johannesburg, a
été précédée la veille, de manifestations marquant la célébration solennelle
de la première Journée de la médecine traditionnelle.
Ces manifestations organisées à Pretoria, ont été marquées par l'appel du
directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, Ebrahim Samba, exhortant les
gouvernements du continent à remettre en scelle les pratiques et
connaissances médicales traditionnelles séculaires.
"Nous devons prouver au monde entier, que plus de 80 pour cent des
Africains, (même les soi-disant docteurs issus de l'école occidentale) ont
recours à "la médecine traditionnelle pour leurs soins médicaux, a indiqué
Samba, lors de la cérémonie qui a vu la participation de nombre de
décideurs, dont des ministres africains de la santé ainsi que le nouveau
directeur général de l'OMS, Jong Wong Lee.
Selon les officiels de l'OMS, en remettant à la médecine traditionnelle ses
lettres de noblesse, les gouvernements africains restaureront sa gloire et
perpétueront sa culture d'utilisation.
"Par exemple, en fonction de leur âge et de leur niveau d'éducation, il a
été suggéré de donner la possibilité aux écoliers, de distinguer les plantes
médicinales, de les nommer, de décrire les cinq maladies les plus fréquentes
dans leurs communautés et de citer au moins un traitement pour chacune
d'elles" a dit un chirurgien gambien à Samba.
Il a déclaré avoir pratiqué pendant 40 ans, la médecine occidentale, sous
l'époque coloniale, lorsque les guérisseurs traditionnels étaient taxés de
"shaman", s'ils n'étaient arrêtés et emprisonnés.
Mais d'après lui, après quatre décennies d'indépendance politique, la
médecine traditionnelle se remet en scène, du fait de la conjugaison de
facteurs culturels, psychosociaux et économiques.
Il a noté que 25 ans auparavant, la médecine traditionnelle était reconnue
comme l'un des piliers des soins de premiers secours, ajoutant que si la
Corée du Sud, pays d'origine de Lee, le Japon, la Chine aussi bien que
l'Inde, sont en mesure de prouver l'efficacité de la médecine
traditionnelle, l'Afrique doit intégrer ce volet dans le système de
protection contre les maladies, afin de récolter les bénéfices de la
richesse culturelle du continent.
Samba a expliqué que l'OMS était entrain de mener un processus de
vulgarisation de la médecine traditionnelle parmi ses Etats- membres et ce,
à travers une assistance technique et une politique de conseil.
"Le défi pour les pays à présent, est de poursuivre le processus en initiant
des actions concrètes. Le fait d'être noir ne signifie pas que ça ne puisse
pas marcher" a-t-il ajouté.
IL a également noté qu'un manque de compréhension traduit par les critiques,
ne devrait pas remettre en question l'admissibilité ou l'efficacité de la
médecine traditionnelle.
Selon lui, alors que l'aspirine, un analgésique existe depuis plus de 120
ans, c'est seulement 5 ans auparavant, que "nous en avons compris l'emploi".
Lee qui a bousculé le protocole en permettant à Samba de délivrer le
discours, puisque c'était la Journée de l'Afrique, s'est également adressé,
en termes élogieux, à l'endroit de la médecine traditionnelle avant de faire
la promesse du soutien de l'OMS au projet de sensibilisation et de
vulgarisation.
Il a confié avoir grandi dans un cadre traditionnel, où ses grands-parents
pratiquaient avec succès l'acupuncture.
La célébration de la Journée a coïncidé avec le lancement du centre national
de référence sud-africain pour les médecines traditionnelles africaines, qui
a attiré une multitude de guérisseurs traditionnels. Ceux-ci ont dansé et
chanté au son de plusieurs tonalités Zoulou, au fur et à mesure qu'ils
invoquaientleurs ancêtres.
Pretoria - 01/09/2003
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