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[e-med] A propos des plantes médicinales


  • From: remed@remed.org
  • Date: Wed, 25 Jun 2003 04:08:44 -0400 (EDT)

E-MED: A propos des plantes médicinales
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Séminaire euro-méditeranéen sur la filière des plantes aromatiques et
médicinales
http://fr.allafrica.com/stories/200306240213.html
Tunisia Online (Tunis)
23 Juin 2003
Publié sur le web le 24 Juin 2003

La ville de Monastir vient d'abriter un séminaire euro-méditeranéen sur la
filière des plantes aromatiques et médicinales, auquel ont pris part des
spécialistes venant de onze pays méditerranéens.

Organisé par la commission européenne, en collaboration avec la faculté de
pharmacie de Monastir, cette rencontre vise, notamment, à établir un
partenariat euro méditerranéen dans le secteur des plantes aromatiques et
médicinales, conformément aux recommandations du Sommet euro- méditerranéen
tenu récemment à Barcelone.

Ce séminaire a été axé sur la situation du secteur des plantes aromatiques
et médicinales dans les pays méditerranéens.

La Tunisie a présenté un projet pilote sur la distillation des roses, des
fleurs de bigaradier, des églantines et du romarin.

Une proposition relative à la création à Monastir d'un institut
méditerranéen de formation des spécialistes en plantes aromatiques et
médicinales, a acquis l'approbation de plusieurs participants à cette
rencontre.

Cette proposition a été présentée par Mme Catherine Pyreaux, représenté du
maire de la ville française de Grasse.

E-mail : info@Tunisie.com

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Médecine traditionnelle: Les acteurs recherchent des solutions
http://fr.allafrica.com/stories/200306240553.html
Sidwaya (Ouagadougou)
24 Juin 2003
Publié sur le web le 24 Juin 2003
Charles Ouedraogoi

Prometra-Burkina en collaboration avec la Banque mondiale, organise du 23 au
25 juin 2003 à la CGP, une rencontre de restitution de l'enquête sur le
thème "Collecte, approvisionnement et commercialisation des plantes
médicinales au Burkina et dans la sous-région". La cérémonie d'ouverture a
été présidée par le ministre de la Santé, Alain Yoda.

Ils sont environ 200 participants de la sous-région à se réunir du 23 au 25
juin 2003 pour restituer l'enquête sur la collecte, l'approvisionnement et
la commercialisation des plantes médicinales.
Les objectifs de la rencontre sont entre autres, d'identifier les défis, les
expériences et les perspectives dans le cadre de la promotion et la gestion
des plantes médicinales et de la médecine traditionnelle, de trouver une
procédure acceptable pour répertorier les vendeurs et les tradithérapeutes
qui utilisent les plantes médicinales. Il s'agit aussi d'identifier le rôle
que doivent et peuvent jouer les acteurs (vendeurs, collecteurs,
tradipraticiens) dans la conservation et la gestion des plantes médicinales
et faire un examen du volet commercialisation et ses implications
socioéconomiques en matière de santé et de conservation de la biodiversité.

"Aujourd'hui, la demande des plantes médicinales augmente tant dans les pays
du Sud que du Nord. Il est cependant étonnant de constater que de grosses
quantités de matériel végétal commercialisées proviennent encore de récoltes
sauvages dans les forêts naturelles alors que très peu d'espèces de plantes
médicinales sont cultivées", s'est inquiété le président de Prometra,
Théophile Kamanga Ouédraogo. Il invite en conséquence, les participants à
une analyse sans complaisance de la situation actuelle de la gestion
rationnelle des plantes médicinales. Cela pour dégager les principaux maux
qui minent la promotion de la conservation des ressources naturelles.

Le représentant-résident de la Banque mondiale au Burkina, Jean Mazurelle,
chiffres à l'appui, a indiqué l'urgence de travailler à mieux connaître les
réalités et les évolutions en ce qui concerne l'exploitation, la
consommation et la commercialisation des plantes médicinales. "Il existe une
demande internationale en plantes médicinales qui s'accroît et contribue à
aggraver la pression sur la ressource dans les pays du Sud", a-t-il noté.
S'appuyant sur l'enquête, il a indiqué que 891 000 tonnes de plantes
médicinales sont vendues à Ouagadougou et 30 500 tonnes à Bobo-Dioulasso
chaque année, estimées en valeur à 4,5 milliards de F CFA.

Les plantes médicinales contribuent aujourd'hui à la résolution de problèmes
de santé des pays du Sud.

"Dans ce sens, le gouvernement du Burkina est fermement attaché au
développement et à la valorisation de la médecine et de la pharmacopée
traditionnelles", a souligné le ministre Alain Yoda. Ce, d'autant plus
qu'une grande partie des populations burkinabè ont recours, en première
intention, à la médecine traditionnelle et aux médicaments de la pharmacopée
traditionnelle.

"L'importance de la médecine traditionnelle ne peut être ignorée dans nos
pays. Pour ce faire, il est temps que la médecine traditionnelle puisse
bénéficier des apports technologiques et scientifiques modernes pour
garantir une certaine complémentarité avec la médecine moderne", a reconnu
le ministre de la Santé. A cet effet, il a invité les médecins et les
pharmaciens à s'impliquer davantage dans la mise au point de médicaments
issus de la pharmacopée africaine.
La rencontre regroupe le Bénin, le Ghana, la Guinée, le Mali, le Niger, le
Sénégal, le Togo et le Burkina Faso. Elle a choisi pour marraine, Mme
Kadidiatou Yonli.

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Du centre de soins à l'hopital : la lèpre dans le rétroviseur et le sida en
ligne de mire
Wal Fadjri (Dakar)
23 Juin 2003
Publié sur le web le 24 Juin 2003
D. S. Dia

De sa naissance à sa consécration, beaucoup de chemin a été parcouru. Et il
aura été parsemé d'embûches. Mais les obstacles ont su être surmontés.

L'hôpital traditionnel de Keur Massar, structure de médecine africaine,
n'était au départ, en 1980, qu'un modeste centre de soins antilépreux ouvert
dans une maison vétuste, au coeur de la brousse. Trois facteurs ont présidé
à la création de ce centre : les résultats de longues recherches
scientifiques (1969-1979) menées au Centre de recherches biologiques sur la
lèpre avec l'obtention de la culture de la mycrobactérie lépreuse et la mise
en évidence du pouvoir antibiotique de diverses plantes du Sénégal utilisées
dans le traitement de cette maladie. Il s'y ajoute l'état des lépreux
recevant, depuis des années, la chimiothérapie, qui montrait la nécessité
d'une autre approche thérapeutique et la rencontre décisive avec des
spécialistes de la maladie.

"Cette initiative trop en avance sur les mentalités de l'époque allait
susciter beaucoup d'opposition", selon la directrice Yvette Parès qui ajoute
que, malgré tous ces obstacles, le centre poursuivit son chemin et son
développement avec le soutien de diverses oeuvres caritatives. Quatre
thérapeutes de très haut niveau viendront élargir l'équipe médicale.

C'est ainsi que, de 1980 à 1984, le centre ne se limitera qu'au traitement
de la lèpre. Plus de deux cents patients adultes et adolescents seront
traités. Mais, de 1983 à 1987, les soins ont été étendus aux villages de
lépreux, avec la création d'"annexes" confiées à des responsables formés au
centre. En 1984, à la demande des populations environnantes, les
consultations externes en médecine générale ont été ouvertes. L'année
suivante, le centre de soins prend le nom d'hôpital traditionnel. En 1986,
un lieu de traitement a été organisé en ville pour les lépreux des rues de
Dakar à leur sollicitation.

Mais c'est en 1987 que sont venus les premiers patients confrontés à
l'infection au Vih/sida. Les recherches thérapeutiques dans ce domaine
pouvaient alors démarrer. En 1999, l'hôpital participe au premier congrès
international des médecines traditionnelles et infection au Vih/sida. Mme
Parès dirige un atelier intitulé "L'implication des tradipraticiens dans la
recherche thérapeutique pour l'affection Vih/sida". Puis, c'est la
participation à la Fiara. En 2000, les agents de cet hôpital seront
accueillis avec succès par la technofoire de Kolda.

L'an 2000 a marqué les vingt ans de l'hôpital, mais entre-temps, le monde a
beaucoup changé, notamment avec l'émergence de nouvelles maladies. C'est
pourquoi ses agents tentent de poursuivre leur oeuvre afin de répondre aux
besoins anciens et nouveaux.

Si cette structure intervient, sur le plan médical, dans la lutte
antilépreuse (au niveau des villages de reclassement de Mballing, Sowane et
Koutal et chez 200 malades des rues), dans la médecine générale et dans la
médecine préventive (pour la lèpre, la tuberculose et le paludisme), ses
opérations sont diversifiées sur le plan pharmaceutique. A côté des actions
de reboisement. Dans le domaine social, on compte les hospitalisations
gratuites pour les malades indigents, l'accueil annuel de 100 à 120 enfants
venus des villages de lépreux pour divers traitements curatifs et
préventifs, la scolarisation des enfants dans une école de cinq classes
reconnue par l'Etat et qui produit de bons résultats aux examens, la
distribution régulière de couvertures, de vêtements au niveau de l'hôpital,
des villages de reclassement... Malgré les crocs-en-jambe de la médecine
moderne, "ce renouveau a mis en évidence les grandes potentialités du
Sénégal dans le domaine sanitaire et spécialement pour la lutte contre les
redoutables fléaux de notre temps. Le rejet des connaissances du passé sur
tous les continents a été une grave erreur. Le moment est venu de la
réparer", selon Mme Parès. Et de conclure : "L'hôpital traditionnel de Keur
Massar, engagé sur ce chemin, souhaite que se réalise, un jour, la rencontre
de toutes les médecines du monde, avec leur pleine vitalité."

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Portrait de Mme Yvette Pares : de la science occidentale à la
médecine traditionnelle
http://fr.allafrica.com/stories/200306240049.html
Wal Fadjri (Dakar)
23 Juin 2003
Publié sur le web le 24 Juin 2003
D. S. Dia

Après avoir fait une bonne partie de sa carrière dans les sciences et la
médecine moderne, elle se rend compte que cette dernière n'est pas complète.
C'est ainsi qu'elle se tourne vers les tradipraticiens qui lui ont donné
satisfaction. Itinéraire d'une universitaire devenue une référence dans la
médecine traditionnelle.

La vie du professeur Yvette Parès est marquée par deux sources de savoir
habituellement opposées : science et tradition. C'est de la rencontre des
deux qu'est né l'hôpital de Keur Massar, "où le patrimoine thérapeutique de
l'Afrique s'est révélé dans toute son immense richesse", selon la
présentation faite par la Fondation Denis Guichard. Formée en biologie et
physiologie végétale, Mme Parès étudie ensuite la microbiologie du sol.
Docteur en sciences naturelles, elle enseigne et poursuit ses recherches à
l'université de Dakar. C'est alors qu'elle découvre la clé de la lutte
contre la lèpre. Auparavant, devenue docteur en 1968, elle s'illustre en
1972, dans une découverte scientifique mettant fin à un siècle d'essais
infructueux : elle réussit, pour la première fois, la culture du bacille de
la lèpre. Alors, par la méthode des antibiogrammes, elle observe
l'efficacité des plantes antilépreuses utilisées dans la pharmacopée
traditionnelle face à la chimiothérapie qui n'offre pas de résultats
probants auprès des malades. Encouragée par ces résultats, elle va chercher
du renfort auprès d'un autre savoir : la médecine traditionnelle.

En 1987, les premiers malades du sida font leur apparition. "Dans ce domaine
également, la médecine traditionnelle peut se montrer efficace et ouvrir
grand les portes de l'espoir", indique la note de la fondation. "La tâche
essentielle en ce début de troisième millénaire ne serait-elle pas d'oeuvrer
pour le rapprochement et la rencontre des médecines des cinq continents avec
l'espoir de faire reculer les fléaux déjà présents et ceux qui montent à
l'horizon ?", se demande Mme Parès au bout d'un séjour de trente-deux ans au
Sénégal, avant d'ajouter, après avoir fait une comparaison des médecines
traditionnelle et moderne (comparaison profitant à la première) :
"Notre souhait le plus profond est que ce témoignage porté sur la médecine
africaine suscite de nouvelles conceptions et réalisations pour la santé du
monde, en mobilisant les savoirs, les intelligences et les coeurs dans un
vaste mouvement planétaire. Ne serait-ce pas la meilleure des
mondialisations ?"


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