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[e-med] Grève dans les hôpitaux publics gabonais
- From: Grève.dans.les.hôpitaux.publics.gabonais@healthnet.org
- Date: Wed, 25 Jun 2003 03:55:08 -0400 (EDT)
E-MED: Grève dans les hôpitaux publics gabonais
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Grève dans les hôpitaux publics gabonais: le service minimum suspendu
http://www.caducee.net/afp/default.asp
LIBREVILLE, 24 juin (AFP) - 14h44 - Les personnels de santé des hôpitaux
publics du Gabon, qui réclament des augmentations de salaire, ont durci leur
mouvement de grève débuté le 26 mai en suspendant ou réduisant le service
minimum, a-t-on appris mardi de sources concordantes à Libreville.
"Lors de la rencontre avec le Premier ministre hier (lundi). Il n'y a pas eu
de débat.
Nous allons donc durcir notre mouvement de grève avec des marches et
d'autres actions", a indiqué à l'AFP Jean Mouengofou, secrétaire général du
Syndicat national des personnels de la Santé (Synaps), à l'issue d'une
assemblée générale mardi matin à Libreville.
Le Premier ministre, Jean-François Ntoutoume Emane, a demandé au Synaps "la
reprise immédiate du travail" sans augmentation de salaire possible.
"En négociations avec le Fonds monétaire international, le Gabon ne pourra
pas accéder aux revendications des syndicats avant deux ans", a expliqué à
l'AFP une source proche du Premier ministre.
"Si nous accédons aux revendications du Synaps, cela coûtera 21 milliards de
francs CFA (32 millions d'euros)", a-t-on ajouté de même source.
"Le syndicat est allé au-delà de la loi en suspendant le service minimum, ce
qui a causé des décès. L'Etat va donc appliquer la loi: il ne payera pas les
salariés grévistes", a-t-on précisé, reprenant les propos tenus la veille
par le Premier ministre.
Dans de nombreux hôpitaux et centres médicaux publics hors de Libreville
comme à Oyem (nord) ou Tchibanga (sud), les établissements ont été
complètement fermés au public. Aucun service minimum n'est assuré et les
locaux restent vides.
Au Centre hospitalier de Libreville, le service minimum a été très fortement
réduit et aucun nouveau patient n'est accepté. "Il y a encore les malades
les plus graves, ceux qui ne peuvent pas partir", a précisé un syndicaliste,
soit "une trentaine de personnes".
Le ministre de la Santé n'était pas joignable mardi.
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