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[e-med] (7) Campagne''les médicaments de la rue, ça tue''
- From: remed@remed.org
- Date: Sun, 1 Jun 2003 04:19:47 -0400 (EDT)
E-MED:(7) Campagne''les médicaments de la rue, ça tue''
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Campagne annuelle de sensibilisation contre les médicaments illicites :
lisez la notice !
Le Soleil (Dakar)
28 Mai 2003
Publié sur le web le 28 Mai 2003
- Par Fara Diaw
La profession pharmaceutique a, à travers son syndicat, démarré, au début de
cette semaine et pour la deuxième fois, sa campagne annuelle de
sensibilisation contre les médicaments illicites, c'est-à-dire, ceux vendus
hors du circuit officiel légalement reconnu.
Ces médicaments, on les retrouve pratiquement à tous les coins de rue dans
tous les chefs-lieux des régions et départements. Dakar est en tête : on y a
même de hauts lieux célèbres dans ce commerce illicite, comme «Keur Serigne
Bi» sur l'avenue Blaise Diagne, non loin du marché de Sandaga. On vend aussi
des médicaments «de la rue» dans les marchés de Colobane, Nguelaw, Thiaroye,
Pikine, Grand-Yoff, Guédiawaye et Parcelles Assainies. Le problème est donc
sérieux, très sérieux. Et les pharmaciens semblent montrer leur
détermination à sensibiliser inlassablement, jusqu'à ce que des solutions
puissent être apportées pour corriger de cette situation et en réprimer
efficacement contre les acteurs de ce commerce délictueux.
Ils ont donc marqué cet événement par des distributions de prospectus et des
interventions à travers les médiats des syndicalistes pharmaciens sur les
dangers des médicaments vendus dans la rue.
Toutefois, il faut dire que d'autres mesures ont été mises en oeuvre, (ou
vont l'être très bientôt), notamment en ce qui concerne la promotion des
médicaments essentiels génériques à travers des comptoirs «Génériques» dans
les officines, mais surtout la régulation, une bonne fois pour toutes, de la
vente de médicaments au niveau des pharmacies des structures publiques où
l'on avait constaté diversement sur le territoire l'application anarchique,
pour ne pas dire sauvage, de marges sur les prix des médicaments, faussant
complètement l'esprit «généreux» de l'initiative de Bamako. Ces mesures
devraient donc permettre d'agir sur les prix des médicaments, mais surtout
de susciter un effet de masse vers la qualité des produits offerts par les
officines privées et les pharmacies des structures de santé. En réalité dans
l'esprit de l'initiative de Bamako, la finalité attendue est le
dépérissement progressif de cette alternative des années 80 au profit des
officines qui offriraient, en ce moment, au public toutes les gammes
(spécialités, semi-génériques et génériques) en toute sécurité et dans une
plus large distribution territoriale.
Donc, outre la mise en branle de mesures décisives contre les acteurs de ce
trafic, il reste à faire, et c'est la partie la plus difficile, une campagne
d'information durable et efficace pour amener les populations à changer de
comportement face à ces médicaments de la rue. Pour cela, les gens doivent
comprendre ce qu'est d'abord un médicament, ce qu'il contient et les effets
recherchés dans sa prise.
Les autres éléments à appréhender sont que toute boîte de médicaments doit
comporter une notice contenant des informations importantes qui portent sur
sa composition, sa posologie pour nourrisson, enfant, adolescent ou adulte,
de tel ou tel poids, ses effets indésirables, les associations alimentaires,
la période de prise, avant, au milieu ou après le repas, à croquer, sucer ou
à avaler avec un verre d'eau, les associations alimentaires à ne pas faire,
etc. Le médicament a aussi une date de péremption au-delà de laquelle le
consommer est dangereux, voire éventuellement mortel. Sa conservation
nécessite également des précautions d'usage, comme abriter les produits
pharmaceutiques de la lumière et de l'humidité.
Enfin, chose importante, le médicament doit être prescrit par un médecin,
car l'automédication est dangereuse, et pour l'individu et pour la
communauté. L'automédication et l'utilisation non rationnelle des
médicaments sont, pour une grande partie, responsables dans l'émergence, à
travers le monde, de souches microbiennes résistantes aux antibiotiques,
même les plus puissants. D'ailleurs, lesmédecins et les pharmaciens ont
appris, à l'école de médecine, qu'aucun médicament n'est inoffensif
Tout ceci montre le travail «titanesque» d'éducation et d'information qu'il
faut faire en direction des populations, mais aussi de plaidoyer auprès des
autorités sanitaires et des acteurs de sous-secteur de la Santé.
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Vente illicite de médicaments : les pharmaciens poursuivent le combat
Le Soleil (Dakar)
28 Mai 2003
Publié sur le web le 28 Mai 2003
S. Gueye
Les membres de la profession de la pharmacie poursuivent leur combat, débuté
depuis trois ans, contre la vente illicite de médicaments dans la rue. Ainsi
les pharmaciens, par le biais du syndicat, ont engagé hier une campagne de
sensibilisations des populations sur ce phénomène de vente illicite des
médicaments vendus dans la rue, les marchés, et surtout de consommation de
ces produits avec tous les risques que cela comporte pour la santé publique.
Cette journée, qui entre dans le cadre d'une campagne, a été marquée d'une
distribution de prospectus didactiques par un tour de la ville de Dakar par
le petit train blanc.
Selon Mme Annette Seck Ndiaye, du Syndicat national des pharmaciens : «les
objectifs sont d'informer et de sensibiliser les populations et les pouvoirs
publics sur les risques que représentent la vente des médicaments et
l'automédication». Ces actions devraient, entre autres objectifs majeurs,
permettre aux populations de mieux connaître le circuit formel des
médicaments et promouvoir les (médicaments essentiels) génériques», a
précisé Mme Annette Seck Ndiaye.
Selon elle, «la cherté des médicaments dans les officines n'est pas une
raison pour les populations, quelle que soit la faiblesse de leurs revenus,
de monnayer leur santé contre des médicaments de qualité douteuse».
Pour Mme Annette Seck Ndiaye, «le combat se situe à deux niveaux à savoir :
celui de l'information et de la sensibilisation, qui incombent aux
professionnels et la répression devant être combinée par les ministères de
l'Intérieur et de la Santé et de la Prévention, pour éradiquer le phénomène.
Cette troisième journée, après celles de 2001 et de 2002, a mis à
contribution les enfants des écoles dans l'éducation des adultes en première
ligne et dans l'achat et la consommation des médicaments, par un port de
pancartes à travers les artères de Dakar.
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