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[e-med] Enfin les antirétroviraux en générique au Burkina-Faso !
- From: remed@remed
- Date: Wed, 23 Apr 2003 06:00:47 -0400 (EDT)
E-MED:Enfin les antirétroviraux en générique au Burkina-Faso !
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Enfin les antirétroviraux en générique !
Le Pays (Ouagadougou)
22 Avril 2003
Publié sur le web le 22 Avril 2003
Mamadou Ouattara
Le ministère de la Santé et les laboratoires CIPLA Ltd de l'Inde ont signé
ce mardi 22 avril 2003 à l'hôtel Silmandé à Ouagadougou une convention pour
la fourniture de médicaments anti-rétroviraux en générique au Burkina Faso.
Elle a été suivie d'un point de presse animé par le secrétaire permanent du
Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS) avec à ses côtés le
Directeur général de la Centrale d'achat des médicaments essentiels
génériques (CAMEG).
Chemical industrial pharmaceutical laboratoires (CIPLA) est une firme
pharmaceutique indienne qui fabrique des anti-rétroviraux en générique.
Selon ses responsables, les laboratoires CIPLA sont présents dans 149 pays
et sont reconnus par l'OMS. Cette firme a signé avec le Burkina Faso, une
convention qui l'engage à fournir à notre pays des anti-rétroviraux en
générique. Pour Alain Yoda, ministre de la Santé, cette signature de
convention suscite "beaucoup d'espoir" pour le Burkina quand on sait qu'il
est l'un des pays de l'Afrique de l'ouest les plus touchés par la pandémie
du Sida. Il a situé cette convention dans le cadre de "la mise en oeuvre des
pertinentes recommandations issues de la dernière session du CNLS". A en
croire le ministre de la santé, cette signature de convention est "le
prélude du démarrage de notre politique de dynamisation des soins d'urgences
et de prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH dans les
hôpitaux publics prévus".
De l'avis du ministre Yoda, elle permettra sans nul doute une baisse
sensible du coût de traitement, toute chose qui permettra d'accroître le
nombre de malades qui auront accès au traitement. Selon Alain Yoda, "cette
convention avec CIPLA, la première du genre, a pour objet de définir les
conditions et les modalités de l'approvisionnement du Burkina en médicaments
anti-rétroviraux à moindre coût". Au cours du point de presse qui a suivi la
signature de convention, il est ressorti que c'est à la CAMEG qu'il revient
de passer des commandes avec CIPLA pour approvisionner le pays en
anti-retroviraux. Les journalistes ont profité de cette occasion d'échanges
pour chercher à voir en termes de chiffres l'impact d'une telle convention
pour le Burkina. Pour Joseph André Tiendrébéogo, il serait difficile de
donner des chiffres mais ce qui est certain, il y aura davantage de
personnes qui auront accès au traitement car les prix du traitement mensuel
qui tournent au tour de 80 000 F CFA actuellement chuteront à environ 40 000
F CFA.
Il a en outre ajouté que notre pays a soumis une requête au Fonds global de
lutte contre la tuberculose et le Sida pour demander une subvention de la
prise en charge d'un nombre de malades. Dans ce projet, le gouvernement
souhaite que les malades puissent se soigner à 18 000 F CFA par mois. Le DG
de la CAMEG a justifié le retard de la signature d'une telle convention par
le fait des obstacles liés aux dispositions de l'OMC. En effet, les
anti-rétroviraux sont des médicaments récents qui sont encore sous brevets
et il fallait s'assurer d'abord que cet obstacle-là pouvait être levé. Les
hommes des médias ont insisté aussi sur la disponibilité des médicaments une
fois dans notre pays. A cette préoccupation, M Tiendrébéogo a répondu que
les anti-rétroviraux ne sont pas comme les autres médicaments. Il a affirmé
qu'ils seront entreposés dans des endroits où il existe des agents qui ont
reçu une formation supplémentaire qui les rend aptes à prescrire et à suivre
les malades sous anti-rétroviraux. Mais il a déclaré que des négociations
sont en cours avec l'ordre des pharmaciens pour d'une part former les agents
des pharmacies et d'autre part pour que les pharmaciens s'engagent à
distribuer ces médicaments sans marges bénéficiaires. Si le secrétaire
permanent du CNLS apprécie positivement l'apport des associations dans la
prise en charge des malades, il estime que celles-ci doivent faire appel aux
spécialistes formés à la prescription et au suivi des personnes infectées en
attendant que leurs personnels soient formés à cet effet.
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Des remèdes moins chers de l'Inde pour les personnes vivant avec le VIH
UN Integrated Regional Information
Networks
22 Avril 2003
Publié sur le web le 23 Avril 2003
Le Burkina Faso va importer des remèdes génériques de l'Inde pour les
personnes vivant avec le VIH, dans le cadre d'un accord avec les
Laboratoires chimiques industriels pharmaceutiques (Chemical Industrial
Pharmaceutical Laboratories (CIPLA)) d'Inde, a annoncé ce mardi à
Ouagadougou Alain Yoda, le ministre de la Santé.
"S'agissant de rendre le traitement accessible aux personnes affectées par
la pandémie, la question des prix des anti-rétroviraux est un problème
constant et indéniable ", a constaté M. Yoda après la signature de l'accord.
"Même si les prix ont baissé au cours des dernières années, ils n'en
demeurent pas moins un obstacle pour le traitement d'un plus grand nombre de
personnes qui en ont réellement besoin".
Grâce au médicament générique importé d'Inde, le traitement mensuel du
VIH/Sida coûtera l'équivalent de 37 à 70 dollars par mois.
"Il s'agit du début de la mise en oeuvre de la politique de dynamisation du
traitement et des soins médicaux d'urgence pour les personnes vivant avec le
Sida dans les hôpitaux ", a déclaré M. Yoda.
Une convention signée en 2001 avec le géant pharmaceutique Glaxosmithkline,
a conduit à une réduction du coût mensuel des traitements de 500 dollars, à
un prix oscillant entre 100 et 150 dollars.
Jusqu'alors, seulement 150 personnes vivant avec le VIH avaient accès au
traitement. Ce chiffre est passé depuis à 175, a remarqué M. Yoda.
"Avec les progrès de la technologie, il existe des possibilités de mettre
les médicaments à la portée du plus grand nombre à des prix très bas", a
indiqué Shailesh Pednekan, responsable des exportations de CIPLA. CIPLA est
l'une des premières compagnies distribuant des médicaments génériques sur le
marché et elle a été reconnue par l'ONUSIDA et par l'OMS.
Le ministre de la Santé a émis l'espoir que 2 000 patients puissent avoir
accès au traitement grâce aux nouveaux prix. Ce chiffre reste néanmoins
insuffisant puisque les statistiques montrent que 50 000 personnes - 15 pour
cent des personnes affectées au Burkina Faso, selon des estimations
variées - auraient besoin d'un traitement.
Le Burkina Faso espère atteindre davantage de personnes avec l'appui du
Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. Le
Gouvernement, qui est éligible pour une assistance, a sollicité une
assistance financière en vue de fournir des médicaments et un suivi
biologique à 3 600 patients à un coût de 5 dollars par mois.
Plus de 45 pour cent sur les douze millions de Burkinabè vivent dans la
pauvreté, avec moins de 120 dollars par an.
Environ 6,5 pour cent de la population du pays serait séropositive, selon
les derniers chiffres émanant de l'ONUSIDA. Jusqu'à une date récente, le
taux était de 7,17 pour cent.
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