[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]

[e-med] Histoire des ARV génériques en Chine


  • From: remed@remed.org
  • Date: Wed, 23 Apr 2003 05:37:44 -0400 (EDT)

E-MED:Histoire des ARV génériques en Chine
---------------------------------------------------------------------

[Modérateur: remerciements à Charles Rambert pour la traduction de ce
message publié sur Ip-health. CB]

http://www.ethicalcorp.com/content.asp?ContentID=3D520

Les laboratoires multinationaux et chinois essaient de casser les prix des
des médicaments du SIDA pour faire face à la frequence croissante du virus.
Mais n'est-ce pas trop peu et trop tard? Enquête de Julian Roche.
Ethical Corporation Magazine du 17 Avril 2003

Le ministère chinois de la santé estime que environ 600.000 personnes
étaient infectées à la fin de 2001, soit une augmentation de 60 à 70% chaque
annee au cours des dernières années. En 2001 on a enregistré 30.736 patients
porteurs du virus dont 1.594 avaient le SIDA et 684 en étaient morts. Depuis
des années les autorités chinoises reconnaissaient que le nombre de cas
était bien trop faible. Les experts des Nations Unies jugent que le problème
est bien plus grand que les autorités chinoises ne le reconnaissent, de
l'ordre de 1,5 millions de cas.
Les nombres exacts ne sont pas disponibles parce que nombre de patients sont
marginalisés comme les drogués, les prostituées et les villageois infectés
par des produits contaminés par du sang. Pour la plupart le coût des
médicaments qui va de 200 à 400 dollars US par mois est hors d'atteinte. Il
est donc compréhensible que la plainte courante des médecins chinois est que
le prix des traitements du SIDA est trop élevé et que le gouvernement a été
trop lent à faire pression sur les laboratoires pour obtenir de meilleurs
prix.

La réponse du gouvernement a été qu'il fallait être prudent et s'assurer de
ne pas violer les droits de la protection intellectuelle.

La situation présente:
Le premier produit d'origine chinoise est sorti en 2002: le Kedu. Produit
par NCPC North China Pharmaceutical Company, c'est une copie légale de
l'AZT, le produit le plus puissant autorisé par la FDA des USA. Le brevet a
expiré en Chine en fin 2001. Kedu a mis fin à la totale dépendance du pays
dans les importations. A cause d'elle, les patients et les porteurs du virus
VIH en Chine, dépensaient beaucoup plus pour se traiter que leurs homologues
en Thaïlande et au Brésil. Wu Hao un consultant du SIDA de l'hôpital Youan a
Beijing a annoncé que les malades recevaient un cocktail therapeutique dans
son hôpital pour un coût mensuel de 2.500(US$301) à 3.000 yuans (US$361).
Avec Kedu on s'attend à voir baisser le coût des traitements en dessous de
10.000 yuans par an (US$1204). Mais les médecins pensent que c'est encore
trop cher pour la majorité des patients infectés par le VIH en Chine.

Les produits d'origine chinoise devraient se vendre au dixième du prix de
leur homologue étranger. Mais leur circulation pourrait bien être entravée
par l'entrée de la Chine à l'OMC l'Organisation Mondiale du Commerce. Plus
récemment la Chine s'est décidée à fabriquer toute une gamme de produits du
SIDA parce que les détenteurs occidentaux de leurs brevets n'en baissaient
pas les prix.

Ce fut un revirement étonnant de la part des autorités chinoises qui
prétendaient que leur accés à l'OMC les conduisaient à être très prudents en
matière de respect des brevets et donc qu'ils devaient interdire l'usage des
génériques.

On ne comprend pas très bien ce qui a poussé les autorités chinoises à
changer d'attitude et à parler plus ouvertement. Cependant la Chine est sur
le point de demander un don de 90 milions de dollars US au Fond Mondial pour
le SIDA, TB et malaria. Elle doit donc tout faire pour montrer qu'elle fait
ce qu'il faut pour combattre le SIDA. Cette somme est en partie prévue pour
le SIDA en zone rurale, comprenant les "cocktails" thérapeutiques, d'après
un officiel qui a vu un brouillon de la proposition. Il est possible aussi
que la cause en soit le rejet de la première demande faite par la Chine,
demande qui portait sur la prévention et le traitement du SIDA chez les
drogués. Cette demande aurait été rejetée en partie à cause du manque
d'ouverture des autorités chinoises qui fournissaient des statistiques
incomplètes et d'autres manquements similaires.

L'OMC autorise ses membres à fabriquer des médicaments génériques du SIDA
pendant la période de transition, même si le produit est toujours protégé
par un brevet. Le Brésil et l'Inde sont des exemples où le coût moyen des
traitements mensuels par malades est de 50 dollars US, ces deux pays
fabriquants leurs propres médicaments du SIDA dans le cadre de la
règlementation de l'OMC.

Les médecins pensent que cela va aider quelques patients, même si Kedu seul
ne peut pas remplacer les cocktails médicamenteux disponibles pour les
patients des pays développés. Mais pour la majorité des malades du VIH/SIDA
en Chine, même les productions locales resteront trop chères.

Pour certains experts du SIDA, il faudrait se concentrer sur la prévention
du SIDA. Mais même dans de grandes villes comme Shangai, les sensibilités
politiques se heurtent sur des sujets comme la promotion des relations
sexuelles saines. Et même si des experts chinois ont commencé d'étudier le
modèle australien d'échange des seringues chez les drogués, cette pratique
doit encore être approuvée par les autorités en Chine.

Desano Shanghai, un laboratoire pharmaceutqiue chinois, a été l'un des
premiers à recevoir le feu-vert pour la production de ddI générique à bas
prix, un médicament d'usage courant contre le SIDA. Bristol-Myers Squibb, le
détenteur du brevet de ddI a admis que son brevet ne couvrait que la forme
comprimé alors que le produit de Desano Shangai est en poudre, donc hors du
champ du brevet.
On s'accorde généralement à penser que l'autorisation (de fabriquer la ddI
générique) fait partie des efforts de la Chine à presser l'industrie
pharmaceutique pour faire baisser les prix des produits importés, surtout
ceux du SIDA, on pense aussi que par le passé Beijing a procédé de la même
façon pour forcer les grandes multinationales à s'asseoir à la table des
négotiations. AZT, de GSK, sera aussi fabriqué localement. Dix autres
fabricants chinois ont déposés des demandes pour fabriquer des génériques de
médicaments dont le brevet est tombé. Ils pourraient commencer dès la fin de
cette année, selon Qi Xiaoqiu, Directeur Général du Département du Contrôle
des Maladies au Ministère de la Santé Chinois

A la suite de quoi on a vu les fabricants étrangers accorder des baisses du
prix de leurs produits allant de 16.000 dollars US par an pour une
association à 4.000 dollars US par an. Cependant cela reste très au dessus
de ce que la plupart des chinois peuvent payer, et le gouvernement cherche à
obtenir d'autres rabais.

Tout compte fait, quel est le prix de ces médicaments? Il reste exorbitant
et au-delà des capacités de la majorité des malades chinois. Y a-t-il alors
un plan en préparation pour y répondre? Pour l'instant pas grand-chose. Le
résultat de l'accès de la Chine à l'OMC et de son adhésion aux règlements
internationaux sur les brevets sera des millions de morts empêchées.

Date: Thu, 17 Apr 2003 12:03:24 -0400
From: Mike Palmedo <mpalmedo@cptech.org>
To: ip-health@lists.essential.org
Subject: [Ip-health] story on chinese generic ARVs

http://www.ethicalcorp.com/content.asp?ContentID=3D520

Chinese and multinational pharmaceutical companies are attempting to cut the
price of AIDS drugs in response to increased incidence of the virus, but is
it all too little too late? Julian Roche investigates.
Ethical Corporation Magazine
April 17, 2003

The Chinese Ministry of Health estimate that about 600,000 people in China
have been infected with the fatal illness at the end of 2001, an increase of
60 to 70 percent annually over the last few years. By the end of 2001, the
Ministry of Health had recorded 30,736 people with the HIV virus, among whom
1,594 had AIDS and 684 had died of the disease. Chinese health officials
have admitted for several years that official figures are way too low. UN
health experts believe China has a much worse problem than the government
acknowledges, with as many as 1.5 million HIV cases.

The true numbers are almost impossible to arrive at because many are on the
margins of society =96 drug users, prostitutes and villagers infected by
tainted blood products. For the vast majority, the cost of imported drugs,
which sell for US$200-400 a month, is well out of reach.
Understandably therefore, the major complaints by doctors in China has been
that the price of AIDS drugs is too high and that the government has been
too slow in pressuring foreign drug companies to lower their cost. The
government=92s response to that criticism has been that they have to be
careful to ensure that the cost of AIDS treatment is cut without violating
intellectual property rights.

*The current situation*

China released its first drug for treating AIDS, Kedu, across the country in
2002. Kedu, produced by Northeast China Pharmaceuticals Group Company, is a
legal imitation of AZT, the most effective anti-AIDS drug licensed by the
United States Food and Drug Administration. The patent protection period of
AZT in China expired at the end of 2001. Kedu has put an end to the
country=92s total reliance on imported AIDS medicines. Due to a reliance on
imported AIDS drugs, patients and HIV carriers in China had to spend much
more money treating the disease each year than those in countries such as
Thailand and Brazil. Wu Hao, an AIDS consultant at You=92an Hospital,
Beijing, disclosed that AIDS and HIV patients mostly received a cocktail
treatment at his hospital for a monthly cost of 2,500 yuan (US$301) to 3,000
yuan (US$361). Kedu is expected to bring down the annual pharmaceutical
spending of AIDS patients and HIV carriers to below 10,000 yuan (US$1,204).
But doctors say even this is likely to be too expensive for the majority of
China's HIV/Aids patients.

The Chinese-made drug is expected to sell for about one tenth of the cost of
foreign equivalents. But the release of the product may be bogged down in
the politics of China's entry into the World Trade Organization. Recently,
however, China decided to manufacture a full complement of AIDS drugs as
Western patent holders did not lower prices. It was a striking reversal by
Chinese health officials, who previously insisted that, as a new member of
the World Trade Organization, China had to be especially vigilant about
respecting patents and would not permit the use of generic AIDS drugs.
It is unclear exactly why the Chinese government decided to take the plunge
and talk more candidly, but China is in the process of submitting a US$90
million grant application to the Global Fund for AIDS, Tuberculosis and
Malaria, and thus desperately needs to show some good-faith efforts on AIDS
to help its application. That money is apparently in part earmarked for
dealing with AIDS in rural China, including "cocktail" therapy for AIDS
sufferers, according to an official who has seen an early draft of the
proposal. It could also be because China's first application to the fund,
seeking money for AIDS prevention and treatment among drug addicts, was
rejected earlier this year partly because of the government's closed
attitude about the problem, leading to unreliable statistics and other
shortcomings.
The WTO allows its members to make AIDS prevention medicines by copying
other countries' production during the transitional period, though the drugs
are still under the protection of intellectual property rights. Countries
such as Brazil and India are examples, where the average AIDS patient's
medical expenditure is about $50 per month, as both countries produce their
own AIDS drugs under the protection of WTO rules. Doctors say this will help
some sufferers, even though the drug on its own is unlikely to be as
effective as the cocktail of medication available to many patients in
developed countries. But for the majority of China's HIV/AIDS patients, even
the domestically produced drug is likely to be too expensive.

AIDS experts say there is all the more need to focus on preventive work. But
even in big cities such as Shanghai, political sensitivities continue to get
in the way of such ideas as promoting safer sex.
And while Chinese experts have begun to study needle exchange projects for
drug users in countries like Australia , authorities have yet to approve
such practices in China itself.
Desano Shanghai, a Chinese pharmaceuticals company, is one of the first to
receive the go-ahead from regulators in Beijing to produce a generic copy,
low cost version of ddI, a widely used drug that slows the effects of AIDS.
Bristol-Myers Squibb, the US pharmaceuticals company that holds the patent
in China for ddI, admitted that the patent only covers the drug in tablet
form and Desano Shanghai's generic version is exempt because it is a powder.

Although it is widely speculated that the approval may be part of Chinese
efforts to pressure foreign companies to lower the prices of imported drugs,
especially those for AIDS, it is believed that Beijing has allowed domestic
production in the past to force big foreign companies to the bargaining
table. AZT, originally made by Britain's GlaxoSmithKline, will also be
produced locally.
Ten more Chinese firms have applied for permission to make generic versions
of AIDS drugs with expired patents, and might be producing them by year's
end according to Qi Xiaoqiu, Director General of the Department of Disease
Control, China's Health Ministry. The result of these new patents for local
manufacturers is that foreign drug makers have agreed to price reductions in
China that cut the cost per patient from US$16,000 for a year's treatment to
about US$4,000. However, this is still far more than most Chinese patients
can pay, and the government has been trying to negotiate further discounts.
At the end of the day, what is the cost of these drugs?
Still exorbitant and beyond the reach of most Chinese sufferers. What is
anyone planning to do? Right now nothing much. The consequence of China=92s
accession to the WTO and adherence to international rules on intellectual
property rights will be millions of preventable deaths.
--------------------------------------
This Email Was brought to you by
WebMail
A Netwin Web Based EMail Client
http://netwinsite.com/webmail/tag.htm
--
Adresse pour les messages destinés au forum E-MED:
e-med@healthnet.org
Pour répondre à un message envoyer la réponse au forum
ou directement à l'auteur.
Pour toutes autres questions addresser vos messages à :
e-med-help@healthnet.org