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[e-med] Politique pharmaceutique en Australie


  • From: remed@remed.org
  • Date: Mon, 27 Jan 2003 03:37:38 -0500 (EST)

E-MED: Politique pharmaceutique en Australie
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[Modérateur: remerciements à Charles Rambert notre traducteur qui est
actuellement en Papouasie Nouvelle Guinée et qui agrémente le texte de
quelques remarques.CB]

[Note du Traducteur (NDT): Un bon exemple des dérives de la privatisation de
la santé]

Changer le logiciel de prescription en Australie pourrait générer 40
millions de livres sterling d'économies
Bob Burton Canberra
BMJ 2003;326:184 ( 25 January )

http://bmj.com/cgi/content/full/326/7382/184/b?ct

La demande du gouvernement australien de corriger le défaut du logiciel de
prescription médical pour favoriser les génériques a soulevé un tollé de la
plus grande association des laboratoires pharmaceutiques et des médecins.

Le logicile actuel, financé par les fabricants de spécialités, active
automatiquement la remarque "ne pas substituer". A partir du 1er février les
prescriptions ne pourront plus être générées par ce logiciel qui s'oppose à
la substitution (en Australie, toute consultation et toute prescription est
informatisée NDT).

Les médecins pourront prescrire des spécialités mais il devront désactiver
la mention "ne pas substituer". Le gouvernement estime que ce changement
permettra au Pharmaceutical Benefits Scheme (la Sécurité Sociale
australienne) d'économiser près de A$111m (£40m; $64m; ?61m) en 4 ans (pour
une population de 19 millions d'habitants NDT).

Martyn Goddard, principal responsable des politiques de santé de
l'Association des Consommateurs Australienne, appuie la mesure: "Il est
inadmissible que le logiciel de prescription, financé par l'industrie,
oriente les médecins vers les marques seules. On ne peut se permettre de
dépenser 20% de plus simplement pour la marque... C'est un luxe
inabordable."

Carmel Martin, director de l'éthique en santé publique de l'Association
Médicale Australienne prétend que le changement entrainera une augmentation
des coûts par plus d'admissions en hôpital (particulièrement des personnes
âgées) pour cause de doses doublées par erreur. D'après elle, "Simplement
changer la couleur de l'emballage ne fait qu'empirer les choses".

Le porte-parole du sénateur Kay Patterson, ministre fédéral de la santé et
de la vieillesse, rejette cette affirmation. Pour lui, si les médecins
pensent que les patients vont se tromper, qu'ils prescrivent les marques.
Par contre le changement proposé alignera l'Australie sur le Royaume Uni et
les Etats Unis.

Mme Martin a alors répondu que le communiqué de presse par lequel
l'association s'opposerait à la réglementation sous prétexte d'obligation de
prescription des génériques est mal informé. En réalité l'association des
médecins n'est pas opposée à la nouvelle réglementation mais elle craignait
l'obligation de devoir prescrire les génériques uniquement. Elle a conclu en
disant: "Nous craignons de voir cette obligation se mettre en place dans le
futur".

Quant à Steven Haynes, le directeur des relations stratégiques de Medicines
Australia, la plus imporatnte association de l'industrie pharmaceutique, il
déclare que les médecins "se voient dicter leur conduite par des
bureaucrates" et qu'ils devraient avoir la possibilité de prescrire les
marques? Alors qu'on lui faisait remarquer que cette possibilité existe
toujours, il a répondu: "Oui c'est vrai".

Goddard pense que les médecins et l'industrie exagèrent. A ses yeux "le
risque d'erreur existe dès lors que le médecin passe d'une marque à
l'autre... L'industrie se garde d'en parler... Les génériques se battent sur
les prix, et les gros n'aiment pas ça. C'est tout".


----- Original Message -----
From: "Carinne Bruneton" <remed@remed.org>
To: "Charles Rambert" <crambert@global.net.pg>
Sent: Friday, January 24, 2003 7:34 PM

> Changing prescription software to favour generics could save Australia
£40m
> a year
> Bob Burton Canberra
>
> http://bmj.com/cgi/content/full/326/7382/184/b?ct
>
> A requirement by the Australian government that the default in doctors?
> software be set to prescribe generic drugs has sparked opposition from the
> largest pharmaceutical industry body and doctors? groups.
>
> The existing software?which is sponsored by the manufacturers of brand
name
> drugs?automatically ticks the "not for substitution" box. From 1 February
a
> prescription must not be prepared by software with the default stating
that
> generic drugs cannot be substituted for a brand name drug.
>
> Doctors will be able to select brand name drugs but they will have to
> uncheck the default box. The government estimates that the change will
save
> the government funded Pharmaceutical Benefits Scheme A$111m (£40m; $64m;
> ?61m) over four years.
>
> Martyn Goddard, senior health policy officer at the Australian Consumers
> Association, supports the measure: "It is outrageous that the prescriber
> software?that is sponsored by the drug companies?directs doctors to the
> brand name drugs first. We can?t afford to spend 20% more on brand name
> drugs just to get the brand name ? It is a luxury the system can?t
afford."
>
> Carmel Martin, director of public health and ethics at the Australian
> Medical Association, argues that the change may lead to increased costs
from
> hospital admissions of patients (especially old patients) who take double
> doses as a result of confusion. "Changing even the colour or the packaging
> of the drug would make things worse than they already are," she said.
>
> A spokeswoman for Senator Kay Patterson, the federal minister for health
and
> ageing, rejected the association?s claims: "If doctors think patients are
> going to be confused they should prescribe the brand name drugs." The
> changes, she said, would bring Australia into line with the United Kingdom
> and the United States.
>
> Martin conceded that a press release from the association objecting to the
> regulation because it will result in the "enforced use of generic drugs"
was
> inaccurate and said that the association did not oppose the new regulation
> but feared that prescribing generics would become mandatory. "We are
> concerned about enforcement in the future," she explained.
>
> Steven Haynes, the director of strategic relations for Medicines
Australia,
> the largest pharmaceutical industry association, claims that doctors are
> "being dictated to by health bureaucrats" and that they should have the
> option to prescribe brand name drugs. Asked if he realised that doctors
> could still prescribe brand name drugs, Haynes said, "Yes, you are right."
>
> Goddard believes that claims made by doctors and brand name drug
> manufacturers about adverse effects are exaggerated. He said, "The
> possibility for confusion already arises when doctors change prescriptions
> from one brand name drug to another . . . You don?t get the industry
> pointing that out . . . The generics industry competes on price and the
big
> guys don?t like it. That is what this is all about."
>

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