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[e-med] Les antirétroviraux en Algérie


  • From: remed@remed.org
  • Date: Tue, 3 Dec 2002 10:12:40 -0500 (EST)

E-MED: Les antirétroviraux en Algérie
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[Modérateur: dans cet article il est dit que l' Algérie "dans le cadre du
projet du NEPAD, ... envisage de créer une usine de médicaments en accord
entre le trust pharmaceutique et les pays africains" pour les ARV. Quelqu'un
a des infos sur ce projet? CB]

Depuis l'apparition du 1er cas de sida en 1985, 561 sidéens et 1 317
séropositifs en Algérie

La Tribune (Algiers)
2 Décembre 2002
Publié sur le web le 2 Décembre 2002

Amel Bouakba

En l'absence d'un remède «miracle» contre le sida -on compte actuellement 42
millions de personnes contaminées dans le monde, avec 5 millions de nouveaux
cas enregistrés cette année- la prévention demeure le seul moyen de lutter
contre cette maladie du siècle. Donc «mieux vaut prévenir que mourir», ne
cessent de répéter les spécialistes.

Le sida continue de faire des ravages dans notre pays, même si les chiffres
officiels récemment communiqués par le ministère de la Santé ne sont pas
alarmants. En effet, on enregistre depuis l'apparition du 1er cas de sida en
Algérie en 1985, 1 317 cas de séropositifs VIH et 561 sidéens (stade final
de la maladie). Ces chiffres ont été rendus publics hier lors d'une
rencontre organisée par la Fondation nationale pour la promotion de la santé
et le développement de la recherche (FOREM) au Centre culturel français à
l'occasion de la Journée mondiale du sida, qui coïncide avec le 1er
décembre. De nombreux spécialistes ont animé cette conférence-débat,
notamment le professeur Khiati, les docteurs Orif et Sahraoui ainsi que le
professeur Bouhamed de l'hôpital El Kettar et le docteur Mekki du centre de
transfusion de Lyon.

Selon ce dernier, les chiffres officiels ne traduisent pas la réalité car la
majorité des malades atteints du virus ne s'aperçoivent de la maladie qu'au
stade final. Ce constat n'est pas spécifique à l'Algérie puisque même en
Europe, il est constaté que 52% des malades ne se rendent comptent qu'ils
ont le virus qu'à une phase tardive de l'évolution de la maladie. Il faut
savoir que le sida touche généralement des sujets jeunes, entre 21 à 41 ans.
Les modes de contamination sont les voies sexuelles, les voies sanguines ou
encore les voies materno-foetales -une mère infectée peut contaminer son
enfant pendant la grossesse, durant l'accouchement ou pendant l'allaitement.
On l'a compris, il n'y a donc pas de vaccin contre le sida. Seul traitement
actuellement disponible : la trithérapie, qui permet de ralentir la
multiplication du virus, donc l'évolution de la maladie, non de
l'éradiquer.En Algérie, la trithérapie a été introduite en mars 1998 mais
elle n'est à vrai dire, précise le professeur Khiati, pas disponible dans
tous les centres de prise en charge du sidéen, à savoir El Kettar, Oran,
Constantine et Sétif. Il reste que la prise en charge thérapeutique reste
très coûteuse : 800 000 DA par malade et par an. La solution réside, aux
yeux du professeur Khiati, dans le cadre du projet du NEPAD, qui,
ajoute-t-il, envisage de créer une usine de médicaments en accord entre le
trust pharmaceutique et les pays africains.La FOREM mise essentiellement sur
la prévention.

Parmi ses projets, la création d'un centre de documentation sur le sida, un
projet toujours en attente en l'absence d'un local adéquat. La fondation a
également initié une campagne de sensibilisation pour lutter contre ce fléau
planétaire. Ainsi, de nombreux lycéens, munis du traditionnel ruban rouge,
symbole de la lutte contre le sida, ont été mobilisés et répartis à travers
les hôtels et les aéroports pour sensibiliser.

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