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[e-med] les lois sur les brevets maintiennent les pays pauvres
- From: Jerome.Dumoulin@upmf-grenoble.fr
- Date: Thu, 19 Sep 2002 08:10:36 -0400 (EDT)
E-MED: les lois sur les brevets maintiennent les pays pauvres
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[traduction : Jérôme Dumoulin. Remarque : ce rapport officiel britannique va
tout à fait dans le sens de la politique de l'Union Européenne. Pour une
fois, le Royaume-Uni ne suit pas aveuglement les Etats-Unis !]
BMJ 2002;325:562 ( 14 September )
http://bmj.com/cgi/content/full/325/7364/562/a
News
Patent laws are keeping poor countries in poverty
Zosia Kmietowicz, London
Selon un rapport publié cette semaine, les lois sur les brevets maintiennent
les pays pauvres dans la trappe de la pauvreté. Les lois sur les brevets et
la propriété intellectuelle doivent être assouplies et adaptées pour aider
les pays en développement à combattre la pauvreté et
accéder à la technologie, aux médiccaments et à la recherche.
Les pays en développement devraient établir leur propre programme d'action
et mettre en place des lois qui leur donnent un accès plus facile aux
médicaments à prix faibles et aux versions génériques des médicaments encore
brevetés.
Selon la Commission on Intellectual Property Rights (Commission sur les
Droits de Propriété Intellectuelle) ils devraient aussi s'assurer que les
méthodes de diagnostic et de chirurgie sont exclues des brevets.
Cette commission, qui a été créée par le gouvernement britannique en mai
2001 pour voir comment les pauvres peuvent bénéficier des lois nationales
sur la propriété intellectuelle, propose aussi que les entreprises qui
partagent leur technologie puissent être rémunérées d'une façon ou d'une
autre, par exemple par des détaxations.
Selon ce rapport, "Les systèmes de propriété intellectuelle peuvent, s'ils
ne sont appliqués soigneusement, introduire des distorsions au détriment des
intérêts des pays en développement. Les pays développés devraient porter
davantage d'attention à l'harmonisation de leurs intérêts commerciaux et du
besoin de réduire la pauvreté dans les pays en développement, ce qui est de
l'intérêt de tout le monde".
Dans l'avant-propos, Hugh Laddie, juge au tribunal britanique des brevets,
dit que l'accord ADPIC (Aspects de la propriéé Intellectuel liés au
Commerce) qui permet aux membres de l'Organisation Mondiale du Commerce
d'avoir un accès plus facile aux médicaments "n'a pas rétréci le fossé qui
sépare les deux bords (les pays développés et les pays en développement), et
a plutot aidé à renforcer les perceptions actuelles des choses." Ce sont
celles, surtout dans les pays développés, qui disent que les droits de
propriété intellectuels sont bons et doivent être renforcés, tandis que les
pays en développement croient que les pays développés sont les seuls à en
profiter et que ces droits font des dégats à l'industrie et à la technologie
partout ailleurs.
Le rapport dit que les principes exposés dans l'accord ADPIC doivent être
plus souples et la date limite pour adopter le traité devrait être reporté à
2016 pour certains pays.
"Selon le Pr John Barton, président de la commission, et professeur de droit
à l'université de Stanford, "Les pays développés avancent souvent
l'affirmation selon laquelle ce qui est bon pour eux doit être
vraisemblablement bon pour les pays en développement. Mais dans le cas des
pays en développement, une protection plus étendue et plus forte n'est pas
forcément meilleure. Les pays en développement ne devraient pas être
encouragés ni forcés à adopter des droit de propriété intellectuelle plus
forts sans considérer la conséquence sur leur développement et les pauvres.
Il devraient être autorisés à adopter des régimes de droit appropriés, pas
nécessairement les plus protecteurs."
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BMJ 2002;325:562 ( 14 September )
http://bmj.com/cgi/content/full/325/7364/562/a
News
Patent laws are keeping poor countries in poverty
Zosia Kmietowicz, London
Intellectual property systems in developed countries are helping to keep
poorer countries trapped in poverty, says a report out this week. Laws on
patents and intellectual property need to be relaxed and adapted to help
developing countries fight poverty and gain access to technology, medicines,
and research.
Developing countries should set their own agenda and develop laws that give
them easier access to cut-price drugs and generic versions of drugs that are
still patented. They should also aim to ensure that diagnostic and surgical
methods are excluded from patents, says the report from the Commission on
Intellectual Property Rights.
The commission, which was set up by the British government in May 2001 to
see how poor people could benefit from national rules on intellectual
property, also suggests that companies that share their technology with
poorer countries should be rewarded in some way, perhaps with tax breaks.
"Intellectual property systems may, if not used carefully, introduce
distortions that are detrimental to the interests of developing countries.
Developed countries should pay more attention to reconciling their
commercial self-interest with the need to reduce poverty in developing
countries, which is in everyone's interest," says the report.
In a foreword to the report, Hugh Laddie, UK High Court Patents Judge, says
that TRIPS (trade related aspects of intellectual property)which allows
members of the World Trade Organization to have easier access to cheaper
medicines"has not resulted in a shrinking of the gap that divides those two
sides [the developed world and the developing world], rather it has helped
to reinforce the views already held." There are those, mainly in the
developed world, who believe that intellectual property rights are good and
must be strengthened, whereas developing countries believe they benefit just
the developed world and seriously damage industry and technology everywhere
else.
The principles laid out in TRIPS need to be made more flexible, and the
deadline to adopt the treaty should be extended to 2016 for some countries,
says the report.
"Developed countries often proceed on the assumption that what is good for
them is likely to be good for developing countries," said Professor John
Barton, chairman of the commission, and professor of law, Stanford
University.
"But, in the case of developing countries, more and stronger protection is
not necessarily better. Developing countries should not be encouraged or
coerced into adopting stronger IP [intellectual property] rights without
regard to the impact this has on their development and poor people. They
should be allowed to adopt appropriate rights regimes, not necessarily the
most protective ones."
Footnotes
The full text of the report and the executive summary is on the website of
the Commission on Intellectual Property Rights
(www.iprcommission.org)
© BMJ 2002
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