[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]

[e-med] Revue de presse sur le sida


  • From: remed@remed.org
  • Date: Mon, 26 Aug 2002 12:34:10 -0400 (EDT)

E-MED: Revue de presse sur le sida
-------------------------------------------------------------------------

Le Vietnam commence la production de médicaments ARV à faible prix
(traduction INFOACTION de la dépêche d'Associated Press du 8 août 2002)

Une compagnie vietanmienne has débuté la production d'un médicament intitulé
Lamzidivir, une combinaison des antirétroviraux Lamivudine [3tc ou nom de
marque : Epivir] et Zidovudine [AZT ou nom de marque Rétrovir]. [Cette
combinaison équivaut donc au Combivir de Glaxo Welcome]. Cette fabrication
se fait sous les hospices d'un programme gouvernementale destiné à rendre
les antirétroviraux abordables au nombre grandissant de patients HIV.

Lamzidivir coutera 1 850 $ par an, soit 1/4 à 1/6 du prix précédent, ce qui
est encore excessif pour la plupart des malades, a indiqué le comité
officiel de lutte contre le sida . [Bizarement, le prix annoncé est deux
fois plus cher que celui de Glaxo (730$ par an, le génériqueur indien
propose cette combinaise a 204$. Est-ce-qu'un abonné du Vietnam peut
confirmer la nouvelle?]

Le gouvernement a autorisé quatre compagnies à produire des comprimés ARV à
partir de la matière première importée de pays tels que l'Inde ou la Corée
du Sud, mais jusqu'ici, seule une compagnie vietanmienne d'Ho Chi Minh ville
le fait, ont déclaré les officiels. Le gouvernement pense que les compagnies
vietnamiennes ne violent pas les brevets puisque qu'elles ne font que
fabriquer les comprimés à partir de poudres médicamenteuses produites à
l'étranger a indiqué le comité. Celui-ci espère que les prix chuteront quand
d'autres compagnies démarreront la production. [...]



**************

Tollé à propos de la modification de la loi sur les médicaments anti-sida
The Nation(Nairobi)
31 juillet 2002
Muriithi Muriuki

La disparition d'un point de la législation qui aurait permis l'importation
parallèle de médicaments génériques contre le sida est lentement en train de
dégénérer en une controverse de premièr plan.

Quelqu'un a enlevé un point de la Section 58 de la loi sur la propriété
industrielle et ajouté une phrase selon laquelle il est obligatoire pour
ceux qui donnent l'ordre d'importer de demander le consentement du détenteur
du brevet.

La disparition du point a ainsi changé et annulé tout le but de cette loi-
de permettre aux Kenyans d'importer des génériques anti-sida directement à
bas prix.

Cela a de graves conséquences pour les 2,5 millions de Kenyans contaminés
par le VIH qui n'ont pas maintenant les moyens d'acheter les
antirétroviraux.

Au centre de la dispute se trouvent le Ministère de la Santé et celui du
Commerce et de l'Industrie et le service du Procureur Général qui est
responsable de la rédaction des projets de loi du gouvernement. Personne ne
veut s'avouer coupable bien que l'on montre du doigt le service du Procureur
Général.

Le Ministre de la Santé publique, le Professeur Sam Ongeri, l'a admis la
semaine dernière quand il a disculpé son ministère de l'accusation
d'escroquerie.

Prenant la parole au parlement, le ministre a dit qu'il était choqué.

Quelle que soit la personne qui a enlevé le point du texte, le modifiant
ainsi, a soit sous-estimé ses conséquences, soit pensé que ce serait juste
considéré comme une erreur de typographie sur laquelle on ne s'attarderait
pas, a indiqué le Docteur Newton Kulundu, le président de la commission
parlementaire sur la santé.

Le Ministre de la Santé publique, Sam Ongeri, s'est disculpé et a disculpé
le Ministre du Commerce et de l'Industrie, Nicholas Biwott, des allégations
selon lesquelles ils étaient responsables d'avoir modifié la loi permettant
l'importation de médicaments génériques antirétroviraux.

Le service du Procureur Général rédige tous les projets de loi avant qu'ils
soient présentés à la Chambre pour un débat.

Le professeur Ongeri a dit que la section dans le projet de loi sur la
propriété industrielle a été amendée et qu'une clause a été ajoutée selon
laquelle tous ceux qui donnaient l'ordre d'importer devaient obtenir
l'approbation du détenteur de brevet.

Le Ministre a dit qu'il était furieux quand il a découvert que la section
avait été modifiée et qu'il a évoqué la question avec M.Biwott qui a dit
qu'il était aussi surpris du changement.

"On ne peut pas dire exactement qui est responsable de la modification du
texte, mais la question a été soulevée au service du Procureur Général" a
dit le Professeur Ongeri.

M.Joshua Toro(Kandera, DO) a suggéré que le Parlement ordonne une
investigation afin de restaurer la dignité de la Chambre."Nous voulons
savoir exactement qui a amendé la section", dit-il.

****************

Du médicament gratuit pour les séropositifs en Tanzanie


Dar es Salaam, Tanzanie (PANA) - La Tanzanie va bientôt commencer
à distribuer gratuitement un médicament pour aider les personnes
vivant avec le SIDA, rapporte mercredi la presse locale.

La société américaine Pfizer Inc., qui fabrique le Diflucan, et
le gouvernement tanzanien ont signé mardi un accord, ce qui fait
de la Tanzanie le huitième pays africain à recevoir ce médicament
antifongique.

Le Botswana, le Lesotho, le Malawi, la Namibie, l'Afrique du Sud,
le Swaziland et l'Ouganda sont les autres pays bénéficiaires.

Dans un communiqué, la succursale sud-africaine de Pfizer a
Fait savoir que le don n'était limité ni en termes de dollars ni
en termes de temps et qu'il était au profit des patients
souffrant du VIH/SIDA qui n'avaient pas les moyens de traiter
deux infections associées à cette maladie incurable.

Il s'agit de la méningite cryptococcale, qui infecte le cerveau
et concerne 10 pour cent environ des patients atteints du SIDA,
et de la candidose oesophagienne, une infection fongique de
l'oesophage, signalée chez 20 à 40 pour cent de malades du SIDA.

Le don du laboratoire Pfizer comprend un volet formation, dans le
cadre duquel les agents des services tanzaniens de la santé qui
seront chargés de distribuer les médicaments apprendront la
manière appropriée de les utiliser et les meilleures pratiques de
prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA.

"Ce don arrive à un moment crucial important pour la Tanzanie", a
annoncé la ministre de la Santé Anna Abdallah, peu de temps
après la signature de l'accord.

Elle a affirmé que la Tanzanie, qui connaît un taux de prévalence
du VIH compris entre 10 et 15 pour cent, a un besoin urgent d'un
tel geste pour traiter sa population infectée.

"Ce partenariat est essentiel si nous voulons traiter ces deux
infections opportunistes courantes qui touchent tant de
personnes", a-t-elle souligné.

En plus du soulagement immédiat qu'il procure, le Diflucan peut
prolonger et améliorer la qualité de la vie du patient vivant
avec le SIDA.

Des structures hospitalières sélectionnées situées sur tout le
territoire national vont commencer à administrer le médicament
incessamment, a indiqué le ministre.
[...]
 
Dar es Salaam - 21/08/2002


*********************************


La Zambie donne des directives sur les anti-rétroviraux


Lusaka, Zambie (PANA) - Le ministre zambien de la Santé, Brian
Chituwo, a indiqué vendredi que les anti-rétroviraux fournis par
le gouvernement ne seront administrés qu'aux malades du VIH/SIDA
qui auront subi un examen clinique.

Il a expliqué que même si 10.000 malades ont déjà été triés pour
ce programme, les bénéficiaires ne seront pas choisis au hasard.
Ils feront partie des personnes testées positif pour le VIH/SIDA.

En principe, le gouvernement avait fait part de son intention de
donner des anti-rétroviraux à toutes les personnes touchées
directement ou indirectement par le VIH/SIDA.

Mais le ministre a laissé entendre que la priorité sera donnée
aux mères porteuses ainsi qu'à leurs bébés et à leurs époux qui
se seront inscrits dans les établissements de santé.

Les personnes seules auront accès aux médicaments s'ils sont sous
aide psychosociale et dûment testées, a-t-il dit.

Pendant ce temps, quelque 40 personnes, des prostituées, ont
écrit au gouvernement zambien pour se plaindre d'avoir été
laissées pour compte dans le nouveau traitement par anti-
rétroviraux.

Dans la pétition adressée au ministre de la Santé, les
travailleurs du sexe soutiennent que la majorité d'entre eux ont
été testés positif au VIH et ont désespérément besoin de
médicaments.

[...]
Lusaka - 17/08/2002
 

 *******************

Kenya-sida: Médicaments génériques: les militants remportent une nouvelle
bataille

Agence France-Presse - Août 16, 2002

NAIROBI, 16 août (AFP) - Les militants de la lutte contre le sida au Kenya
se sont réjouis vendredi d'une nouvelle victoire après avoir obtenu le
retrait d'un amendement rendant obligatoire l'autorisation préalable des
compagnies détentrices des brevets des molécules originales pour
l'importation de médicaments génériques moins chers.

L'amendement a été retiré d'un projet de loi par l'Assemblée nationale le 8
août, après une nouvelle campagne de protestation des organisations
non-gouvernementales (ONG) et associations regroupées au sein de la
Coalition pour l'accès aux médicaments essentiels, a annoncé à l'AFP le Dr
Chris Ouma, responsable de l'association ActionAid.

"Cela veut dire que le gouvernement, les associations et les hôpitaux
dépendant des églises vont pouvoir s'approvisionner plus facilement au
meilleur prix partout dans le monde", en particulier pour les médicaments
antirétroviraux (ARV), s'est-il réjoui.

Quelque 2,2 millions de personnes sont séropositives ou malades du sida au
Kenya.

En juin 2001, après une bataille de longue haleine très médiatisée, la
Coalition avait convaincu les députés d'autoriser l'importation de ces
médicaments génériques grâce à une loi qui empêchait les grands groupes
pharmaceutiques internationaux de s'y opposer.

La loi n'était entrée en vigueur qu'en mai 2002. Mais, cinq semaines plus
tard, un amendement avait été voté en catimini, noyé parmi d'autres, tard
dans la nuit et sans les membres de la Commission de la Santé de l'Assemblée
nationale, absents du pays.

Cet amendement obligeait les compagnies désirant importer des génériques au
Kenya à demander l'autorisation préalable aux propriétaires des brevets.

Des responsables de la coalition et des sources judiciaires et
parlementaires avaient accusé des groupes pharmaceutiques internationaux
d'avoir fait pression sur des hauts responsables du gouvernement kényan pour
faire passer cet amendement.

020816
AF020842_FR


******************


Chine-sida: Un médicament moins cher contre le sida peut-être dès septembre
en Chine

Agence France-Presse - Août 16, 2002

PEKIN, 16 août (AFP) - De l'AZT, ou zidovudine, fabriquée localement
pourrait être mise sur le marché dès le mois de septembre en Chine à un
dixième du prix pratiqué jusqu'à présent, a rapporté vendredi un journal
chinois.

Un porte-parole de Northeast Pharmaceutical Group, Gou Xilian, a déclaré au
China Daily que cette société avait reçu la semaine dernière l'autorisation
du Bureau d'Etat des médicaments pour vendre de l'AZT sur le marché chinois.

La nouvelle, si elle se confirme, devrait contribuer à donner de l'espoir à
des milliers de malades du sida chinois auxquels une trithérapie composée
d'AZT et de deux autres médicaments, coûtant entre 240 et 360 dollars par
mois, demeure actuellement inaccessible.

"Nous faisons de notre mieux pour être prêts le plus tôt possible. Il est
possible que l'AZT soit disponible pour les patients d'hôpitaux spécialisés
dans le traitement du sida dès le mois de septembre", a déclaré M. Gou, cité
par le journal.

Plusieurs sociétés chinoises sont en compétition pour produire d'autres
médicaments de lutte contre le sida, a ajouté le quotidien de langue
anglaise.

"Il est important d'assurer que les patients aient accès à des médicaments
efficaces et abordables", a ajouté Gou.

Un coût "raisonnsable" se situe en deçà de 300 yuans (36 dollars) par mois,
selon Zhang Ke, un médecin spécialiste du sida à l'hôpital You'an de Pékin
également cité par le China Daily, qui estime qu'il s'agit d'un objectif
réalisable si toute la production est localisée en Chine.

[...]

Northest Parmaceutical, une société basée à Shenyang (nord-est), fabrique de
l'AZT depuis plus de deux ans, mais jusqu'à présent uniquement pour
l'exportation.

020816
AF020840_FR

*****************

Une entreprise Sud-africaine va offrir des antirétroviraux à ses employés
contaminés par le SIDA
Après Shell, c'est l¹entreprise De Beers, puissante industrie minière, qui
vient d'annoncer qu'elle procurera gratuitement des antirétroviraux à tous
ses employés contaminés par le virus du SIDA.

Selon une étude effectuée l'an passé, au moins 1200 employés cette
entreprise seraient séropositifs ou malades du SIDA.

[...]

Mis en ligne le 14 août 2002 - Gay.com
******************

Des antirétroviraux gratuits pour plus de 2000 malades en Ouganda

Kampala, Ouganda (PANA) - Le gouvernement ougandais a annoncé
mardi un projet pilote consistant à distribuer gratuitement des
antirétroviraux à plus de 2000 malades du SIDA à travers le pays.

Le ministre de la Santé, le général de brigade Jim Muhwezi, a
déclaré que le projet, d'un coût de 9 millions de dollars, est
une initiative qui vise à atteindre les patients démunis,
incapables de supporter les coûts exorbitants du traitement.

Il a déclaré que l'argent pour le financement de ce projet
provient du Fonds mondial pour la lutte contre le SIDA, le
paludisme et la tuberculose.

"Nous sommes persuadés que les antirétroviraux peuvent apporter
un changement majeur dans les conditions de vie des malades du
SIDA.

"Nous avons établi un programme dans lequel les communautés de
chaque sous-comté du pays choisiront deux patients nécessiteux
qui bénéficieront du traitement gratuit", a expliqué le général
de brigade Muhwezi au cours d'une conférence sur le VIH/SIDA
organisée pour les députés de l'Afrique de l'Est.

Selon les statistiques officielles, environ 10.000 Ougandais
achètent par leurs propres moyens les antirétroviraux qui coûtent
quelque 50 dollars par mois.
Kampala - 13/08/2002


**************************

Nigeria-sida: Sida: Le Nigeria désigne trois centres de diffusion de
médicaments génériques

Agence France-Presse - Août 12, 2002

LAGOS, 12 août (AFP) - Le Nigeria a désigné trois hôpitaux pour assurer la
distribution de médicaments génériques contre le sida, qui seront 80 fois
moins chers que l'ancien traitement, a annoncé lundi la radio
gouvernementale Eko FM.

Plus de trois millions de Nigérians sont infectés par le virus et les
autorités redoutent une expansion de l'épidémie, comme dans les pays
d'Afrique australe et de l'est, si le traitement n'est pas répandu
massivement.

En décembre, le gouvernement avait lancé des essais de médicaments
anti-rétroviraux génériques importés d'Inde, produits à un tarif beaucoup
moins élevé que les traitements utilisés en occident.

Les hopitaux universitaires d'une ville de l'Etat du Bénin (sud), et ceux de
Nnewi (sud-est) et Kano (nord) ont été choisi pour distribuer ces
médicaments génériques, et trois autres centres vont être désignés bientôt,
a annoncé la radio.

Le directeur du programme de généralisation des médicaments, Nasir Gwarzo, a
ajouté, selon la radio, qu'un patient paiera 1.000 nairas (8,16 euros) par
mois pour obtenir son traitement au lieu de 80.000 auparavant.

Cette baisse du prix des médicaments est une chance supplémentaire, a-t-il
ajouté, d'enrayer la propagation de cette épidémie meurtrière dans l'immense
population de ce pays de 120 millions d'habitants, la plupart vivant daans
la pauvreté.

[...]

020812
AF020829_FR

*************************

Un géant minier sud-africain va distribuer des antirétroviraux

Le Cap, Afrique du Sud (PANA) - Le géant minier sud-africain,
Anglo-American a annoncé mardi son intention de commencer à
distribuer des antirétroviraux à ses employés séropositifs.

Selon la compagnie, le taux de prévalence du VIH/SIDA est
d'environ 23 pour cent mais le calcul des coûts est compliqué par
le fait que toutes les personnes vivant avec le VIH n'ont peut-
être pas besoin de médicaments immédiatement.

Le VIH/SIDA coûte à l'exploitation minière de l'or entre quatre
et six dollars par once produit, mais cela pourrait augmenter à
neuf dollars si la compagnie ne fait rien pour bien réagir face à
l'impact de la pandémie.

Anglo American emploie 90000 personnes en Afrique du Sud. Sa
filiale AngloGold a un effectif de 44000 travailleurs et la
firme diamantifère De Beers dont elle détient 45 pour cent
emploie environ 18000 personnes.

Selon les prévisions, l'impact du SIDA sur la population sud
africaine économiquement active sera plus sévère que sur la
population totale étant donné que la tranche des 25-49 ans
succomberont plus à la maladie.

Résultat, la population active devrait être inférieure de 23,5
pour cent (près de 4 millions de personnes) d'ici à 2015 à ce que
c'aurait été sans le SIDA.

En ce qui concerne l'économie, la croissance en termes de
production potentielle devrait être inférieure à 3 pour cent de
2001 à 2015, tandis que les dépenses en services de santé par le
gouvernement et les ménages devraient croître considérablement.

Etant donné la structure démographique de l'Afrique du Sud, les
travailleurs les plus qualifiés semblent être moins exposés que
les travailleurs non qualifiés ou semi qualifiés.

Les secteurs minier et du transport, semblent être plus exposés
que le secteur financier.
Le Cap - 08/08/2002


*****************

Baisse des prix des anti-rétroviraux au Cameroun

Yaoundé, Cameroun (PANA) - Les anti-rétroviraux, médicaments
utilisés dans le traitement du SIDA, coûteront 30 à 60 pour cent
moins cher au Cameroun à partir de ce jeudi 1er août, selon un
communiqué publié mercredi à Yaoundé par le ministre de la Santé
publique, M. Urbain Olanguena Awono.

Les anti-rétroviraux coûteront désormais entre 15.000 et 28.000
FCFA (22 et 41 dollars US) contre 22.000 et 79.000 FCFA (32 et
116 dollars US) auparavant, précise le communiqué.

La signature d'un accord sur la production de médicaments
génériques ant-SIDA avec le laboratoire indien CIPLA, en juin
2001, avait déjà permis de ramener le prix des anti-rétrovriaux
à 22 000 FCFA, rappelle-t-on.

Cette dernière mesure intervient deux semaines après celle
annonçant la baisse du prix des analyses de charge virale du VIH.

Le coût des analyses de charges virales, qui concernent les
personnes sous traitement anti-Sida, est en effet passé de 56.000
à 38.090 FCFA (82 à 56 dollars US) le 17 juillet dernier.

Selon le communiqué du ministre de la Santé publique, ces baisses
montrent la volonté du gouvernement camerounais de permettre aux
personnes atteintes par le virus du SIDA de s'offrir un meilleur
suivi médical.

Le Cameroun, qui figure parmi les pays à fort de taux de
prévalence, soit 11 pour cent, multiplie les actions pour le
recul de la pandémie, note-t-on.

Des études sont actuellement menées pour évaluer l'efficacité des
médicaments génériques anti-SIDA.

Elles sont conduites par l'Institut de recherche pour le
développement (IRD), en collaboration avec une équipe de
chercheurs camerounais et le concours de la section Suisse de
Médecins sans frontières et entrent dans le cadre du projet
Prévention SIDA Cameroun.
Yaoundé - 01/08/2002

************

Des malades du SIDA prennent d'assaut une clinique au Botswana

Gaborone, Botswana (PANA) - Des centaines de Botswanais
infectés par le virus du SIDA prennent littéralement d'assaut
une clinique de Gaborone à la recherche de médicaments anti-
rétroviraux gratuits qui y sont distribués depuis son
ouverture, lundi dernier, a-t-on constaté sur place.

La clinique Bontleng, tenue par la municipalité de Gaborone,
est le premier des quatre centres prévus pour la distribution,
dans un futur proche, de médicaments anti-rétroviraux.

Le maire de Gaborone, Harry Motei a déclaré que plus de 500
patients ont été traités à la clinique Bontleng où 250 patients
ont déjà été placés sous traitement anti-rétroviral, tandis que
le reste est sous observation.

M. Motei a indiqué que des problèmes logistiques gênaient
l'initiative et ont retardé le démarrage de la distribution des
médicaments dans les trois autres cliniques pilotes promises en
2001 par le gouvernement.

Par conséquent, les patients accourent de toutes parts du pays
pour s'agglutiner dans l'unique clinique opérationnelle et
espérer bénéficier du traitement.

Il a déclaré que les autres cliniques sont aujourd'hui prêtes à
lancer le programme et attendent seulement le détachement du
personnel qualifié.

Les cliniques constituent la première étape de l'initiative du
gouvernement de fournir gratuitement un traitement par des
produits anti-rétroviraux aux malades du SIDA.

D'après les autorités, l'ambition du programme, dans sa
première phase, est d'atteindre 19.000 malades à partir des
hôpitaux où se font les consultations générales et 20.000 ou
plus, dans la deuxième phase.

L'ouverture de cliniques pilotes se fera dans un premier temps
à Gaborone avant de s'étendre au reste du pays, indique-t-on.

Dans le même cadre, le président Festus Mogae et l'ancien
ambassadeur des Etats-Unis à Gaborone John E. Lang procéderont
à l'inauguration d'un centre de dépistage du VIH, dans la
localité de Lobatse.

Le centre fait partie d'une initiative financée par les Etats-
Unis, consistant à pratiquer les tests gratuits et anonymes de
dépistage du VIH au Botswana, en vue d'avoir une estimation des
dommages causés par le SIDA.

Selon les estimations, 44 pour cent de la population du
Botswana seraient séropositifs.
Gaborone - 01/08/2002
 
***********************

jeudi 22 aout 2002, 20h12


Les organisations africaines de lutte contre le sida s'unissent

LE CAP, Afrique du Sud (AP) - Les organisations de lutte contre le sida de
22 pays africains se réunissent depuis jeudi au Cap (Afrique du Sud) pour
poser les fondations d'un mouvement panafricain qui se battra pour l'accès
aux traitements.

"Nous essayons tous d'éviter un holocauste des pauvres", a souligné Zackie
Achmat, président de la "Campagne action traitement" d'Afrique du Sud, qui
co-organise le sommet de trois jours où se rencontrent une soixantaine
d'activistes. "Le VIH montre que les riches vivent toujours mais que les
pauvres meurent".

Outre l'accès à des médicaments abordables, le mouvement continental vise à
se poser en interlocuteur lors des discussions internationales sur le sida.

"C'est nous qui souffrons, mais nous ne prenons pas de rôles de direction
dans la lutte contre le sida", a noté Mohammed Farouk, coordinateur de
l'"Alliance contre le sida" du Nigeria. "Il est temps pour nous, Africains,
de nous unir pour nous affirmer".

On estime que 70% des 40 millions de malades infectés par le VIH habitent
l'Afrique sub-saharienne. Les médicaments coûteux n'y sont accessibles qu'à
une poignée de patients.

Selon les Nations Unies, 70 millions de personnes risquent de mourir du sida
ces 20 prochaines années, dont la majorité en Afrique, à moins que des
mesures radicales ne soient prises.

Les programmes de lutte contre le sida se focalisent actuellement sur la
prévention de nouveaux cas, mais "peu de gens parlent de sauver la vie des
gens du continent africain" qui ont le sida, a déploré Zackie Achmat.

"Créer une plus grande solidarité (entre activistes) nous sera bénéfique à
tous", a estimé Winston Zulu, un militant zambien.

Les activistes préparent une série de résolutions sur le sida qu'ils
entendent soumettre aux délégués qui se réuniront à partir de lundi à
Johannesburg pour le Sommet sur le développement durable.

"Pour que notre voix soit entendue (...) nous devons parler de concert", a
expliqué Sipho Mthathi, responsable de la "Campagne action traitement".
"Cela ne suffit pas de changer les choses en Afrique du Sud alors que le
reste de l'Afrique décline à cause du VIH". AP

cb/v462

*********************


Voir aussi : briefing paper sur Pfizer d'Oxfam GB (2.3Mb format .pdf)
http://www.oxfam.org.uk/cutthecost/pfizer.pdf



Communiqué de presse d'Oxfam International (juillet 2002)

Pfizer : une entreprise de pointe rendant les médicaments inaccessibles aux
pays en voie de développement

Pfizer nouvelle cible à la veille du sommet du G8 de Gènes, et de la
prochaine session du Conseil ADPIC de l¹OMC à Genève

Oxfam International accuse aujourd¹hui Pfizer, la plus grande et la plus
riche entreprise pharmaceutique mondiale, de manquement moral en maintenant
le prix de médicaments vitaux hors d¹atteinte de millions d¹habitants des
pays en voie de développement.

Dans un nouveau rapport «  Formula for Fairness : patient rights before
patent rights » (Formule pour une équité : les droits des patients avant les
droits de brevets), diffusé aujourd¹hui dans huit pays, Oxfam International
révèle que l¹entreprise, qui pèse 266 milliards de dollars, a imposé
agressivement ses brevets dans les pays en voie de développement,
influençant ainsi à la hausse le prix d¹importants médicaments vitaux.

Le rapport montre comment Pfizer a utilisé sa position dominante pour
influencer politiquement le secteur pharmaceutique afin de pousser les
Etats-Unis à menacer ces pays de sanctions commerciales.

Il montre également comment, contrairement à nombre de ses concurrents,
Pfizer n¹a pas baissé le prix de ses médicaments de marque dans les pays du
Tiers-Monde, et ce malgré la pression internationale croissante sur les
entreprises pharmaceutiques. Ses propositions sont, de surcroît, réversible
et limité.

« L¹entrepise se préoccupe plus de son chiffre d¹affaires que de la vie des
plus démunis » disait Justin Forsyth, secrétaire politique d¹Oxfam
International. « La valeur boursière de Pfizer dépasse le PIB des 18 plus
grands pays d¹Afrique sub-saharienne, mais la cruelle logique de
l¹entreprise continue à diriger la campagne du secteur pharmaceutique pour
un contrôle mondial des médicaments vitaux, pendant que de nombreuses
personnes meurent de maladies pouvant être évitées. »

Oxfam International appelle Pfizer à utiliser sa position dominante dans le
secteur pharmaceutique pour sauver des vies dans les pays en voie de
développement en stoppant son soutien à l¹Accord sur les droits de propriété
intellectuelle en rapport avec le commerce (ADPIC) ­ qui sera discuté la
semaine prochaine à l¹OMC à Genève ­ et en arrêtant d¹imposer ses droits de
brevets aux pays pauvres.

« En reconnaissant enfin, comme le fait le reste du monde, que le prix élevé
des médicaments pour des millions de personnes est lié aux brevets, Pfizer
pourrait apporter une réelle contribution au débat du G8 à Gènes sur la
crise du Sida et aux réponses internationales à celle-ci » affirmait David
Earnshaw du bureau d¹Oxfam International à Bruxelles. « Nous appelons
l¹entreprise à commencer dès à présent à assumer sa responsabilité morale ».

Une conférence de presse se tiendra à la salle Maelbeek, Residence Palace,
Centre International de Presse, le jeudi 19 juillet 2001 à 16h00.


*****************

Le VIH-Sida se propage à une vitesse alarmante en
République du Congo

UN Integrated Regional Information
Networks
26 Août 2002
Publié sur le web le 26 Août 2002

Face à cette situation, des organisations non gouvernementales ont,
grâce à l'appui financier des Nations Unies et d'autres bailleurs,
renforcé leurs efforts et développé des programmes de sensibilisation
et d'éducation pour tenter de freiner la montée exponentielle de
l'épidémie.

L'Association Panafricaine Thomas Sankara (APTS), l'une de ces
ONG, mène des campagnes de proximité dans les quartiers pour
montrer aux gens de tous les horizons, le danger que représente le
sida pour la société. Ce groupe fait appel à des clubs d'animateurs
sociaux pour informer et éduquer les jeunes contre la propagation du
VIH et les infections sexuellement transmissibles.

Dans le cadre de son projet intitulé " Femmes-Sida : mieux connaître
pour mieux agir ", financé par le bureau du Fonds des Nations Unies
pour l'enfance (UNICEF) au Congo, un réseau d'éducateurs a été mis
en place, l'an dernier, et s'attellent à la tâche de sensibilisation et
d'éducation.

" Nous conseillons aux jeunes gens, la fidélité et le port du préservatif
pour se préserver contre la maladie, " a déclaré le président de
l'APTS,Céphas Germain Ewangui. " Notre campagne est aussi
destinée aux prostituées,qui, selon les enquêtes que nous avions
réalisées, pratiquent deux tarifs correspondant à l'usage ou non du
préservatif. "

" Et nous nous opposons à ceux qui prétendent que le sida est un
châtiment de Dieu, " a-t-il ajouté.

Pour l'APTS, la participation des chefs religieux à un processus de
coopération peut être d'une importance capitale. " Il est facile
d'organiser des conférences-débats au cours desquelles les religieux
peuvent prendre la parole et tout mettre en ouvre pour combattre le
sida. C'est l'une des approches qui justifient le taux d'infection de 2 %
au Sénégal, un des plus faibles au monde," poursuit M. Ewangui.

Pour l'Association des volontaires de l'éducation pour la santé
publique (Avesap), " il est plus facile à nos dirigeants de prendre un
certain nombre de mesures, par exemple, changer de comportement
ou avoir un comportement plus responsable, car il est onéreux
d'acheter les antirétroviraux pour soigner les malades ". A travers des
discussions, des débats ou des réunions de groupes, l'Avesap forme
des éducateurs qui, à leur tour, forment d'autres personnes. Cette
année, à la demande des chefs d'établissements scolaires, l'Avesap
a organisé des campagnes d'éducation contre le VIH/sida, à
l'intention de certaines écoles.

Pour l'Association Monde Action (AMA), le message doit être diffusé
partout - dans les bars, dans les lieux de travail, dans les écoles, sur
les terrains de jeu - jusqu'à ce que tous les tabous aient disparu et que
le silence soit rompu, jusqu'à ce que tout le monde comprenne que la
meilleure protection contre le sida consiste à changer de
comportement.

" Chez nous au Congo, rares sont ceux qui témoignent de leur
séroposivité, " lâche Artur Madzou, secrétaire général d'AMA. " Il est
clair que le mur de silence entrave notre lutte. Car il est évident que si
les malades de sida s'associent à la lutte, en parlant de leur état, ils
contribueront, comme sous d'autres cieux, à faire évoluer les
comportements ", commente-t-il. " Nous luttons aussi contre la
marginalisation des personnes touchées par la maladie, " ajoute-t-il.

Tout en reconnaissant les vertus de la sensibilisation et de l'éducation,
Jean-Claude Ganga, directeur d'Afrique Avenir, estime que le
gouvernement devrait combattre le sida en luttant contre la pauvreté
qui contribue si fortement à la propagation du virus.

Signalons que dans cette lutte contre le sida, la Fondation Congo
Assistance que dirige Antoinette Sassou-Nguesso, épouse du chef
de l'Etat, a déjà mis en oeuvre un programme de prévention de la
transmission de la mère séropositive à l'enfant.

Grâce à un partenariat avec le laboratoire allemand, Bohringer
Ingelheim, le Congo bénéficie, gratuitement, pendant cinq ans, de la
Viramune, le médicament qui empêche la transmission du sida de la
mère à l'enfant, au moment de l'accouchement. La somme de 170
millions de francs CFA (263 668 dollars) dégagée de l'enveloppe
gagnée lors du Grand Prix de l'amitié France-Afrique qui s'est tenu à
Paris en juin 2001, est utilisée pour le démarrage du programme
Viramune.

Rappelons que le gouvernement s'était engagé, à l'occasion du
conseil des ministres du 16 novembre 2001, à relancer, de manière
effective, la lutte contre le sida. Il avait promis l'adhésion du Congo
àl'initiative "Access" pour bénéficier des réductions des prix des
antirétroviraux auprès des principales firmes pharmaceutiques, de
telle sorte que la trithérapie du sida qui est, actuellement à 400 000
francs CFA par mois et par patient, soit établie entre 21 000 et 56
000 francs CFA par patient et par mois. 584 millions de francs CFA
étaient également promis pour le traitement de 1 000 patients par an.
Or, jusqu'à présent, le gouvernement n'a encore rien fait.

Il sied de noter qu'à la fin de l'année 1996, 10 777 cas de sida avaient
été notifiés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au Congo.
Cependant, cette notification n'a pas fonctionné de façon
systématique depuis des années. Déjà en 1995, le taux de
prévalence du VIH/sida atteignait 7,8 pour cent. Des études réalisées
entre 1990 et 2000 ont montré que la séroprévalence se situait entre
7 et 9 pour cent chez les donneurs de sang, 10 à 15 pour cent chez
les femmes enceintes, 30 à 70 pour cent chez les prostituées, et 17
pour cent chez les patients atteints de maladies sexuellement
transmissibles.

Des années de violence, des violences sexuelles à grande échelle,
laissent supposer un taux de prévalence bien plus élevé à l'heure
actuelle. Des études récentes estiment un taux actuel d'au moins 10 à
12 pour cent. Si la pandémie n'est pas endiguée, elle risque d'annuler
tous les efforts consentis pendant cette période post-conflictuelle.

L'OMS, le Fonds des Nations Unies pour la population, le Programme
de l'ONU pour le développement et l'UNICEF mettent en exécution un
projet inter-agences comportant des mesures pour ralentir la
propagation du VIH/sida, accompagnées d'un investissement à long
terme, pour renforcer les capacités nationales. Dans leurs actions,
elles s'appuient sur les ONG locales.


--
Adresse pour les messages destinés au forum E-MED:
<e-med@usa.healthnet.org>
Pour répondre à un message envoyer la réponse au forum
ou directement à l'auteur.
Pour toutes autres questions addresser vos messages à :
<e-med-help@usa.healthnet.org>