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[e-med] (8)Initiative MSH/Bill Gate de comptoirs pharmaceutiques
- From: "Dimitri Peffer" <dimitri@cmam.imoz.com>
- Date: Fri, 7 Jun 2002 08:25:25 -0400 (EDT)
E-MED:(8)Initiative MSH/Bill Gate de comptoirs pharmaceutiques
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Bonjour Denis,
Je suis étonné par la vigueur des critique au sujet de l'initiative des
comptoirs pharmaceutiques franchisés. Il me semble que ce genre de projet
n'est en rien nouveau et que des systèmes similaires existent dans de
nombreux pays depuis une bonne dizaine d'années, depuis l'initiative de
Bamako. Les critiques ne sont-elles pas en fait plutôt suscitées par le
vocabulaire utilisé que par le projet lui-même ? En effet, on était plus
habitués à des termes tels que "Comité de Santé" et "Pharmacie
Communautaire" que "Boutique Franchisée". De plus, le soutien du Grand Bill
doit certainement aussi en irriter beaucoup dans le petit monde de la santé
publique ...
A la fin des années 90, j'ai participé à une initiative fort similaire au
Tchad, qui n'a pas provoqué de telle levée de boucliers.
Dans une cinquantaine de villages, des Comités de Santé, élus par les
villageois, géraient une petite pharmacie annexe au Centre de Santé. La
gestion quotidienne était assurée par un "pharmacien" recruté et controlé
par le Comité de Santé. L'infirmier chef du Centre de Santé avait également
un rôle en tant que conseiller technique.
Les recettes de la pharmacie servaient à racheter des médicaments, à payer
le salaire du pharmacien et des primes au reste du personnel ainsi que
quelques frais de fonctionnement (papetterie, essence de la mobylette de
l'infirmier, ...). Quand il y avait des bénéfices, ils étaient investis
dans un projet communautaire (réhabilitation du Centre de Santé,
construction de latrines, ...) Les réultats variaient d'un village à
l'autre, et dépendaient fort du soutien de la population et des autorités
traditionnelles et administratives locales. Cependant, environ la moitié
des Pharmacies étaient rentables.
L'approvisionnement de ces pharmacies était effectué par une "Pharmacie
Préfectorale", gérée par une ONG qui s'occupait de l'importation et de la
distribution des médicaments. Cette Pharmacie Préfectorale vendait ses
médicaments en dégageant une marge béneficiaire qui lui permettait de
couvrir une partie de ses frais et de concéder une ristourne aux Centre de
Santé Ruraux (grâce aux bénéfices dégagés par les ventes aux Centre de Santé
Urbains).
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Dimitri Peffer
M.Sc. Health Economics
Assessor de Auditoria
Central de Medicamentos e Artigos Médicos
Ministério da Saúde
Moçambique
dimitri@cmam.imoz.com
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