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[e-med] Argentine : La médecine de la mort
- From: "Carinne Bruneton" <remed@remed.org>
- Date: Fri, 17 May 2002 01:49:06 -0400 (EDT)
E-MED: Argentine : La médecine de la mort
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paru sur e-farmacos:
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Buenos aires- Argentine 5 mai 2002
[traduction Hélène Chastanier]
Martin Canas
Fondation FEMEBA/ GAPURMED
macanas@netverk.com.ar
http://www.femeba.org.ar/fundacion/
"La médecine de la mort"
*************************
Pendant la période où le peso était aligné sur le dollar, avec prix gelés,
les médicaments ont augmenté , en moyenne de 156%. A partir de la
dévaluation, l'inflation a été d'un peu plus de 20% et les médicaments ont
augmenté de 60% en moyenne. Certains ont augmenté jusqu'à 350%.
Un marché oligopolistique en production et distribution, et une politique
de totale liberté des prix ont abouti au fait que 15 millions de personnes
dans le pays ne consomment pas de médicaments car ils ne peuvent les
payer, selon ce que signale le Ministre de la Santé , Gines Gonzales
Garcia. L'année dernière, le nombre d 'unités vendues a baissé de 14%. Au
premier trimestre de l'an 2002, la baisse n'a même plus été soulignée. Des
provinces comme Jujuy, Formosa et Catamarca consommaient moins de remèdes
que le quartier de Palerme. Dans certains secteurs, deux personnes sur 3
n'ont pas accès aux médicaments.
Cependant, les laboratoires continuent à augmenter leur chiffre d'affaires
et leur rentabilité parce que, d'une part ils continuent d'augmenter les
prix, et d'autre part leurs coûts de production sont infimes. Par exemple,
l'antibiotique Amoxidal, de Roemmers, a un coût de 0,025 peso par unité et
sort du laboratoire à 0,68 peso, 3000% de plus. Et la différence entre le
coût unitaire et le prix que paye le consommateur est de 4800 %.
280 laboratoires opèrent dans le pays, mais les 25 premiers mènent 75% du
marché. Entre eux ils se partagent la production des médicaments les plus
consommés. Ils n'entrent jamais en concurrence pour le prix. En somme, si
dans un cas quelconque deux des entreprises leaders élaborent des produits
similaires, ils se disputent le marché à force de publicité. Depuis 2 ans,
la province de Buenos Aires a commencé à produire des médicaments pour
fournir ses hôpitaux. Mais seul a été amené jusqu'à la conformité un
vademecum de 40 spécialités. Le lobby des laboratoires a convaincu les
autorités provinciales de ne pas continuer à élargir l'éventail pour
compléter la production de tous les produits que les hopitaux demandent.
L'armée possède un laboratoire qui produit des médicaments pour les membres
de toutes les forces armées et leurs familles. Ses coûts sont moins
importants que ceux des grands laboratoires nationaux et étrangers, et
elle serait à même de doubler sa production. Seule manque la décision
politique de commencer à produire pour approvisionner 40% de la population
qui déjà ne peut payer les médicaments dont elle a besoin. Aussi il y a
divers hôpitaux qui comptent sur les installations nécessaires pour
fabriquer les médicaments. Mais le gouvernement , conscient de l'énorme
pouvoir du secteur pharmaceutique, ne réussit pas à prendre une décision
qui l'opposerait aux laboratoires. De plus, le secrétaire de l'association
de défense du consommateur est le titulaire de la chambre des laboratoires
nationaux, Pablo Challu.
Avant la dévaluation, l'Argentine était le cinquième pays le plus cher du
monde en matière de prix de médicaments. La philosophie des multinationales
de pharmacie est de vendre plus cher les médicaments dans les pays qui de
par leur pouvoir d'achat ou leurs caractéristiques culturellles sont
disposés à payer plus . L'Argentine fut , jusqu'avant la dépression
économique, le quatrième pays consommateur de médicaments par tête. Un
exemple de cette politique : les laboratoires argentins exportent dans les
pays limitrophes à des prix beaucoup plus bas que ceux auxquels ils vendent
ici . Pourtant, l'appauvrissemnt brutal dont souffre la société n'amène pas
à un changement de politique de la part des compagnies produtrices.
La dévaluation n'a pratiquement pas d'incidence sur les coûts des
laboratoires parce que, bien que les matières premières soient importées,
la part de leur montant dans le prix de vente n'atteint pas 1%. C'est à
dire qu'une augmentation du dollar de 200% comme celle qui s'est vérifiée,
pourrait signifier au maximum une augmentation de coût de 2%. Ils
augmentent leurs prix au rythme de la monnaie nord-américaine, et parfois
plus, car ils veulent maintenir leur rentabilité en dollars. Et ils sont
entrain de réussir parce que l'Etat ne leur met pas de limites. L'exécutif
émet un décret, à l'initiative de Gines Gonzales Garcia, qui permet aux
pharmaciens de substituer le remède que le médecin prescrit aux
consommateurs par un remède de même composition et moins cher. Les secondes
marques ont une différence de prix moyenne avec les leaders de 50% . C'est
à dire qu'on peut consommer le même produit pour la moitié du prix, ou
moins. Par exemple , le laboratoire Glaxo produit Ventoline et le
vend 20,50 pesos; son concurrent, Austral, fabrique un équivalent et qui
est vendu 3,90; la validité du décret qui permettrait aux pharmaciens de
proposer un produit moins cher est dépassée depuis plus de 30 jours. Selon
les législateurs de la PJ, c'est l'influence de Challu qui freiné les
discussions. Le Sénat a déjà donné des sanctions à un projet similaire, qui
actuellement est dans les mains des députés, où le lobby des
laboratoires le freine.
De toutes les manières, la législation qui permettrait aux pharmaciens
d'offir un produit substitutié aux produits leaders ne serait pas
suffisante pour que les consommateurs arrivent effectivement à payer
moins. De fait, dans la province de Buenos Aires cette même disposition
existe depuis plus de 5 ans et n'a pas eu d'effets pratiques. D'un côté,
les laboratoires exercent des pressions sur les oeuvres sociales pour
qu'elles n'acceptent pas que les pharmaciens substituent ce que le médecin
a prescrit. En même temps, comme la distribution aussi est dans les mains
des 325 laboratoires qui mènent le marché, il est difficile aux pharmacies
de se fournir en marques les moins chères. Des six grossites qui sont
intermédiaires entre producteurs et et pharmacies, quatre ont été absorbés
par les laboratoires et les deux autres sont fortement endettés, fait qui
conditionne leur stratégie de commercialisation. Dans quelques cas, les
producteurs de bas prix sont de petits laboratoires qui n'admettent pas que
les grossistes les achètent. Dans les autres sont traitées les secondes
marques des grands laboratoires , qui se délivrent au compte goutte.
Finalement même si le décret qui permet la substitution d'un produit par
un autre de moindre valeur était appliqué, et même si l'Etat intervenait
pour normaliser la distribution et rendre accessibles les médicaments les
moins chers, les médicaments continueraient d'être inaccessibles à la
population . Principalement ceux qui traitent les pathologies les plus
graves, comme le sida et le cancer, qui sont ceux qui ont le plus augmenté
et qui n'ont pas d'équivalents. L' Argentine est le 3° pays d'Amérique en
matière de production de médicaments, après les USA et le Canada. Elle
exporte des médicaments à plus de 15 nations du continent. Cependant, c'est
celui qui vend le plus cher. Aux pays hispanophones, les laboratoires
envoient les médicaments dans les mêmes emballages que ceux utilisés en
Argentine. De plus, ils paient le frêt, l'assurance, et malgré cela, au
final sont beaucoup moins chers dans les autres pays.
Une dénonciation de pharmaciens de la cité de Posadas au Sénat national
avertissait qu'au Paraguay les médicaments coûtent 75% moins cher que dans
le pays. Ils donnaient un exemple:l'ibupirac, qui en argentine coûte 19
pesos la boite, se vend dans le pays voisin à 3,5 pesos.
Fuente
R navarro page 12
Buenos aires- Argentine 5 mai 2002
[traduction Hélène Chastanier]
Martin Canas
Fondation FEMEBA/ GAPURMED
macanas@netverk.com.ar
http://www.femeba.org.ar/fundacion/
message original:
E-farmacos: "Medicina de la muerte"
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Estimados maigos y amigas,
Les envio una nota del Pagina 12 que ilustra porque los medicamentos se
alejan de la gente.
Saludos,
Martin
"Medicina de la muerte
Durante la convertibilidad, con precios planchados, los medicamentos
aumentaron, en promedio, un 156 por ciento. A partir de la devaluacion, la
inflacion fue de poco mas del 20 por ciento y los farmacos subieron un 60
por ciento promedio. Algunos se incrementaron hasta un 350 por ciento.
Un mercado oligopolico en produccion y distribucion y una politica de total
libertad de precios derivaron en que en el pais haya 15 millones de
personas que no consumen medicamentos porque no pueden pagarlos, segun
senhalo el ministro de Salud, Gines Gonzalez Garcia. El anho pasado, el
despacho de unidades cayo un 14 por ciento. En el primer trimestre del
2002, la caida se pronuncio aun mas. Provincias como Jujuy, Formosa y
Catamarca estan consumiendo menos remedios que el barrio de Palermo. En el
Conurbano bonaerense, dos de cada tres personas no tienen acceso a
medicamentos.
Sin embargo, los laboratorios continuan aumentando su facturacion y su
rentabilidad porque siguen subiendo los precios y sus costos de produccion
son infimos. Por ejemplo, el antibiotico Amoxidal, de Roemmers, tiene un
costo de 0,025 peso por unidad y sale del laboratorio a 0,68 peso, un 3 mil
por ciento mas. Y la diferencia entre el costo unitario y el precio que
paga el consumidor es del 4800 por ciento.
En el pais operan 280 laboratorios, pero los primeros 25 manejan el 75 por
ciento del mercado. Entre ellos se dividen la produccion de los
medicamentos que mas se consumen. No compiten nunca por precio. A lo sumo,
si en algun caso dos de las empresas lideres elaboran productos similares,
disputan el mercado a fuerza de publicidad. Hace dos anhos, la provincia de
Buenos Aires comenzo a producir medicamentos para proveer a sus hospitales.
Pero solo avanzo hasta conformar un vademecum de 40 especialidades. El
lobby de los laboratorios convencio a las autoridades provinciales de no
seguir ampliando la planta para completar la produccion de todas las drogas
que los hospitales demandan.
El Ejercito tiene un laboratorio que produce farmacos para atender a los
miembros de todas las Fuerzas Armadas y a sus familias. Sus costos son
menores aun que los de los grandes laboratorios nacionales y extranjeros, y
estaria en condiciones de duplicar su produccion. Solo falta la decision
politica de comenzar a producir para abastecer al 40 por ciento de la
poblacion que ya no puede pagar los medicamentos que necesita. Tambien hay
varios hospitales que cuentan con las instalaciones necesarias para
elaborar farmacos. Pero el Gobierno, conocedor del enorme poder del sector
medicinal, no atina a tomar una decision que lo enfrentaria a los
laboratorios. Lejos de eso, Duhalde tiene como secretario de Defensa del
Consumidor al titular de la Camara de Laboratorios Nacionales, Pablo Challu.
Antes de la devaluacion, la Argentina era el quinto pais mas caro del mundo
en precios de medicamentos. La filosofia de las multinacionales de medicina
es cobrar mas caros los farmacos en los paises que por capacidad
adquisitiva o por caracteristicas culturales estan dispuestos a pagar mas.
La Argentina fue hasta antes de la depresion economica el cuarto pais del
mundo en consumo de medicamentos per capita. Un ejemplo de esa politica es
que los laboratorios argentinos exportan a paises limitrofes a precios
muchisimo mas baratos de lo que venden aqui (ver abajo). Sin embargo, el
abrupto empobrecimiento que esta sufriendo la sociedad no derivo en un
cambio de politica de parte de las companhias productoras.
La devaluacion practicamente no incide en los costos de los laboratorios
porque, aunque las drogas son importadas, la participacion de estos insumos
en el precio de venta no llega al 1 por ciento. Es decir que un aumento del
dolar del 200 por ciento como el que se verifico, podria significar como
maximo un incremento de costos del 2 por ciento. La razon por la que
incrementan sus precios al ritmo de la moneda norteamericana, y en algunos
casos mas, es que quieren mantener su rentabilidad en dolares. Y la
explicacion de que lo esten logrando es que el Estado no les pone limites.
El Ejecutivo emitio un decreto, a instancias de Gines Gonzalez Garcia, que
les permite a los farmaceuticos ofrecerles a los consumidores sustituir el
remedio que el medico les receto por otro de igual composicion y mas
barato. Las segundas marcas tienen una diferencia de precio promedio con
las lideres del 50 por ciento. Es decir que se puede consumir la misma
droga por la mitad de precio, o menos. Por ejemplo, el laboratorio Glaxo
produce Ventolin y lo cobra 20,50 pesos; su competidor, Austral, elabora un
sustituto y lo entrega a 3,90. La reglamentacion del decreto que permitiria
a los farmaceuticos ofrecer el mas barato esta postergada desde hace mas de
treinta dias. Segun legisladores del PJ, es la influencia de Challu la que
tiene frenado el tema. El Senado ya dio media sancion a un proyecto
similar, que ahora descansa en Diputados, donde el lobby de los
laboratorios se juega a frenarlo.
De todas maneras, la legislacion que permitiria a los farmaceuticos ofrecer
un producto sustituto a los lideres no seria suficiente para que los
consumidores consigan efectivamente pagar menos. De hecho, en la provincia
de Buenos Aires esa misma disposicion existe desde hace mas de cinco anhos
y no tuvo efectos practicos. Por un lado, los laboratorios presionan a las
obras sociales para que no acepten que los farmaceuticos sustituyan lo que
el medico receto. A la vez, como la distribucion tambien esta en manos de
los 25 laboratorios que manejan el mercado, a las farmacias se les hace muy
dificil proveerse de las marcas mas baratas. De las seis droguerias que
acaparan la intermediacion entre productores y farmacias, cuatro fueron
absorbidas por los laboratorios y las otras dos estan fuertemente
endeudadas, hecho que las condiciona en su estrategia de comercializacion.
En algunos casos, los productos de mas bajo precio son de pequenhos
laboratorios que no consiguen que las droguerias les compren; en otros se
trata de segundas marcas de los grandes laboratorios, que se entregan con
cuentagotas.
Aunque finalmente se reglamente el decreto que permite la sustitucion de un
producto por otro de menor valor, y aun en el caso de que el Estado
intervenga para normalizar la distribucion y que los farmacos mas baratos
lleguen a la gente, los medicamentos siguen estando lejos del alcance de la
poblacion. Principalmente los que tratan las patologias mas graves, como
sida y cancer, que son los que mas aumentaron y no tienen sustitutos.
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En Paraguay, mas barato
Argentina es el tercer pais de America en produccion de medicamentos,
despues de Estados Unidos y Canada. Exporta farmacos a mas de quince
naciones del continente. Sin embargo, es el que los vende mas caros. A los
paises de habla hispana los laboratorios les envian los medicamentos en los
mismo envases que utilizan en Argentina. O sea que exportan el mismo
producto en el mismo envase. Ademas, pagan el flete, el seguro, los
impuestos aduaneros del pais comprador y el margen del importador. A pesar
de eso, los medicamentos terminan saliendo mucho menos en los otros paises.
Una denuncia de farmaceuticos de la ciudad de Posadas al Senado Nacional
advertia que en Paraguay los medicamentos argentinos cuestan un 75 por
ciento menos que en el pais. Daban como ejemplo que el Ibupirac, que en
Argentina cuesta 19 pesos la caja, en el pais vecino se vende a 3,50."
Fuente: R Navarro Pagina 12, Suplemento Cash, Buenos Aires-Argentina,
5-5- 2002
[NOTA: Mensaje sin acentos ni caracteres especiales.]
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