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[e-med] Comparaison entre les études pharmaceutiques France/Canada
- From: remed@remed.org
- Date: Fri, 26 Apr 2002 07:50:54 -0400 (EDT)
E-MED: Comparaison entre les études pharmaceutiques France/Canada
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[Modérateur: pour ceux qui hésitent...CB]
Journal de Pharmacie Clinique. Vol. 21, Numéro 1, Mars 2002 : 7, Editorial
Comparaison de cursus...
Patrick TILLEUL
Pharmacie, hôpital Saint-Antoine, 184, rue du Faubourg-Saint-Antoine, Paris
12e.
La belle Province, au-delà de ces paysages magnifiques, et de la chaleur de
ces habitants a toujours exercé une fascination particulière pour les
pharmaciens hospitaliers, du fait du développement précoce de la pharmacie
clinique, chez nos « cousins » francophones.
L'émergence de cette discipline universitaire, sa structuration, le
prolongement de son application au travers des « soins pharmaceutiques » ont
fait du Québec, l'un des sites privilégiés de stage de nos étudiants en fin
de cursus.
À la veille d'une réforme des études pharmaceutiques en France, intégrant la
professionnalisation
de l'enseignement, il nous est apparu intéressant de proposer un article de
synthèse comparant
les cursus universitaires, de part et d'autre de l'Atlantique. Il a été
rédigé conjointement par un étudiant français, ayant précisément réalisé son
stage au Québec et par un pharmacien hospitalier canadien.
La comparaison de ces cursus laisse apparaître de nombreuses différences
parmi lesquelles on
retiendra entre autres :
- L'absence de sciences mathématiques, physiques et chimiques dans le cursus
canadien, alors
qu'elles représentent 24 % des programmes d'enseignement en France !
- L'existence en France d'un regroupement des sciences de la vie
représentant 34 % des
enseignements, non évoqué dans le cursus canadien.
- La part des enseignements des sciences pharmaceutiques, pharmacologiques,
biopharmaceutiques et cliniques qui constituent 74 % des programmes au
Québec alors que le regroupement des sciences du médicament et de la
sémiologie-pathologie appliquée à la clinique représentent 32 % des
programmes en France !
- La durée des études, plus courte au Canada.
- L'existence d'une unité de mesure appelée crédit dans le système
universitaire pharmaceutique québécois : il s'agit d'une valeur numérique
correspondant à la charge de travail nécessaire à l'atteinte des objectifs
d'enseignement intégrant les cours magistraux et le travail personnel.
À l'heure de l'intégration de la Pharmacie au CHU et de discussions
passionnées sur le futur contenu des études pharmaceutiques, il est apparu
intéressant de décrire une autre approche d'accès à la professionnalisation
des études pharmaceutiques.
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Journal de Pharmacie Clinique. Vol. 21, Numéro 1, Mars 2002 : 9-13,
Editorial
Pratique pharmaceutique en France et au Québec :
perspectives d'échanges ?
Pharmaceutical practices in France and in Quebec and exchange prospects
J.-F. BUSSIÈRES 1*, P. ROY 2, D. LEBEL 3, M.-C. BINETTE 4, J. CAMBAR 5, C.
COLOMBEL 6
1. Faculté de pharmacie, chef du département de pharmacie, Sainte-Justine,
3175 Côte Sainte Catherine, Montréal, QC H3T 1C5, 514-345-4603.
2. Université Victor-Segalen, Bordeaux 2, Bordeaux, France.
3. Sainte-Justine, 3175 Côte-Sainte-Catherine, Montréal, QC H3T 1C5,
514-345-4603.
4. Faculté de pharmacie, Université de Montréal.
5. Faculté de pharmacie de Bordeaux, Université Victor-Segalen, Bordeaux 2,
146, rue Léo-Saignat, 33076 Bordeaux cedex, France.
6. Faculté de pharmacie, ISPB, 8, avenue Rockefeller, 69373 Lyon, cedex 08,
France.
* Correspondance et tirés à part : J.-F. Bussières. <bussiere@aei.ca>
La pratique pharmaceutique est en évolution à travers le monde !
Dans le cadre d'un stage de 5e année hospitalo-universitaire d'un étudiant
français de passage au Québec, nous avons tenté de comparer la pratique
pharmaceutique en France et au Québec. L'objectif de cet article est
d'identifier les principales différences au niveau du contexte légal, de la
formation et de la pratique entre la France et le Québec et de proposer une
démarche pour structurer et faciliter des échanges. Une meilleure
connaissance de la situation outre-atlantique peut contribuer à favoriser
les échanges entre les milieux de formation et de pratique professionnelle
en pharmacie.
La formation en France et au Québec
En France, les pharmaciens préparent un Doctorat en pharmacie dans l'une des
24 facultés de
pharmacie réparties entre 22 régions.
On peut être admis en faculté de pharmacie après avoir réussi l'un des
baccalauréats de section générale. Au terme de la 1re année du programme, la
sélection les étudiants qui pourront poursuivre leurs études est basée sur
les résultats d'un concours (numerus clausus). Le taux d'admission est en
général de 26 % [1]. Un étudiant peut présenter au maximum deux fois (sauf
dérogation) ce concours sous forme d'une série d'épreuves.
Un étudiant doit réussir l'ensemble du programme en moins de 15 années.
Environ 10 % des étudiants inscrits au Doctorat en pharmacie suivent un
double cursus : pharmacie et école d'ingénieur ou pharmacie et diplôme d'une
école de commerce. Un étudiant français paie environ 300 euros/an pour ses
frais de scolarité, incluant la sécurité sociale au cours [2]. Un étudiant
peut poursuivre ses études par le biais de la filière internat, une filière
difficile, puisqu'elle exige un concours, prépare les futurs diplômés
internes à différentes carrières : biologie médicale à l'hôpital ou en
laboratoire d'analyses, mais aussi pharmacie hospitalière. Il est à noter
que la filière internat dite PIBM prépare les pharmaciens à entrer dans la
vie professionnelle, notamment dans l'industrie pharmaceutique.
Au Canada, les étudiants peuvent suivre un baccalauréat en pharmacie auprès
de l'une des
neuf facultés de pharmacie canadiennes dont deux sont francophones et
situées au Québec [3].
Au Québec, on peut être admis au programme de pharmacie si l'on a réussi un
DEC (diplôme
d'études collégiales) ou une ou plusieurs années d'un autre programme
universitaire ; les cours
préalables du DEC sont requis peu importe leur orientation. Les candidats
provenant du CEGEP
(collège d'enseignement général et professionnel) sont retenus sur la base
du dossier académique
tandis que les candidats provenant de l'université sont sélectionnés sur la
base du dossier scolaire et d'une entrevue. Dans la cohorte 2001, 14 % des
candidats du CEGEP sont admis et
représentent 56 % des étudiants de 1re année. Compte tenu du contingentement
élevé, les
abandons sont rares et 85 % des étudiants admis en première année terminent
le programme.
Une étudiant doit valider son programme dans un maximum de 6 années. Un
étudiant québécois
paie environ 2 000 euros par année pour ses frais de scolarité [4]. Le
pharmacien québécois qui
désire pratiquer dans une autre province doit passer avec succès l'examen du
Bureau des
examinateurs en pharmacie du Canada et satisfaire aux exigences de l'Ordre
de la province
concernée (i.e. examen sur l'aspect législatif + stages d'internat) [5].
En 2000, les facultés de pharmacie de France ont diplômé 2 250 étudiants
tandis que les facultés
québécoises ont diplômé 755 étudiants.
Bien que la majorité de ces étudiants ne poursuivent pas leurs études et
débutent leur carrière de pharmaciens, d'autres entreprennent un programme
d'études spécialisées ou supérieures. Ces programmes incluent des formations
destinées à l'industrie, à l'université (l'académie) ou aux milieux
hospitaliers. En France comme au Québec, on doit valider une formation pour
pratiquer en établissement de santé. L'utilisation du terme cycle n'a pas la
même signification en France et au Québec. En France, le doctorat est divisé
en trois cycles de 2 années ; au Québec, le baccalauréat en pharmacie est de
1er cycle tandis que les 2e et 3e cycles regroupent l'ensemble des études
supérieures.
Au niveau de la rémunération en cours de formation, l'étudiant français est
rémunéré par l'hôpital à raison de 2 200 euros/an pendant la 5e année et de
18 000 à 28 000 euros/an au cours de l'internat. Au Québec, l'étudiant au
baccalauréat ne reçoit aucune rémunération pour ses stages sous la
responsabilité de l'Ordre ou de l'Université ; toutefois, au programme
d'études supérieures de maîtrise (résident) en pratique pharmaceutique, le
résident reçoit 15 000 euros pour l'année passée en stage [6]. Les autres
filières d'études supérieures comportent parfois des bourses qui varient
selon le cas.
En France, pour l'année 2001 les 400 postes d'internes existants ont été
répartis de la façon
suivante : biologie médicale (37 %), pharmacie hospitalière et des
collectivités (33 %), pharmacie industrielle et biomédicale (16%) et
pharmacie spécialisée (14 %). Au Québec, pour l'année 2001, sur les 60
postes au programme d'études supérieures de maîtrise en pratique
pharmaceutique, 95 % se dirigent en pharmacie hospitalière. Il existe
d'autres filières de formation de 2e cycle (notamment développement du
médicament, maîtrise en sciences/recherche) et de 3e cycle.
Enfin, quelques établissements de santé offrent des résidences spécialisées
sans diplômes, en
collaboration avec des professeurs de clinique de la Faculté de pharmacie
[4].
En France, au niveau de la reconnaissance universitaire il n'y a pas un
nombre d'heures fixe pour
valider l'ensemble des enseignements. Ainsi, selon le cas, un étudiant se
voit attribuer une unité de valeur (UV), un module ou un crédit pour
différentes formes d'enseignement (i.e. enseignement magistral, travail
dirigé, travail pratique, stage) [7]. Il faut préciser les changements
apportés par le système européen, qui se généralise en France et qu'on
appelle l'ECTS (European Credit Transfer System). Afin de faciliter la
mobilité étudiante, chaque enseignement, ou groupe d'enseignements, sera
proposé sous forme de « crédits » (en général 60 crédits par an), ces
crédits étant capitalisables sur l'ensemble du cursus du diplôme. On peut
imaginer que cette uniformisation des enseignements sous forme de crédits va
intensifier les échanges entre les différentes facultés européennes
(échanges Erasmus/Socrates). C'est une politique générale de la communauté
européenne avec la loi d'orientation de mobilité étudiante et enseignante
depuis les récentes réunions de Bologne et de Nice. Une telle capitalisation
des enseignements pourrait être aussi envisagée avec le Québec pour
faciliter une telle mobilité étudiante entre la France et le Québec.
Au Québec, l'unité de mesure de la reconnaissance académique est le crédit.
Le crédit est une unité qui permet d'attribuer une valeur numérique à la
charge de travail exigée d'un étudiant pour atteindre les objectifs d'une
activité d'enseignement ou de recherche. Le crédit représente 45 heures
consacrées par l'étudiant à une activité de formation incluant, s'il y a
lieu le nombre d'heures de travail personnel jugé nécessaire par
l'université (ex. : un cours magistral d'un crédit représente 15 heures de
présence en classe et 30 heures de travail personnel) [8]. Bien que le
crédit soit une unité de mesure largement reconnue en Amérique du Nord, les
échanges étudiants demeurent limités en pharmacie et les reconnaissances de
crédits accumulés se font sur la base d'une évaluation au cas par cas.
De façon générale, un pharmacien d'officine termine ses études plus tôt au
Québec (~ 22 ans)qu'en France (~ 25 ans).
Le tableau I présente la formation générale de même que la formation
universitaire autorisant la pratique de la pharmacie en France et au Québec.
Le tableau II compare, autant que faire se peut, les programmes de pharmacie
de l'université Victor-Segalen, Bordeaux 2 et de l'université de Montréal.
En France, l'Ordre des pharmaciens exige désormais qu'un pharmacien suive un
minimum de
formation continue chaque année pour conserver son droit de pratique.
Cette norme a été récemment adoptée et les volumes horaires restent à
déterminer. Au Québec, cette idée fait son chemin mais il n'existe aucun
minimum établi. Chaque pharmacien reçoit annuellement un relevé de formation
continue reconnu par l'Ordre des pharmaciens.
Tendances
En France, les programmes de formation sont favorables au développement de
la pharmacie
clinique. On observe une stabilité au niveau du nombre de diplômés sans pour
autant identifier une pénurie comme en Amérique du Nord. Tel qu'indiqué
précédemment, il existe un numerus clausus
d'entrée des étudiants en 2e année de pharmacie, fixé à 2 250 pour
l'ensemble des 24 facultés. Il
n'a pas varié depuis 1981. Ce nombre est très variable allant de 212 pour
chacune des deux
facultés parisiennes, à 165 pour Lyon, 148 pour Montpellier et 46 pour les
numerus clausus les
plus bas. La profession dans son ensemble est consciente de l'insuffisance
de ce nombre. Il est
aujourd'hui très difficile de trouver un jeune pharmacien assistant ou même
un remplaçant à plus
de 50 km d'une ville universitaire ou même moyenne. De plus, l'industrie
pharmaceutique et l'Université devront faire face dans les années à venir à
de nombreux départs à la retraite qui devront être compensés. Des
simulations tenant compte uniquement des besoins de remplacement des
pharmaciens actuellement en poste laissent à penser que le déficit sera
important à partir de 2010/2012, déficit qui pourrait être de l'ordre de 2
500 par an. Cette estimation
ne tient pas compte des nouveaux besoins en pharmaciens dans de nouvelles
professions,
comme les affaires réglementaires, la nutraceutique, etc. C'est pourquoi, la
Conférence des
Doyens, appuyée par l'Ordre des Pharmaciens, a demandé au Ministère une
augmentation
significative du numerus clausus, comme cela vient d'être obtenu pour les
médecins.
Au Québec, la pratique pharmaceutique s'est considérablement développée au
cours des 20
dernières années. Les principaux enjeux de la pratique de la pharmacie pour
la prochaine décade
sont : pénurie de pharmaciens (estimée à 10 % - les Facultés de pharmacie du
Québec ont
augmenté le nombre de leurs étudiants, ce qui aura pour effet d'augmenter le
nombre de stages à
offrir en milieu hospitalier pour les étudiants québécois et qui pourrait
jouer sur l'offre québécoise de stage pour des étudiants étrangers),
évaluation de la possibilité de convertir le baccalauréat en pharmacie en
doctorat clinique de pharmacie (Pharm D), révision de la Loi de pharmacie,
poursuite du développement des soins pharmaceutiques, web-pharmacie. Il est
important de rappeler que la pratique pharmaceutique québécoise se distingue
de la pratique nord-américaine à certains égards : droit de propriété
exclusif aux pharmaciens uniquement au Québec, rémunération de nombreux
actes cognitifs en milieu communautaire, les pharmaciens d'établissement
sont membres à part entière du Conseil des médecins, dentistes et
pharmaciens [9]. Il faut souligner que le programme de baccalauréat en
pharmacie a été converti en doctorat de pharmacie clinique à travers les
États-Unis et les derniers rares bacheliers seront nommés au plus tard en
2004 [10]. Récemment, les pharmaciens ont acquis le droit de prescrire la
contraception d'urgence sans validation médicale.
Immigration
La France reçoit peu d'étudiants en pharmacie du Québec dans le cadre de
stages de formation
bien qu'aucune statistique n'ait été portée à notre attention. Le Québec
reçoit chaque année entre 20 et 40 étudiants français en pharmacie
principalement à deux niveaux : inscription d'un étudiant français de 3e ou
4e année à une Université québécoise pour un/deux trimestre(s) de cours du
programme de baccalauréat en pharmacie ou entente avec un établissement de
santé pour un
stage de 3 mois dans le cadre de la 5e année hospitalo-universitaire. Il n'y
a toutefois aucun
mécanisme de coordination de ces stages et de leur évaluation.
En France comme au Québec, l'étudiant doit s'enquérir des procédures
relatives à l'immigration.
Ces procédures doivent être entreprises au moins 6 mois avant le départ pour
éviter tout délai. Ce processus coûte en général 91 euros pour un étudiant
français et prend de 3 à 6 semaines. Il est nécessaire d'avoir une preuve de
stage ou d'inscription d'une université dans une institution pour présenter
sa demande.
Pistes d'échange
Comme on peut le constater, il existe des différences entre la France et le
Québec au niveau de la pratique et de la formation de pharmaciens. Ces
différences peuvent constituer à la fois des
opportunités et/ou des obstacles à la tenue d'échanges. Certains exemples
portés à notre
attention montrent la nécessité de structurer davantage le processus pour
s'assurer de l'atteinte
d'objectifs communs définis au préalable, par les deux parties en évitant
d'accueillir des étudiants d'abord préoccupés par le tourisme plutôt que par
l'apprentissage. Notre objectif est de proposer une démarche structurée
visant à accroître ces échanges. Cette démarche est décrite dans le tableau
III.
Cette démarche repose sur quelques prémisses. La création d'un groupe de
travail nous apparaît
nécessaire et réaliste pour mener les discussions, compte tenu des outils
électroniques mis à
notre disposition. La création d'un portail électronique est un moyen et non
une fin : le portail ne se substitue en rien à l'autonomie des institutions
participantes. L'approche proposée est peu
coûteuse et supportée déjà par l'un des partenaires. Comme il ne faut
présumer de rien, nous
insistons sur le fait que cet article et cette démarche reflètent la
position de leurs auteurs mais pas des partenaires évoqués. Nous publions
notre position pour recueillir les commentaires des pharmaciens et des
partenaires potentiels.
Il faut savoir qu'il existe des ententes de réciprocité entre la France et
le Québec (CREPUQ) au
niveau de l'enseignement universitaire, de même que des ententes
individuelles entre universités
québécoise et française, lesquelles permettent aux étudiants de chaque pays
d'étudier dans le «
pays cousin » en s'acquittant des frais de scolarité de son pays d'origine.
Sans ce type d'entente, les frais de scolarité à acquitter pour un étudiant
étranger au Québec sont dissuasifs (> 10 000 euros/an). Plusieurs Facultés
de pharmacie en France favorisent la mobilité étudiante, et notamment des
stages à l'étranger tels que les stages de 3 mois mi-temps à l'hôpital de la
5e
année AHU. En accord avec les responsables de l'hôpital, un quota fixe
limite les départs des
étudiants d'une promotion par trimestre. Il est de l'ordre de 10 à 15 %.
Certaines ont limité ce
départ au 4e stage d'été (1er juillet-30 septembre). Le succès croissant de
cette mobilité justifie pleinement la création d'un portail électronique
faisant un inventaire des besoins bi-latéraux d'échanges de stagiaires. Mais
il est à noter, que par la structure même des études de part et d'autre de
l'Atlantique, le mouvement s'effectue beaucoup plus dans le sens
France-Québec que dans l'autre. Au Québec, peu d'étudiants font des stages à
l'étranger, sans doute parce qu'il
n'existe pas de programmes québécois reconnaissant sur une large échelle des
stages
hors-Québec. Toutefois, de nombreux étudiants québécois soulignent chaque
année leur désir de
connaître la pratique hors-Québec pour élargir leurs horizons.
Notre approche repose d'abord sur la création d'un portail électronique. Le
grand dictionnaire
terminologique définit un portail comme un site Web dont la page d'accueil
propose, en plus d'un
moteur de recherche, des hyperliens avec une foule d'informations et de
services attractifs, conçu pour guider les internautes et faciliter leur
accès au réseau. Le portail d'échanges en pharmacie France-Québec, hébergé
sur le site de l'Association des pharmaciens d'établissement de santé du
Québec, présente les différentes options disponibles en dirigeant l'étudiant
à la bonne adresse (i.e. universités ou établissements de santé). Outre un
moteur de recherche, des hyperliens pertinents, on y retrouve des
informations pratiques sur le visa d'immigration, l'hébergement, les
transports, les vaccins, les assurances, le tourisme. Le portail précise
pour chaque opportunité existante les conditions d'admissibilité, les
personnes contacts, la nature des services offerts. Nous vous invitons à
consulter ce portail à www.apesquebec.org/echanges.htm.
À titre d'exemple, on peut retrouver des informations universitaires en
pharmacie sur les sites de l'université de Bordeaux
(http://www.u-bordeaux2.fr/facultes/pharmaci.html), de Lyon
(http://ispb.univ-lyon1.fr/), de l'Université de Montréal
(http://www.umontreal.ca/) ou
(http://www.pharm.umontreal.ca/) et Laval (http://www.pha.ulaval.ca/).
Enfin, nul doute que cette initiative ne constitue pas la fin mais bien le
début d'une collaboration accrue entre la France et le Québec au chapitre
des échanges en pharmacie. Nous proposons un processus structuré
d'évaluation de cette approche d'ici 2003 pour s'assurer que ces échanges
répondront aux besoins de la pratique pharmaceutique d'ici et d'ailleurs.
Conclusion
Une meilleure connaissance de la situation outre-Atlantique, peut contribuer
à favoriser les
échanges entre les milieux de formation et de pratique en pharmacie. La
création d'un portail
pharmaceutique, d'un groupe de travail et d'une démarche structurée est
susceptible d'accroître les échanges de qualité.
Références
1. Lemoneymag. Taux de réussite au concours de pharmacie 2000. Site
http://www.lemoneymag.fr/Kalideo/Site/Application/Fiche_pratique/s_Fiche
Pratique.
2. Université Victor-Segalen, Bordeaux 2. Schéma des études de pharmacie.
Site
http://www.u-bordeaux2.fr/formation/ pdf/pharmacie/presentation.pdf.
3. Répertoire des associations nationales (canadiennes) en pharmacie. Site
http://www.cdnpharm.ca/cphanew/Directory/dirframe.htm
4. Université de Montréal. Faculté de pharmacie. Guide d'admission + données
internes. Montréal,
Qc. Octobre 2001
5. Le bureau des examinateurs en pharmacie au Canada. Site
http://www.pebc.ca/FrenchPages/FGeneral/FHomePage.html
6. Bussières JF. Perspective canadienne et québécoise de la pharmacie en
établissement de
santé. Pharmactuel 2001 ; 34 : 19-25.
http://www.pharmactuel.com/sommaires/200101/19-24.pdf
7. Université de pharmacie de Reims : régime des études de pharmacie arrêté
du 17-07-87.
http://www.univ-reims.fr/UFR/Pharmacie/Txt_Regime_Officiel.htm
8. Université de Montréal. Faculté de pharmacie. Annuaire 2000-2001.
Règlement pédagogique. Le
crédit. Section 1.9 p. 10-2.
9. Entente relative à l'Assurance-maladie entre le ministre de la Santé et
des Services sociaux et
l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires (24 février 1995 -
renouvelé par décret -
2002).
10. The American Council on pharmaceutical education. Site
http://acpe-accredit.org/Ambassade
du Canada à Paris. Visas et immigrations. Site http://www.dfait-maeci.gc.ca/
paris/visas/visas-f.asp
11. Ambassade du Canada à Paris. Visas et immigrations. Site
http://www.dfait-maeci.gc.ca/paris/visas/visas-f.asp
12. Ministère de l'emploi et de la solidarité. Le système de santé en
France. Site
http://www.sante.gouv.fr/htm/minister/systsan.htm.
13. Consulat de France au Québec. Le système de santé français. Site
http://consulfrance-quebec.org/presse/Dossiers/sante.htm
14. Institut de la statistique du Québec - Nombre de lits d'hôpitaux par 1
000 habitants
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/comparat/lithopit.htm
15. Gouvernement du Canada. Loi canadienne sur la santé. Site
http://www.hc-sc.gc.ca/francais/soins.htm#couts
16. Gouvernement du Canada. Le système de santé canadien. Site
http://www.hc-sc.gc.ca/datapcb/datahesa/F_sys.htm
17. Université Victor-Segalen Bordeaux, 2 : contenu de l'enseignement en
pharmacie.
http://www.u-bordeaux2.fr/formation/pharma.html/
*************
Sans oublier que ReMeD a publié il y a quelques mois "Etudes pharmaceutiques
en France, Guide del'Etudiant Etranger" disponible à cette adresse
http://www.remed.org/ETUDES_pharma._petit.PDF
Ce guide a pour objectif d'informer les étudiants étrangers qui désirent
entreprendre en France des études de pharmacie et obtenir un diplôme
français de pharmacien. Il a aussi pour objectif d'informer les étrangers,
déjà titulaires d'un diplôme de pharmacien obtenu en France ou dans leur
pays d'origine, qui veulent poursuivre une formation complémentaire dans le
cadre du 3ème cycle des études pharmaceutiques française (internat,
recherche etc.)
Carinne Bruneton
ReMED
remed@remed.org
www.remed.org
--
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Pour répondre à un message envoyer la réponse au forum
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