[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]
[e-med] Crise dans l'approvisonnement en ARV de BMS au Kenya
- From: mojoo@gerties.org
- Date: Mon, 8 Apr 2002 07:44:20 -0400 (EDT)
E-MED: Crise dans l'approvisonnement en ARV de BMS au Kenya
-------------------------------------------------------------------------
[Modération: remerciements à Patrice Trouiller pour le signalement et la
traduction de cet intéressant message de e-drug.CB]
Je souhaiterais que la question des problèmes de rupture d'approvisionnement
en antiretroviraux (ARV, cf messages précèdents de MSF) soit regardée à la
fois sous l'aspect de l'approvisionnement et également de celui de la
demande.
Récemment (début mars 2002), les 10 principaux centres de traitement du
Sida ainsi que que la Mission pour les Médicaments Essentiels et
l'Approvisionnement (MEDS) ont eu une réunion avec les représentants des
laboratoires BMS et MSD sur cette question. Au cours de cette réunion
d'autres points intéressants ont été abordés, que je résumerai ainsi
1.Les centre kenyans de traitement du Sida recoivent actuellment un nombre
important de prescriptions en provenance des pays voisins,tel que la
Somalie, le Rwanda, la république démocratique du Congo et la Tanzanie soit
directement ou par les patients qui viennent au Kenya pour acquérir leur
traitement.
2. Les patients préferent acquérir leur traitement pour des périodes de 6
mois à un an ce qui conduit à de ruptures de stock (classiquement toute
dispensation d'un traitement de longue durée devrait être fait sur une base
mensuelle).
3. Il y a des suspicions de fraude quand les prescriptions sont faites par
des praticiens ou des pharmaciens non répertoriés.
4. Le nombre de patients mis sous ARV augmente rapidement, rendant difficile
toute continuité dans la chaine d'approvisionnement. En fait certains centre
de traitement ne peuvent pas faire face, cela nécessiterait du personnel
supplémentaire pour la dispensation des ARV.
Des patients récupérent les médicaments de divers centres de traitement en
utilisant la même prescription ou une photocopie, et il n'y a aucun moyen de
la savoir et de faire une traçabilité. Ainsi il en découle que toute
prévision d'approvisionnement est difficile et ne sera possible que lorsque
la situation se stabilisera. Ces problèmes d'approvisionnement on été
rencontrés également pour les ARV des laboratoires Roche et GSK. Je sais que
BMS et MSD assure l'approvisionnement des centres avec qui un contrat a été
signé, alors que Roche et GSK passent par les canaux classiques de
distribution.
Les autres points importants abordés au cours de cette réunion étaient
également:
1. Les pharmaciens ne maitrisent pas bien ces molécules et leur
connaissances sont limitéés quant aux conseils nutritionels et de base qu'il
peuvent donner aux patients.
2.Il apparait que les centres de traitement ont besoin de plus de personnel
pour gérer les patients, la question est de savoir comment vont être
absorbés ces coûts supplémentaires sachant que les centres ne font pas de
bénéfices sur les médicaments.
3. Les pharmaciens ont besoin de guide thérapeutique de base sur les ARV
(mon hôpital ainsi qu'un autre en ont développés mais ne peuvent pour des
questions d'argent les distribuer en dehors de nos hôpitaux.
4.Il ya un besoin d'accroître la distribution des ARV avec la formation
correspondante des personnels (le réseau oecuménique pharmaceutique et MEDS
font déjà de la formation des prescripteurs dans des centres de santé
confessionels).
5. La plupart des patients ne veulent pas écouter les informations données
sur l'utilisation des médicaments (peurs d'une stigmatisation?). Plus nous
partagons nos expériences et mettons en place des activités, plus les
questions émergent. Le seul problème important est que nous nous sommes mis
d'accord pour vendre les médicaments à moindre coût et comme les
laboratoires baissent leur prix, notre marge pour investir dans la formation
est difficile à trouver. Heureusement qu'il y a de la bonne volonté.
La laboratoire MSD nous a proposé d'effectuer des formations de base pour le
personnel des centres de traitement, mais qu'en est-il pour les autres
dispensaires ailleurs? L'Association Pharmaceutique Kenyanne a décidé de
regarder à la faisabilité de ces formations, mais est-ce qu'une association
reposant uniquement sur les souscriptions de ses adhèrents peut-elle le
faire seule?
En espérant que ces quelques réflexions permettront de mieux connaître
cette question de gestions des traitement ARV.
Dr Atieno Ojoo
Gertrude's Garden Childrens' Hospital
P O Box 42325-00100
GPO, Nairobi
Kenya
Tel; 254 2 763474-7
Fax; 254 2 763281
Email; mojoo@gerties.org
********************
To: e-drug@usa.healthnet.org
Subject: [e-drug] Re: Supply crisis of BMS ARVs in Kenya
From: Mary Ojoo <mojoo@gerties.org>
Date: Sat, 6 Apr 2002 19:30:52 -0500 (EST)
Reply-To: e-drug@usa.healthnet.org
Sender: owner-e-drug@usa.healthnet.org
E-drug: Re: Supply crisis of BMS ARVs in Kenya
-------------------------------------------------------------------------
With all due respect, I would like the problem of ARV stock outs to
be looked at from both the supply and demand ends. Recently
(early March 2002), the 10 major HIV/AIDS treatment centers in
Nairobi and the Mission for Essential Drugs and Supplies (MEDS)
had a meeting with BMS and MSD reperentatives over this issue
and other pertinent issues came to light as well which I will attempt
to highlight
1. Kenyan treatment centers are recieving a good number of
prescriptions from the surrounding countries like Somali,
Rwanda,DRC, Tanzania either directly or these people are coming
for treatment in Kenya and obtaining drugs from Kenya
2. Patients prefer to collect drugs for periods as long as 6 months-1
year at one go leading to stock ruptures (usually, supply for long
term prescriptions should be done monthly).
3. There is an element of suspected fraud where prescriptions come
from unregistered medical practictioners, chemists and though
suspicious,it is difficult to confirm
4. The number of patients being put on ARV therapy is increasing
rapidly, making it abit difficult to sustain the supply pipeline.Infact
some treatment center could not cope with the numbers (requiring
additional staff to handle ARV dispensing)
5. Patients collect drugs from various treatment centers using the
same prescription or a photocopy and there is no way of
knowing/tracking them as they move around It thus emerged that
demand forecasting for the suppliers is difficult at this stage and
will only be possible when the situation stabilizes This situation has
also occured with supply of ARV products from Roche and GSK I
am aware that both MSD and BMS supply their drugs to specific
treatment centers for which a contract has been signed, While GSK
and ROche and Boerhinger use the normal distribution network
Other pertinent issues from our meeting were as follows
1. The pharmacists are not well versed with these drugs and this
limited knowledge extends to nutritional support for HIV patients
and basic counselling skills
2. The treatment centers seem to be requiring more staff to
specifically handle HIV patients yet their is no "profit" from these
drugs. How are these costs to be absorbed?
3. Pharmacists need some basic guide book on the pharmacology of
ARVs (my hospital and one other have developed some, but can
only supply for in house use due to costs)
4. There is need for wider distribution of ARVs with accompanying
training (the Ecumenical Pharmaceutical Network and MEDS are
already doing training for prescribers in church based healthcare
facilities)
5. Most patients are not willing to listen to instructions on how to
use their medication (stigma?) There is more that came to light as
we shared our experiences and we have some action plans.The
Only major problem is, we have agreed to sell these products at
very reduced rates just like the companies have reduced the prices
and so the hospitals (treatment centers)find it costly to invest in
training, personnel although the goodwill is there
MSD has offered to give some basic training to the pharmacy
personnel at the treatment centers but what about the other
dispensers in other outlets? The Pharmaceutical Society of Kenya
has put a team together to look at the logistics of doing such
training but obviously a society which survives on members
subscription for funding may not be able to do this alone. Just
thought a picture from my end may shed some more light on this
issue
Dr Atieno Ojoo
Gertrude's Garden Childrens' Hospital
P O Box 42325-00100
GPO, Nairobi
Kenya
Tel; 254 2 763474-7
Fax; 254 2 763281
Email; mojoo@gerties.org
--
Adresse pour les messages destinés au forum E-MED:
<e-med@usa.healthnet.org>
Pour répondre à un message envoyer la réponse au forum
ou directement à l'auteur.
Pour toutes autres questions addresser vos messages à :
<e-med-help@usa.healthnet.org>
|