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[e-med] A propos des remèdes traditionnels
- From: remed@remed.org
- Date: Wed, 12 Dec 2001 04:27:48 -0500 (EST)
E-MED: A propos des remèdes traditionnels
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L'OMS recommande la validation des remèdes traditionnels
http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre032537&dte=11/12/2001
Ouagadougou Burkina Faso (PANA) , L'OMS a recommandé mardi à Ouagadougou
la validation de "l'efficacité, de l'innocuité et de la qualité" des
médicaments et remèdes traditionnels qui offrent une alternative d'option
pour la gestion du VIH/SIDA et des infections opportunistes.
Fortement représentés à la Conférence internationale sur le SIDA et les
maladies sexuellement transmises (CISMA), les guérisseurs et autres
tradipraticiens d'Afrique envisagent d'organiser une marche mercredi en vue
de se faire entendre.
La conférence a recommandé la mise en oeuvre des engagements pris par les
gouvernements lors du sommet africain d'Abuja en avril 2001 qui consistent
à consacrer 15 pour cent de leurs budgets nationaux à l'infection du
VIH/SIDA et à la tuberculose.
Les recommandations de cette conférence de l'OMS rappellent aussi la
nécessité pour la Banque mondiale et le FMI à soutenir les Pays les moins
avancés (PMA), de même que ceux fortement frappés par l'épidémie de VIH/SIDA
,en mobilisant des ressources additionnelles pour l'achat de médicaments
génériques au profit des malades des pays durement touchés.
Ouagadougou Burkina Faso (PANA) - 11/12/2001
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Sida et médecine traditionnelle : Quel apport dans la lutte
http://fr.allafrica.com/stories/200112100435.html
Sidwaya (Ouagadougou)
10 Décembre 2001
Publié sur le web le 10 Décembre 2001
Elisabeth Sougue
Dans le cadre de la tenue de la douzième CISMA du 9 au 13 décembre à
Ouagadougou, nous avons approché la Direction de la médecine pharmaceutique
ayant en son sein le service de la pharmacopée traditionnelle pour voir dans
quelle mesure, la pharmacopée contribue à la lutte contre le Sida.
Les docteurs Mahamadou Compaoré et Jean-Baptiste Nikièma responsables de la
structure travaillent au mieux avec les tradipraticiens pour mettre au point
des médicaments fiables à même de faire leurs preuves.
En ce qui concerne la lutte contre le Sida par les tradithérapeutes, il faut
voir cela sous plusieurs angles explique le docteur Jean-Baptiste Nikièma.
Il y a d'abord l'implication des acteurs de la médecine traditionnelle dans
la prévention ; ils sont formés à prévenir, à conseiller les personnes pour
limiter le taux d'infection. Ils sont très proches de la population, ils
comprennent les langues locales, le ministère de la Santé les utilise pour
sensibiliser sur le terrain.
Secondo, les amener à intervenir dans la prise en charge des malades du
Sida. Une fois que la personne est atteinte, que peuvent faire les
tradithérapeutes ?
Certains disent pouvoir traiter le Sida, par contre, d'autres affirment le
contraire. Il y a la peur en leur sein puisqu'ils croient qu'ils seront
assassinés s'ils déclarent pouvoir soigner le Sida. La réalité est que
beaucoup de tradithérapeutes prennent déjà en compte les malades du Sida en
ville et dans les villages. Le ministère de la Santé en collaboration avec
le centre médical des religieux Camilliens a mis en place une unité
d'évaluation qui s'inscrit dans un protocole élaboré par le bureau régional
de l'OMS pour l'Afrique en collaboration avec des spécialistes pour voir
comment on peut évaluer des médicaments traditionnels dans la lutte contre
le Sida. Ce protocole a été élaboré à Madagascar en 2000 où il y a des
spécialistes en évaluation clinique qui ont abordé tous ces aspects. Cette
évaluation prévoit deux phases : la première phase détermine le fondement
scientifique de ce qu'avancent les tradithérapeutes, c'est l'évidence
ethnomédicale. La deuxième phase concerne les essais cliniques pour que les
médicaments traditionnels aient une chance de contribuer à la prise en
charge.
C'est cette expérience que le ministère de la Santé a entreprise avec les
religieux de Saint Camille. Aujourd'hui, il y a neuf tradipraticiens
sélectionnés à travers tout le Burkina et qui ont l'expérience de la prise
en charge des personnes vivant avec le VIH. Les malades sont suivis
cliniquement pour voir si dans le sang du malade, la quantité de virus
appelée charge virale a diminué, si l'essence immunitaire remonte à travers
les examens, si certains paramètres biologiques se normalisent... Les
résultats sont assez intéressants. Environ 800 personnes sont actuellement
traitées et suivies à Saint Camille. Les deux méthodes de traitement ne sont
pas à comparer (moderne et traditionnelle). Les médicaments traditionnels
ont tendance à agir sur les défenses immunitaires ; les antirétroviraux
agissent directement sur le virus et réduisent la charge virale. Ce sont des
mécanismes d'actions différents. C'est pourquoi, il est conseillé aux
patients qui sont sous produits antirétroviraux de ne plus utiliser les
produits de la pharmacopée.
Après la dévaluation du FCFA en 1994, la population a eu de l'engouement
pour la médecine traditionnelle plus accessible financièrement mais dont la
qualité n'est pas garantie. Pourtant, bon nombre de malades se réfèrent à la
pharmacopée traditionnelle pour soulager leurs maux. Le Sida cause la
stupeur au niveau de la population et ceux qui sont atteints, cherchent par
tous les moyens à s'en débarrasser. Les antirétroviraux n'étant pas à la
portée du citoyen moyen, son seul choix est de se ruer sur les produits
traditionnels. Les tradipraticiens ayant compris cela proposent toutes
sortes de produits à leurs clients.
La Direction de la médecine pharmaceutique est en train d'élaborer une
politique nationale en matière de médecine et pharmacopée traditionnelle
pour voir dans quelle mesure le Burkina pourrait disposer de produits
traditionnels améliorés.
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SIDA: la médecine traditionnelle efficace contre les infections
http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre032511&dte=11/12/2001
Ouagadougou, Burkina Faso (PANA) - La médecine traditionnelle traite
certaines infections opportunistes liées au VIH/SIDA, a déclaré mardi à
Ouagadougou le Dr Eric Gbodossou, président de l'ONG Promotion des médecines
traditionnelles (PROMETRA) basée à Fatick, au Sénégal.
Le Dr Gbodossou a fait cette déclaration lors d'une conférence de presse
qu'il a conjointement animée avec des réseaux africains de journalistes pour
la promotion de la médecine traditionnelle dans le cadre de la 12-ème
Conférence internationale sur le SIDA et les maladies sexuellement
transmissibles (CISMA), qui se tient depuis dimanche à Ouagadougou.
Issus du Burkina Faso, du Bénin et du Sénégal, les trois réseaux oeuvrent
pour la reconnaissance institutionnelle et la promotion de la médecine
naturelle africaine. Leurs responsables ont affirmé défendre la cause des
guérisseurs dont le talent est reconnu par leurs communautés, tout en
combattant le charlatanisme.
De l'avis du président de PROMETRA international, toute réforme des systèmes
de santé en Afrique a peu de chance d'être efficace si elle ne prend pas en
compte la médecine traditionnelle qui soulage 90 pour cent des patients
africains.
PROMETRA international, qui oeuvre pour la crédibilité de la médecine
traditionnelle, envisage de publier dans les années à venir les résultats de
ses travaux, crédibilisés par des laboratoires américains de renom.
Ouagadougou - 11/12/2001
[Modérateur : on voudrait bien voir les études... CB]
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