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[e-med] Des firmes refusent l'accès des ARV génériques au Kenya


  • From: remed@remed.org
  • Date: Thu, 6 Dec 2001 04:58:14 -0500 (EST)

E-MED: Des firmes refusent l'accès des ARV génériques au Kenya
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Des firmes refusent l'accès des ARV génériques au Kenya

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre031665&dte=05/12/2001

Nairobi, Kenya (PANA) - Un cartel de firmes américaines sont contre la
fabrication ou l'importation d'antirétroviraux génériques bon marché par les
sociétés pharmaceutiques kenyanes, a affirmé mardi le député Newton Kulundu
devant le Parlement.

Malgré la loi sur la propriété industrielle du Kenya adoptée en août de
cette année, le gouvernement n'a pas encore commencé à importer des
antirétroviraux utilisés dans le traitement du VIH/SIDA, a déclaré M.
Kulundu, qui préside la commission de la Santé du parlement kenyan.

Il a demandé le gouvernement à s'expliquer sur cette affaire, d'autant plus,
a-t-il dit, que les atermoiements ont commencé quand certains hauts
responsables étatiques ont été invités à Washington.

M. Kulundu a indiqué que trois sociétés pharmaceutiques -Cosmos, Universal
et Laboratory and Allied- avaient demandé des autorisations pour fabriquer
localement des anti-rétroviraux génériques, mais que le gouvernement n'avait
pas encore répondu à leur requête.

Selon les statistiques du ministère de la Santé, environ 800 Kenyans meurent
quotidiennement de complications liées au SIDA, la plupart en raison du
coût élevé des médicaments de cette maladie.

C'est pour cette raison que le gouvernement a adopté la Loi sur la propriété
industrielle, avec des clauses donnant le pouvoir au gouvernement de
délivrer des autorisations aux sociétés intéressées par la fabrication des
médicaments génériques.

Le vice-ministre du Commerce et de l'Industrie Albert Ekipara a soutenu que
certaines dispositions prévues pour accompagner cette Loi n'avaient pas
encore été prises, d'où l'impossibilité de l'appliquer pour l'instant.

Mais les législateurs ont accusé le gouvernement de céder aux exigences des
multinationales au détriment de Kenyans qui souffraient.

Nairobi - 05/12/2001

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Un hôpital kenyan fait face au fléau grâce aux antirétroviraux

http://www.panapress.com/newslat.asp?code=fre031387&dte=03/12/2001

Nairobi, Kenya (PANA) - L'annonce par deux firmes pharmaceutiques d'une
réduction sensible des prix des médicaments antirétroviraux (ARV) et les
gros efforts accomplis par un hôpital de Nairobi pour apporter un traitement
abordable aux malades du VI/SIDA, révolutionnent actuellement la prise en
charge de la maladie au Kenya.

On espère qu'une réduction
plus poussée des prix des ARV par
plusieurs autres compagnies
multinationales pharmaceutiques va
permettre de freiner avec
efficacité le fléau notent des
professionnels à Nairobi.

Phillips Pharmaceutical
Limited, distributeur de Bristol Myers
Squibb et Merck Sharp Dohme
(MSD), a annoncé des réductions
de prix des médicaments du
VIH/SIDA de l'ordre de 80 à 97 pour
cent.

Les deux compagnies ont, par
la suite, désigné l'hôpital Mater à
Nairobi pour distribuer leurs
produits dans le cadre du Programme
d'accès renforcé.

Dans le cadre de ce programme,
les deux firmes pharmaceutiques
visent à intensifier la
disponibilité des médicaments qui
sauvent la vie dans les pays
en développement où la pandémie du
VIH/SIDA s'est répandue et a
des conséquences désastreuses sur
les vies des populations.

Ce fléau a également placé une
lourde charge sur les systèmes de
soins de santé dans un
continent qui connaît déjà des difficultés
financières graves.

Les deux entreprises affirment
qu'elles ne font pas de bénéfices
avec ces nouveaux prix, en
raison de la forte baisse par rapport
aux prix précédents.

Ces nouveaux développements
font suite à des campagnes ferventes
des leaders mondiaux pour
obliger les entreprises pharmaceutiques
à réduire les prix des
médicaments ARV en vue de sauver des vies
dans les pays du Tiers-Monde.

L'hôpital Mater qui est l'une
des rares institutions de santé à
avoir été désignée comme
centre de traitement du VIH/SIDA à
Nairobi, enregistre un nombre
important de patients qui viennent
faire volontairement le test
de dépistage du SIDA avant de
commencer une thérapie.

Au départ, l'hôpital recevait
entre 40 et 60 malades du SIDA par
mois, mais ce nombre a grimpé
rapidement suite à l'annonce de la
réduction des prix des ARV.

Selon le responsable marketing
des services de santé de
l'hôpital, Sunita Nathoo, la
majorité des malades du SIDA qui
sollicitent un traitement se
situent dans la tranche d'âge des
25-45 ans.

D'après cette dernière, la
hausse du nombre de patients à
l'hôpital a été multipliée par
la réduction des coûts du
traitement.

L'hôpital Mater dit-elle,
utilise avec succès une triple
association de médicaments,
dont le Stocrin (20mg), le Zerit
(40g) et le Videx (100mg) qui
coûte 5.597 kwachas (40 dollars
américains), le Stocrin plus
le Combivir qui revient à 9.163
kwachas (80 dollars) et le
Stocrin, le Retrovir et le Videx se
vend à 9.831 kwachas (41
dollars).

Toutes ces associations sont
disponibles en posologie mensuelle.

Alors que les médecins
préfèrent les triples posologies en raison
de leur efficacité pour
ralentir la multiplication du virus, la
nouvelle fourchette de prix
suppose que les médicaments qui
étaient inabordables pour la
majorité des patients, sont
maintenant accessibles.

Une seule dose de Stocrin, par
exemple, coutait 17.745 kwashas
(230 dollars) la boîte de 90
comprimés. Une seule boîte de Zerit
de 60 comprimés se vendait à
13.650 kwachas (170 dollars) tandis
que la boîte de Crixian de 180
comprimés était vendue à 28.840
kwachas (290 dollars).


Selon Mme Nathoo, la
trithérapie a été très efficace auprès des
malades hospitalisés dont
l'état a été diagnostiqué suffisamment
tôt.

Elle souligne l'importance
d'un diagnostique précoce pour une
prise en charge plus efficace
et moins chère.

"Nous recevons parfois des
patients dont l'état de santé est si
détérioré qu'ils sont
transportés ici dans le coma" a dit Mme
Nathoo qui ajoute "ceci
implique un séjour plus long à l'hôpital
et davantage de dépenses
médicales".

"Malgré tout, l'hôpital Mater
ne refuse pas les malades qui
arrivent à l'hôpital pour un
traitement. C'est parce que la
plupart de nos patients sont
couverts d'un point de vue médical
et payent à la fin de la
journée".

Mais tout le monde n'a pas les
moyens de payer à la fin de la
journée. Même avec la forte
réduction des prix, certains malades
trouvent les prix très élevés.

C'est pourquoi, dit Mme
Nathoo, le gouvernement devrait
subventionner les coûts des
traitements dans toutes les
institutions de santé en vue
de permettre à davantage de malades
du SIDA, d'obtenir un
traitement abordable.





Nairobi - 03/12/2001

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