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[e-med] Revue de presse sur le traitement des malades du sida
- From: remed@remed.org
- Date: Fri, 14 Sep 2001 05:50:15 -0400 (EDT)
E-MED: Revue de presse sur le traitement des malades du sida
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Accord Brésil/Médecins Sans Frontières de lutte contre le Sida en Afrique
Le gouvernement brésilien et l'organisation humanitaire Médecins Sans
Frontières (MSF) ont signé un accord de transfert de technologie et de
formation professionnelle pour la lutte contre le Sida dans les pays
africains de langue portugaise.
L'accord, signé mercredi, a pour but "de renforcer les programmes de lutte
contre le sida et de partager les expériences du gouvernement brésilien et
de MSF dans ces pays", a indiqué le ministère de la Santé.
MSF, Prix Nobel de la Paix en 1999, a des programmes d'aide aux malades du
sida et de distribution gratuite de médicaments dans 29 pays.
L'objectif de MSF est de signer "à moyen terme" "un accord pour acheter des
médicaments génériques brésiliens, ce qui n'a pu encore se faire car il
existe une pression énorme des laboratoires", d'après Borges.
Le Brésil a lancé sa propre production de médicaments génériques
anti-rétroviraux afin de fournir des soins gratuits à des dizaines de
milliers de patients, grâce à un faible coût de production financé par une
aide gouvernementale.
Une loi, entrée en vigueur en 1997, prévoit que des licences obligatoires
pour fabriquer des médicaments génériques sont délivrées, si les brevets de
médicaments étrangers ne sont pas exploités sur le territoire du Brésil.
Actuellement, le Brésil produit sept de ces 12 médicaments à 100.000 des
580.000 séropositifs du pays et a réussi à reduire de 40% le nombre des
décès.
Fin août dernier, le groupe suisse Roche a accepté de baisser de 40% le prix
du médicament Nelfinavir que le gouvernement brésilien distribue
gratuitement aux malades du Sida et menaçait de produire localement.
En avril dernier, le laboratoire américain Merck Sharp et Dohme avait
accepté de réduire le prix des médicaments Indivanir (Crixivan) et Efavirenz
(Stocrin), de 64,66% et 59,02% respectivement.
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2,5 M USD suffiraient à réduire la transmission mère-enfant dans le monde
KAMPALA, 13 sept (AFP) - 2,5 millions de dollars suffiraient à réduire de
manière significative la transmission du virus du sida de la mère à l'enfant
dans le monde, a conclu une conférence scientifique internationale qui s'est
achevée jeudi à Kampala.
La 3ème conférence internationale sur les stratégies globales de prévention
de la transmission mère-enfant du VIH (virus de l'immunodéficience humaine,
responsable du sida), à laquelle ont participé 700 experts de 52 pays, s'est
achevée avec la publication d'un "appel à l'action" adressé aux
gouvernements des pays développés.
"Parce que le coût pour protéger les futurs bébés de mères porteuses du
virus n'est que de 2,5 millions de dollars, nous appelons les gouvernements
et organisations à reconnaître que le coût ne devrait pas être un obstacle",
indique le communiqué.
Quelque 1,2 million d'enfants vivent avec le virus du sida dans le monde et
environ 1.800 bébés sont infectés chaque jour, dont la majorité en Afrique
sud-saharienne.
Environ 30 % des bébés nés de mères porteuses du virus sont eux-mêmes
infectés. Le virus peut être transmis dans l'utérus ou pendant
l'allaitement, mais, dans la majorité des cas, la transmission intervient
pendant l'accouchement.
Deux médicaments permettent de réduire de près de 47 % les risques de
transmission mère-enfant, l'AZT et la Névirapine, plus facile à administrer
et meilleur marché.
La Névirapine doit être prise en une double dose, pour la mère et le bébé,
et coûte entre 0,8 et 4 dollars.
"Si nous nous contentons d'identifier de nombreuses solutions d'un point de
vue clinique, mais si les gouvernements ne s'engagent pas à construire des
infrastructures de santé et à faire quelque chose, cela ne servira à rien",
a expliqué à l'AFP le Dr Arthur Ammamm, président de l'ONG Stratégies
globales pour la prévention du VIH, l'une des organisatrices de la
conférence.
"Arrêtons de parler du coût des médicaments et intéressons-nous aux vrais
problèmes".
Pour parvenir à cette estimation de 2,5 millions de dollars, les
scientifiques sont partis du nombre estimé de femmes séropositives enceintes
dans le monde, d'un taux moyen de transmission de 20 % et d'un prix de 0,80
dollars pour un traitement de Névirapine, a-t-il indiqué.
Cette somme, a précisé le Dr Ammamm, n'inclut ni la construction ou
l'amélioration des infrastructures, ni les tests de dépistage.
Une compagnie pharmaceutique allemande a récemment proposé de fournir
gratuitement ce médicament aux pays le réclamant.
Toutefois, a expliqué le Dr Ammamm, cette offre ne s'applique qu'aux pays où
ce médicament est enregistré et approuvé par les autorités pour la
prévention de la transmission mère-enfant. En Afrique du Sud par exemple, le
ministère de la Santé n'a pas donné cette autorisation, sauf pour des
projets pilotes, a-t-il précisé.
"Cet appel s'adresse aux gouvernements des pays développés. Nous les
appelons à négocier des dons et des réductions de prix avec les compagnies
pharmaceutiques qui fabriquent les traitements anti-rétroviraux", ajoute le
communiqué. Ces pays doivent également s'assurer que "les fonds destinés à
la santé sont bien utilisés à cet effet".
Selon l'ONUSIDA (Programme des Nations unies sur le sida), 25,3 millions
d'Africains vivent avec le virus du sida, dont plus de la moitié sont des
femmes. En 2000, 2,4 millions d'Africains sont morts du sida et de maladies
opportunistes liées au virus, soit 11 fois plus que les victimes des
nombreux conflits sur le continent.
anb-jhl/ayv t
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