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[e-med] Transfusion et risque d'infection par le VIH dans les PED


  • From: remed@remed.org
  • Date: Wed, 5 Sep 2001 05:05:06 -0400 (EDT)

E-MED: Transfusion et risque d'infection par le VIH dans les PED
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Transfusion et risque d'infection par le VIH dans les pays en
développement - Article complet
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=2&idb=2376
- 27/08/2001 -

Une étude américaine réalisée en collaboration avec les autorités du Kenya a
évalué le risque de transmission du VIH par transfusion dans ce pays. Sur
une période de 12 semaines, environ 2 % des transfusions ont transmis le
virus à des personnes séronégatives. Les auteurs de l'étude ont émis
plusieurs propositions pour éliminer ce risque et le Ministère de la Santé
du Kenya a pris une série de mesures pour assurer la qualité des
transfusions.

Cette étude publiée dans le Lancet du 25 août a été mise en place suite à
une demande du gouvernement kenyan afin de connaître le risque d'infection
par le VIH lors des transfusions dans ce pays où sa prévalence est élevée.

L'enquête a été réalisée en 1994 pendant 12 semaines et dans six hôpitaux
publics au Kenya. Les tests HIV ont été réalisés à la fois par les hôpitaux
participants et par un laboratoire de référence pour comparaison.

La prévalence de l'infection par le VIH était de 6,4 % parmi les 1.877
donneurs identifiés durant l'étude. Cependant, ce chiffre variait de 2 % à
20 % selon les hôpitaux étudiés.
Des résultats de tests HIV étaient disponibles pour 1.290 paires
donneur/receveur : "26 dons positifs pour le VIH ont été utilisés chez des
patients séronégatifs", écrivent Anne Moore et ses confrères dans leur
article. "Nous estimons que 2 % des transfusions ont transmis le VIH".

Plusieurs éléments permettent d'expliquer ce risque particulièrement élevé,
explique le groupe d'experts : "Les tests, qui doivent être réfrigérés, ont
été quelquefois transportés sur de longues distances à température
ambiante". Des problèmes d'alimentation en électricité ont également pu
contribuer à leur mauvaise préservation ou à celle des échantillons de sang.
Le système de lecture des tests n'était pas fonctionnel dans un hôpital, des
erreurs de pipetage ont été notées ainsi qu'une mauvaise
gestion/documentation des résultats des tests. Par ailleurs, il arrivait que
des poches de sang HIV-négatives soient stockées dans les mêmes
compartiments que des poches infectées.

Le Dr Moore et ses confrères insistent sur le risque élevé d'infection par
le VIH lors de transfusion au moment où l'étude a été réalisée. De plus, le
chiffre de 2 % ne prenait pas en compte la période de séroconversion des
donneurs.

Cette enquête a mis en avant le besoin d'un programme de contrôle-qualité
performant et d'une meilleure formation du personnel pour éviter les erreurs
humaines. Depuis l'étude, le gouvernement du Kenya a mis en place un
programme de distribution de tests rapides et a instauré un système national
de formation pour améliorer les pratiques au laboratoire. Enfin, le
dépistage systématique du VIH pour tous les dons a été rappelé.

Source : Lancet 2001;358:657-60.

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