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[e-med] revue de presse sur le site, 26 juin 2001


  • From: remed@remed.org
  • Date: Wed, 27 Jun 2001 05:44:28 -0400 (EDT)

E-MED: revue de presse sur le site, 26 juin 2001
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Session de l'ONU sur le sida: accord sur une déclaration finale de compromis
NEW YORK (Nations Unies), 26 juin (AFP) - 3h39

Les quelque 160 pays participant à la session extraordinaire de l'assemblée
générale de l'ONU sur le sida à New York sont parvenus à un accord sur le
texte d'une déclaration finale "de compromis", a-t-on appris mardi auprès
d'un responsable de l'ONU.

"Ils se sont mis d'accord sur un texte de compromis", a indiqué ce
responsable sous couvert d'anonymat, qui a précisé que ce document final ne
faisait plus référence à certains termes ou aspects controversés de la
déclaration et qui en bloquaient jusqu'ici l'adoption: "droits de l'homme",
"groupes vulnérables" (homosexuels, prostituées, drogués, immigrants),
"droits des femmes" et "obstacles culturels", a précisé ce responsable.

Les vifs débats qui se sont déroulés en coulisses sur ce texte illustrent
les tabous qui entourent toujours la sexualité et le sida.

Les discussions ont mis en exergue la "guerre des cultures" entre pays
occidentaux et une coalition de pays catholiques et musulmans, opposés à
toute mention dans le document des homosexuels, drogués et prostituées,
selon des diplomates.

Le texte final de la déclaration, qui doit être adoptée mercredi par
l'assemblée générale de l'ONU, n'avait pas été rendue publique mardi soir.

Mais un diplomate occidental a fait une lecture quelque peu différente de la
version finale, adoptée dans un "contexte très dur" de négociations,
estimant au contraire que le texte constituait une importante victoire pour
le camp occidental.

"Le langage de la déclaration n'est pas parfait car il ne contient pas de
référence à l'orientation sexuelle. Mais la référence aux homosexuels était
un point de rupture pour le groupe des pays musulmans", a-t-il dit, en
expliquant que les Européens s'étaient trouvés isolés sur ce point, après
avoir été lâchés par le groupe de Rio, le groupe africain, ainsi que les
Etats-Unis.

En revanche, il a estimé que le camp occidental avait réussi à imposer un
paragraphe sur les "obstacles culturels" en matière d'éducation, de
prévention et de traitement. "Cet aspect des facteurs culturels est très
important dans le cas du sida et il a été obtenu à l'arraché auprès du
groupe islamique", a-t-il indiqué.

Enfin, le texte reconnaît "le droit des femmes à la maîtrise de leur
sexualité", a ajouté le diplomate. "C'est une grande victoire pour l'Union
européenne et une défaite pour l'Egypte et l'Iran", a-t-il souligné, en
estimant qu'au final, "sur une échelle de trois, nous avons obtenu deux et
demi".

L'absence de référence explicite aux groupes à risque est toutefois assurée
de provoquer une avalanche de critiques de la part des organisations
non-gouvernementales.

L'une d'entre elles, l'organisation Médecins du Monde s'est déjà indignée de
ce texte qui "se voulant consensuel (...) manque de conviction et
d'engagements forts".

"Le projet de déclaration affiche un discours d'exclusion et de
stigmatisation des toxicomanes, des homosexuels et des prostituées. Ces
personnes sont particulièrement vulnérables vis-à-vis du virus du sida et
doivent être reconnues comme telles", écrit l'organisation dans un
communiqué.

Médecins du Monde déplore par ailleurs que le texte "évite de promouvoir
franchement la réduction des risques liés à la drogue" et qu'il ne "mette
pas assez l'accent sur le lien entre la prévention et les traitements".

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Bush et Mbeki veulent renforcer la coopération
USA-Afrique du sud
WASHINGTON, 26 juin (AFP) - 23h46

Les présidents américain George W. Bush et sud-africain Thabo Mbeki ont
affirmé mardi à Washington leur volonté de renforcer le "partenariat
stratégique" entre les deux pays et exprimé leur préoccupation face aux
tensions au Zimbabwe.

MM. Bush et Mbeki se sont engagés à poursuivre et "renforcer les relations
déjà excellentes" entre leurs pays et à bâtir "un partenariat stratégique
plus fort", affirme un communiqué conjoint publié à l'issue d'entretiens à
la Maison Blanche.

Ils ont notamment décidé de renforcer leur coopération bilatérale dans
divers domaines (économie, commerce, défense, justice, sciences, santé,
etc.) en mettant en place de part et d'autre des secrétariats pour
coordonner leurs consultations et présenter des recommandations.

M. Bush a exprimé son soutien au Programme de redressement de l'Afrique pour
le millénaire (Millenium Africa Program - MAP), sorte de "plan Marshall"
africain élaboré par M. Mbeki en concertation avec l'Algérie et le Nigeria.

Selon un haut responsable américain qui a requis l'anonymat, les deux
présidents ont manifesté "leur préoccupation" sur la situation au Zimbabwe,
qui traverse depuis trois ans une grave crise économique doublé de troubles
politiques liés à la réforme agraire lancée par le président Robert Mugabe.

Les deux présidents ont également affirmé leur volonté de lutter contre le
sida, au lendemain de l'ouverture lundi à New York d'une session spéciale de
l'ONU consacrée durant trois jours à la pandémie.

M. Bush a affirmé que les 200 millions de dollars qu'il a promis pour
alimenter le fonds de l'ONU contre le sida et d'autres grandes maladies
infectieuses n'étaient qu'un "accompte", laissant entendre que les
Etats-Unis étaient prêts à faire un effort supplémentaire.

Le président américain a également appelé les Européens à suivre l'exemple
des Etats-Unis pour étoffer ce fonds qui n'a pour l'instant recueilli que
528 millions de dollars sur les 6 à 10 milliards demandés par le secrétaire
général de l'ONU Kofi Annan.

Les Européens "doivent contribuer. J'espère qu'ils le feront et que l'Union
européenne suivra", a-t-il déclaré devant la presse en recevant M. Mbeki
pour une réunion de travail et un déjeuner à la Maison Blanche.

M. Mbeki, qui avait été très critiqué pour des déclarations passées mettant
en doute le lien de causalité entre le virus VIH et le sida, a pour sa part
cherché à dissiper le doute sur son engagement à combattre le fléau.

Le sida est "clairement un problème important" auquel il faut "répondre de
manière globale", a déclaré M. Mbeki.Avec 4,7 millions de séropositifs,
l'Afrique du sud est le pays au monde comptant le plus grand nombre de
personnes touchées par la maladie.

"Les gens doivent voir ce que nous faisons réellement en Afrique du sud",
a-t-il déclaré, sans se limiter à "la perception de ce que l'on pense que
nous faisons".

"Si on se base sur les faits, je pense que les accusations ne tiennent pas"
contre la politique sud-africaine en matière de lutte contre le sida, a-t-il
ajouté.

M. Mbeki doit quitter les Etats-Unis mercredi pour se rendre directement en
Allemagne, où il doit avoir des entretiens avec le chancelier Gerhard
Schroeder et le président Johannes Rau.

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La prévention du sida dans le tiers-monde doit être mieux financée (experts)
NEW YORK, 26 juin (AFP) - 22h06

Les sommes affectées à la prévention du sida dans les pays en voie de
développement sont très insuffisantes et doivent être "substantiellement
augmentées", ont estimé mardi à New York des experts internationaux de haut
rang.

Réunis en marge de l'assemblée générale des Nations Unies sur la lutte
contre le sida, ces experts ont indiqué à la presse que, chaque année,
seulement 1,8 milliard de dollars sont consacrés dans ces pays à la
prévention, soit environ 20% des sommes qui devraient l'être.

"Nous devons appliquer à un niveau très supérieur ce que nous avons appris
au sujet de la prévention au cours des vingt dernières annnées", a déclaré
le Dr Michael Merson, qui dirige la School of public health de l'université
de Yale. "Nous devons accroître en même temps la prévention et le
traitement".

Evoquant la première grande conférence sur le sida, organisée à Paris en
1986, il a ajouté: "A Paris, j'ai vu dirigeant après dirigeant signer la
déclaration, puis rentrer chez lui et rien n'a changé. La vraie
questionaujourd'hui est: les choses vont-elles changer ? Est-ce que 25
millions de morts et la quasi-dévastation du tissu social de nombreuses
nations vont-ils être suffisants pour que les dirigeants mondiaux agissent
et ne signent pas seulement ?"

Les experts, qui ont échangé leurs expériences, ont ajouté que vingt ans de
campagnes de prévention ont maintenant montré qu'elles étaient efficaces,
et qu'il faut désormais les appliquer sur une plus grande échelle encore,
ce qui implique davantage de fonds.

"Pour la première fois, nous disposons d'une méthode globale pour nous
attaquer à l'épidémie", a ajouté le Dr Merson, "parce que nous pouvons
proposer les soins et la prévention ensemble".

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Les multinationales déclarent la guerre au sida
NEW YORK (Nations Unies), 26 juin (AFP) - 19h16

Les entreprises multinationales, conscientes du danger posé par le fléau du
sida pour leurs opérations dans le monde, s'engagent désormais dans la
bataille contre une pandémie qui décime leur main d'oeuvre et grève la
croissance économique.

Absentéisme, maladies, décès, faible moral, pénurie de main d'oeuvre
qualifiée: bien que le coût global n'ait pas été précisément chiffré, le
sida commence à peser sur les comptes des entreprises: recrutement
incessant, assurances-risque plus coûteuses, augmentation des budgets de
formation, pensions et couvertures de soin en hausse, etc.

"On estime aujourd'hui que 23 millions sur les 36 millions de personnes
aujourd'hui séropositifs ou malades du sida ont un travail. La pandémie va
avoir un énorme impact sur les entreprises", met en garde le directeur
général de l'Organisation international du travail (OIT), Juan Somavia.

Sur le plan macroéconomique, souligne Peter Piot, directeur général
d'ONUSIDA, la pandémie fauche la force de travail et coûte jusqu'à plusieurs
points de croissance dans les pays les plus sévèrement touchés.

Au Kenya, une enquête a ainsi montré que le sida grevait de 4% les bénéfices
annuels du secteur privé et que, d'ici 2005, au rythme actuel de propagation
de la maladie, le Produit national brut (PNB) sera de 15% inférieur aux
prévisions.

"Jusqu'à présent, notre réponse a été largement inadéquate. Nous n'avons pas
fait assez", reconnaît le président de MTV Networks International, Bill
Roedy, qui dirige également le Global Business Council onHIV/AIDSConseil
mondial des affaires sur le sida).

Fondé en 1997, le GBC regroupe une vingtaine de multinationales, parmi le
gratin mondial, qui ont décidé de s'engager dans la lutte contre le sida. On
y trouve, entres autres, Pfizer, Merck, AOL Time Warner, IBM, AIG, Unilever,
Viacom, MTV, Levi Strauss, Calvin Klein, MAC Cosmetics, Unilever ou encore
Coca-Cola.

"Notre but est d'intensifier l'implication des entreprises dans la lutte
contre le sida. La mondialisation, ça n'est pas seulement internet et les
technologies de pointe.
C'est aussi la propagation au-delà des frontières d'un réel fléau", explique
l'ancien banquier et ex-ambassadeur américain à l'ONU, Richard Holbrooke,
nouveau PDG du GBC.

A l'occasion de la session extraordinaire des Nations Unies sur le sida, qui
se tient à New York, le groupe a présenté son nouveau guide d'action qui va
être envoyé à des milliers de sociétés privées dans le monde.

Il contient une série de recommandations et présente des cas concrets
d'actions menées au plan local par des entreprises pionnières dans la lutte
contre le sida.

L'effort vise à faire en sorte que les entreprises participent à la prise de
conscience générale sur les dangers du sida, en commençant par éduquer leur
propre main d'oeuvre sur le terrain et en insistant sur la nécessité de la
prévention.

En Afrique du Sud, le constructeur automobile Ford a ainsi lancé une vaste
campagne de prévention parmi les employés de ses usines, où les taux de
prévalence de la maladie atteignaient jusqu'à 20%.

La chaîne musicale MTV, désormais diffusée partout dans le monde, insiste
sur la prévention auprès de la jeunesse par des campagnes publicitaires et
des programmes ciblés. "Chaque nouvelle infection par le virus du sida
touche un jeune de 25 ans ou moins. C'est notre audience", explique Bill
Roedy.

Si certaines multinationales disent agir par devoir citoyen, certaines ne
cachent pas le faire au regard de leurs intérêts économiques bien compris.

"Pour nous, c'est purement une question de pragmatisme et nous espérons
porter notre message dans chaque recoin en Afrique", admet Carl Ware,
vice-président de Coca-Cola.

Le géant des sodas, qui emploie 100.000 personnes sur le continent africain,
est confronté à un absentéisme et un taux de mortalité tels parmi sa main
d'oeuvre, qu'il est désormais obligé de recruter deux personnes pour chaque
emploi. "C'est donc clairement dans leur propre intérêt financier", note
Richard Holbrooke.

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SENS DE L'INITIATIVE, PARTENARIATS ET
SOLIDARITE, RECETTE PRECONISEE PAR M.
KOFI ANNAN POUR VAINCRE LE VIH/SIDA

UN
June 25, 2001
Posted to the web June 25, 2001
http://fr.allafrica.com/stories/200106250360.html
On trouvera ci-après l'allocution du Secrétaire général, M. Kofi Annan,
à la session extraordinaire de l'Assemblée générale consacrée au
VIH/sida, le 25 juin 2001

Nous sommes réunis ici pour parler d'une crise sans précédent, mais
à laquelle il existe une solution : une réaction sans précédent de la
part de nous tous. Nous sommes ici pour décider ensemble comment
agir.

Dans les 20 ans qui se sont écoulés depuis que nous avons entendu
parler du sida pour la première fois, l'épidémie s'est répandue dans
tous les coins du monde.

Elle a tué presque 22 millions de personnes.

Elle a laissé orphelins 13 millions d'enfants.

Aujourd'hui, plus de 3 millions de personnes dans le monde vivent
avec le VIH/Sida. Durant la seule année dernière, plus de 5 millions
de personnes ont été contaminées. Chaque jour, quelque 15 000
autres personnes deviennent séropositives.

Dans certains pays d'Afrique, le VIH/Sida a fait reculer le
développement d'une bonne dizaine d'années. Et maintenant il se
répand avec une rapidité effrayante en Europe orientale, en Asie et
dans les Caraïbes.

Jusqu'à présent, la réaction de la communauté mondiale n'a pas été à
la hauteur du défi.

Mais cette année, nous avons pu observer un changement décisif.

Le sida ne peut plus accomplir discrètement son oeuvre macabre. Le
monde a commencé à se réveiller.

Nous avons assisté à cet éveil dans les médias et dans l'opinion
publique, et il s'est produit sous l'impulsion de médecins et de
travailleurs sociaux, de militants et d'économistes, et avant tout de
personnes dont la vie est touchée par la maladie.

Nous avons constaté cet éveil parmi les gouvernements.

Nous l'avons constaté dans le secteur privé.

Jamais, depuis que ce cauchemar a commencé, il n'y avait eu un tel
mouvement de ralliement autour d'une cause commune.

Jamais nous n'avions ressenti un tel besoin de faire jouer ensemble
l'esprit d'initiative et la détermination, les partenariats et l'esprit de
solidarité.

De l'esprit d'initiative et de la détermination, il en faut dans tous les
pays et dans chaque collectivité - et aussi à l'échelon international, où
tous les organismes des Nations Unies sont maintenant engagés
dans l'action.

Il faut que chacun de nous se rende compte que le sida est son
problème. Chacun de nous doit en faire sa priorité.

Il faut des partenariats entre gouvernements, entreprises privées,
fondations, organisations internationales - et, bien sûr, membres de la
société civile.

Les organisations non gouvernementales sont à l'avant-garde de la
lutte contre le sida depuis le tout début. Nous devons tous tirer les
enseignements de leur expérience et suivre leur exemple. Elles
participent activement à cette session, et ce n'est que justice.

Enfin, il faut faire preuve d'esprit de solidarité - solidarité entre les
bien portants et les malades, entre les riches et les pauvres, et surtout
solidarité entre les pays riches et les pays pauvres.

Il faut que les dépenses consacrées à la lutte contre le sida dans les
pays en développement atteignent un niveau à peu près cinq fois
supérieur à leur niveau actuel.

Ces pays eux-mêmes sont prêts à faire leur part - comme les
dirigeants africains l'ont promis au sommet d'Abuja. Mais ils ne
peuvent pas atteindre cet objectif tout seuls.

La population des pays développés montre aujourd'hui qu'elle le
comprend. Je demande instamment aux dirigeants de ces pays d'agir
en conséquence.

Il nous faut mobiliser les fonds nécessaires pour mener cette
entreprise exceptionnelle - et il nous faut veiller à ce que l'argent soit
dépensé efficacement. C'est pourquoi j'ai demandé que soit créé un
Fonds mondial pour la santé et la lutte contre le sida, ouvert à la fois
aux gouvernements et aux donateurs privés, pour nous aider à
financer la stratégie globale, cohérente et coordonnée que nous
devons mener.

Notre objectif est de faire en sorte que ce Fonds soit opérationnel
avant la fin de l'année. Je continuerai à travailler avec tous les acteurs
concernés pour assurer la réalisation de cet objectif.

Je tiens à rendre un vif hommage à ceux qui ont déjà promis d'y
verser des contributions. J'espère que d'autres suivront leur exemple,
pendant cette session extraordinaire ou après.

Lorsque nous pressons les autres de changer de comportement afin
de se protéger contre la contagion, nous devons être prêts à modifier
notre propre comportement sur la scène publique.

Nous ne pouvons pas nous attaquer au sida en portant des jugements
de valeur morale, ni en refusant de regarder en face certains faits
désagréables - ni encore moins en stigmatisant ceux qui sont porteurs
du virus et en décrétant qu'ils n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes.

Nous ne pouvons le faire qu'en parlant ouvertement et sans détours,
aussi bien de la manière dont on devient porteur du virus que de ce
qu'on peut faire pour éviter de le devenir.

Et rappelons-nous que chaque personne contaminée, quelle qu'en
soit la cause, est un être humain comme nous, qu'il possède des
droits fondamentaux et des besoins d'être humain.

Et que personne ne s'imagine que nous puissions nous protéger en
bâtissant des barrières entre eux et nous ! Dans le monde sans pitié
du sida, il n'y a pas de « eux » et de « nous ».

Pour réaliser tout cela, il nous faut changer - sinon pour notre propre
bien, pour celui de nos enfants.

Il nous faut faire de cette session de l'Assemblée générale une
session réellement extraordinaire.

Et il nous faut envoyer au monde un message d'espoir.

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