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[e-med] Prescriptions des antirétroviraux : formation des médecins
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- Date: Wed, 27 Jun 2001 04:22:33 -0400 (EDT)
E-MED: Prescriptions des antirétroviraux : formation des médecins
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SIDA : La question des antirétroviraux
Wal Fadjri (Dakar)
June 26, 2001
Posted to the web June 26, 2001
Johnson Mbengue
Comment faire pour permettre aux malades du sida d'accéder aux
médicaments. L'Association Médecins d'Afrique a réuni depuis
cinquante experts venus de l'Afrique de l'Ouest et du Centre pour
réfléchir sur les voies et moyens d'accéder aux antirétriviraux.
La pandémie du Sida nécessite la collaboration de tous les experts
qui réfléchissent sur les moyens à adopter pour vaincre ce mal qui
prend des proportions inquiétantes, surtout dans les pays en
développement. Les statistiques récentes de l'Organisation mondiale
de la santé sur le Vih sida indiquent que sur 34,3 millions de
personnes infectées dans le monde, 24,5 millions vivent en Afrique
sud-saharienne. Il s'y ajoute le coût fort élevé des antirétroviraux ou
médicaments.
Sous ce rapport, l'association Médecins d'Afrique organise depuis
hier une rencontre régionale sur la prescription des antirétroviraux. Ce
séminaire de formation devra permettre aux cinquante participants,
venus de pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre, de réfléchir sur les
voies et moyens d'accéder aux thérapeutiques modernes.
Pour le professeur Laurent Bellec, responsable des laboratoires
virologiques à l'Hôpital européen de Paris, les pays du Nord doivent
aider les pays du Sud face aux coûts élevés des antirétroviraux. "Je
crois que l'initiative des Nations-Unies de créer un fonds mondial de
solidarité va dans ce sens-là.
D'autre part, il faut trouver les meilleurs régimes thérapeutiques les
moins chers et les plus simples à distribuer qui puissent être
justement subventionnés par ces fonds internationaux."
Selon le Pr. Bellec, la collaboration entre experts du Nord et du Sud
doit être fondamentale, "parce que les pays du Nord ont une petite
avance, et d'autre part, il s'agit de coopération technique très
importante, d'autant plus que les médicaments et la biologie coûtent
chers. Si ces médicaments sont mal utilisés, il risquera d'y avoir des
effets secondaires. Notamment des résistances aux antirétroviraux.
Il faut donc des partenariats que nous appelons un jumelage entre
hôpitaux du Nord et du Sud pour travailler ensemble."
La population africaine vivant en France paie un lourd tribut à la
pathologie Vih. Le dernier rapport de l'Institut de veille sanitaire
français révèle que 2 068 patients sur les 6 500 étrangers vivant avec
le Vih sont originaires d'Afrique sub-saharienne. Ceci constitue plus
de 25 % de la population étrangère concernée par le Vih.
Par ailleurs, une étude récente révèle que les Africains infectés par le
virus du sida ne consultent un médecin que lorsque la maladie a
atteint un stade avancé. Au Sénégal où le taux de prévalence est
d'environ 1,6 %, 232 patients sont actuellement sous traitement
antirétroviral. La formation des médecins est déjà entamée à cet effet.
"L'objectif au Sénégal est d'avoir un traitement de qualité et de
proximité de tous nos patients qui sont infectés par le Vih", indique le
Dr. Ndèye Coura Touré Kâne, représentant le Pr.
Souleymane Mboup à ses assises. Selon elle, ce traitement de
proximité va susciter le dépistage volontaire de toutes les personnes
le désirant. Ce qui a favorisé l'ouverture de centres de dépistage
anonyme et gratuit à l'image du centre de Dakar de Sida-services de
Dakar. Avec la généralisation de ces centres de dépistage anonymes
et gratuits, les 80 000 patients estimés au Sénégal vont aller se
dépister. Au fur et à mesure qu'ils vont se dépister, ces gens
bénéficieront au moment opportun du traitement antirétroviral." Les
critères définis à cet effet sont liés à des aspects médico-biologiques.
Depuis sa création en 1991, l'association Médecins d'Afrique, dirigée
par le Dr. Alioune Blondin Diop, s'est fixée comme objectif de soutenir
l'effort de santé dans les pays africains qui sont confrontés à de
graves problèmes de santé chroniques et à l'émergence de nouvelles
pathologies. Dans ce cadre, différents types d'actions ont été
menées.
Entre autres, l'envoi de matériel médical et de médicaments,
l'organisation d'un atelier de nutrition pour patients africains vivant en
France et infectés par le virus du sida, hospitalisés à l'hôpital de
Bicêtre, et la sensibilisation des populations africaines migrantes
vivant en France et exposées à la contamination du Vih.
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