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[e-med] Drépanocytaire : un traitement à base de plantes au Bénin


  • From: remed@remed.org
  • Date: Tue, 19 Jun 2001 10:14:32 -0400 (EDT)

E-MED: Drépanocytaire : un traitement à base de plantes au Bénin
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Un espoir pour les drépanocytaires.

Mis au point au Bénin, un traitement à base de plantes permet de soigner
cette maladie génétique qui touche principalement les populations noires.
Par JULIETTE BASTIN
http://www.lintelligent.com/data/jaf/2108/210803501.html
Jeune Afrique


On dispose désormais d'une arme contre la drépanocytose, ou anémie
falciforme, une maladie génétique qui affecte particulièrement les
populations noires. Le traitement a été élaboré par l'équipe du professeur
Jérôme Médégan Fagla, directeur du laboratoire de biochimie et de biologie
cellulaire de l'Université nationale du Bénin, à Cotonou. Le 16 mai, ce
dernier a rencontré à Paris les représentants de l'Union européenne, du
ministère français de la Santé et de grands laboratoires pharmaceutiques. À
l'ordre dujour, une demande d'autorisation de mise sur le marché
international afin de produire les millions de doses qui permettraient de
diminuer les coûts unitaires. Le traitement revient à 20 000 F CFA par mois
: il est donc très cher, d'autant qu'il doit être pris à vie.

Les discussions ont abordé aussi le financement d'une usine et de la
production sur des milliers d'hectares de la plante qui est à la base du
traitement. C'est en effet à partir des travaux du professeur nigérian
Sofowara, qui a découvert que cette plante rendait leur forme initiale aux
globules rouges déformés par la maladie, que les chercheurs béninois ont
mis au point un médicament baptisé VK 500.

La drépanocytose est apparue il y a deux mille ou trois mille ans dans cinq
foyers différents, quatre en Afrique subsaharienne et un sur le
sous-continent indien. Sa distribution mondiale se superpose à celle du
paludisme. Selon le docteur Maryse Etienne-Julan, chef de service médical
et scientifique du Centre caribéen de la drépanocytose Guy-Mérault, en
Guadeloupe, « cette mutation génétique serait la réponse de la nature au
fléau du paludisme ».
En effet, les porteurs sains de cette pathologie, c'est-à-dire ceux qui ont
un gène normal et l'autre muté, mais qui ne sont pas malades, sont beaucoup
plus résistants à l'infection par le Plasmodium .

Au fil du temps, le nombre de personnes porteuses du gène drépanocytaire a
donc augmenté. Et de plus en plus de couples de porteurs sains se sont
formés, donnant naissance à des enfants dont les deux gènes étaient mutés.
L'anémie falciforme touche aujourd'hui 1 nouveau-né sur 20 en Afrique
subsaharienne. À travers la diaspora africaine, l'infection se retrouve
également aux États-Unis, aux Antilles et en France métropolitaine.

Cette maladie se caractérise surtout par des douleurs très vives. Ciblant
les globules rouges, elle les déforme pour leur faire adopter le profil
d'une faucille. Sous cette configuration, ils empêchent le sang et l'oxygène
de parvenir aux petits vaisseaux. « Les patients présentent fréquemment une
anémie et une fragilité aux infections, surtout les enfants », précise le Dr
Maryse Etienne-Julan. Des complications aux poumons ou des attaques peuvent
survenir, tout comme, progressivement, des lésions organiques, suite au
manque d'oxygène. Le décès n'est pas rare, notamment avant l'âge de 5 ans.
Hospitalisations à répétition et impossibilité de suivre une scolarité
normale ou d'exercer régulièrement un emploi sont le lot de tous les
drépanocytaires.

L'efficacité du VK 500 a été prouvée in vitro : lorsqu'il est versé dans un
tube à essais contenant des globules rouges falciformes, ces derniers
reprennent nettement leur forme initiale. Libérés de leurs souffrances, de
nombreux patients venus de la sous-région, mais aussi d'Europe, peuvent
témoigner du plaisir qu'ils ont eu à reprendre une activité sportive ou
professionnelle.

Bien sûr, les patients restent porteurs de la maladie. En attendant
l'aboutissement des recherches génétiques en cours au Centre Guy-Mérault,
d'autres éventualités existent : procéder à une greffe de moelle osseuse,
qui fabrique les globules rouges, ou pratiquer régulièrement des
renouvellements totaux du sang, par transfusion. Mais ces interventions sont
particulièrement lourdes et onéreuses.

[Modérateur: quelqu'un a des informations pour confirmer cette nouvelle? CB]

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