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[e-med] L'Afrique n'a pas assez de scientifiques


  • From: remed@remed.org
  • Date: Wed, 13 Jun 2001 10:44:13 -0400 (EDT)

E-MED: L'Afrique n'a pas assez de scientifiques
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[ Résumé traduit de la lettre hebdomadaire anglophone Kabissa/Fahamu
mailto:kf-newsletter-request@kabissa.org?subject=subscribe ]

L'Afrique n'a pas assez de scientifiques
http://allafrica.com/stories/200106080330.html
Un récent discours prononcé par la doyenne ès sciences, au centre de
technologie du Botswana (BOTEC), a mis en exergue le besoin de plus de
scientifiques africains et de recherche scientifique africaine. Le
Professeur Mpuchane a lancé un défi aux gouvernements africains pour
contribuer plus à l'éducation ès sciences.

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[ Texte original traduit approximativement sous 'fair use' par C. Labadie,
source citée ci-dessus ]

Les gouvernements africains à la traîne dans le développement
scientifique -- discours de Mme la doyenne de la faculté des sciences de
l'université du Botswana, Prof. Mpuchane

Mmegi/The Reporter (Gaborone)
8 juin 2001
par Edgar Tsimane, à Gaborone, Botswana

L'Afrique est à la traîne dans le développement scientifique avec seulement
0,8% de l'ensemble des publications scientifiques dans le monde, et très peu
de brevets résultent des travaux de recherches menés à bien dans le
continent [africain].

Mme la doyenne de la faculté des sciences de l'université du Botswana, Prof.
Mpuchane, a affirmé cela pendant l'atelier de CommQuest au centre de
technologie du Botswana (BOTEC), le lundi [4 juin 2001].

L'atelier vise à donner des qualifications pratiques pour le développement
des présentations interactives, et à encourager la gestion de réseaux dans
la région pour la survie de la science et des techniques.

Mpuchane a rappelé que l'enquête de 1992 de l'Unesco indiquait qu'il y avait
autour 20.000 scientifiques et ingénieurs en Afrique, représentant 0,36% du
total dans le monde comparé à 2-5 scientifiques et ingénieurs pour 1000
personnes au Japon, aux Etats-Unis et en Europe. Selon Mpuchane, certaines
parties de l'Afrique sous-saharienne ne comptent seulement qu'un
scientifique ou ingénieur pour 10.000 de la population.

Mpuchane a dit aux invités que ce statu quo peut être attribué à plusieurs
raisons, dont:

* les faibles investissements dans recherche et le développement, qui
actuellement représentent en moyenne 0,2% du PNB, en comparaison avec 2-3%
dans beaucoup de pays développés,
* l'exode des compétences avec plus de 30.000 Africains détenteurs d'un
PhD [philosophiæ doctor, doctorat] vivant hors du continent,
* utilisation de trop peu de matériel ou désuet,
* trop peu de femmes dans les filières ès sciences et techniques,
* aussi bien qu'un manque de programmes, qui développent une culture
scientifique tôt dans la vie.

Prof. Mpuchane a considéré que le thème du "NDP 8" de son pays, la
"diversification pour le développement soutenable" devrait investir
convenablement dans la science, ajoutant que la vision 2016 enjoint le
Botswana à établir une nation instruite et informée, et à mettre en valeur
les sciences et les techniques dans le système d'éducation. Elle indiqua que
les solutions envisageables incluent la nécessité de favoriser les sciences
et l'éducation des techniques au niveau primaire, ajoutant que les
conclusions de l'atelier devrait aider dans ce domaine.

"Nous avons besoin de démystifier la science de sorte que plus d'étudiants
osent des carrières scientifiques", a souligné Mpuchane. Elle cita un projet
appelé "Eden" dans le Cornwall au Royaume-Uni, qui se compose de divers
jardins botaniques, lesquels dépeignent divers environnements, indiquant que
le Botswana pourrait exposer ses étudiants de la même manière à la
végétation d'Okavango, du Kalahari et de la Savane suscitant l'intérêt des
étudiants à l'étude de leurs environnements.

La cadence de participation dans l'enseignement supérieur doit être
augmentée au delà des 6% actuels, selon Mpuchane, ajoutant que quelques pays
atteignent près de 50%. Prof. Mpuchane a également ajouté la nécessité
d'augmenter les équipements à la faculté des sciences de l'université du
Botswana, qui ne peut accepter que 700 étudiants par an "alors que beaucoup
plus d'étudiants qualifient pour leur entrée
[à l'université]".

Elle a ajouté, que si on se fie aux prédictions statistiques, alors en 2016
il y aura autour de 250.000 étudiants dans les écoles secondaires avec un
résultat annuel de 50.000 [bacheliers]. Mpuchane a indiqué qu'elle espère
que le gouvernement considérera le défi dans le NDP. [Note de traduction: je
suppose que NDP signifie "National Development Program"]


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http://citation.thread.free.fr/prevges/sidaliens.html

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