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[e-med] Revue de presse sur le sida
- From: remed@remed.org
- Date: Wed, 6 Jun 2001 02:39:47 -0400 (EDT)
E-MED: Revue de presse sur le sida
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http://www.medisite-pro.fr/
Le gouvernement du Botswana va fournir des antirétroviraux gratuitement
05 Juin 2001 - Brève AFP
Le Botswana, le pays comptant le plus fort taux de prévalence VIH-sida au
monde, espère avoir en place d'ici la fin de l'année un programme de
fourniture gratuite de médicaments anti-rétroviraux aux malades, a indiqué
le président Festus Mogae.
M. Mogae, qui s'exprimait lundi face à des journalistes lors d'une
conférence sur le sida à Gaborone, a indiqué que le gouvernement "n'a pas
encore commencé le programme antirétroviral, mais espèrons qu'il sera en
place à la fin de l'année", a rapporté mardi l'agence sud-africaine de
presse SAPA.
Le président botswanais Mogae a précisé qu'une campagne parrainée par le
gouvernement sera prochainement lancée pour inciter les Botswanais à adopter
les quelque 60.000 à 80.000 orphelins du sida du pays, avec une aide
financière publique pour la prise en charge des enfants.
"Le coût du programme antirétroviral n'a pas encore été chiffré, mais les
compagnies pharmaceutiques nous ont proposé des médicaments moins chers", a
déclaré Mogae, qui a indiqué que le gouvernement "travaille avec ces firmes
pour évaluer les besoins opérationnels du programme".
Les géants pharmaceutiques américains Merck et Bristol-Myers Squib, qui ont
annoncé au cours de l'année écoulée des baisses de prix de leurs médicaments
pour les thérapies antisida en Afrique, seront partenaires du programme
botswanais.
Le représentant du Programme des Nations unies pour le développementau
Botswana, Macharia Kamau, a indiqué que seules les ressources financières du
pays tirées de son industrie diamantaire, donnaient au gouvernement les
moyens d'une lutte massive contre la pandémie.
"Sans une prudente gestion de ses ressources accumulées des revenus du
diamant, il n'aurait pas été possible de bâtir l'infrastructure ni d'acheter
les médicaments pour combattre la maladie", a-t-il déclaré.
Le Botswana a par ailleurs déjà engagé un programme de mise à disposition
gratuite de médicaments au femmes enceintes séropositives, pour éviter la
transmission du virus à l'enfant à naître.
"On nous a dit que l'on avait une bonne chance de prévenir (la transmission)
dans la majorité des cas", a déclaré Mogae.
Un bébé sur huit naît séropositif au Botswana, qui compte plus de 300.000
personnes infectées, soit plus de 35% des adultes, pour une population de
1,7 millions d'habitants, selon des chiffres d'ONUSIDA et (PNUD).
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L'Afrique du Sud réaffirme son refus de fournir des antirétroviraux
05 Juin 2001 - Brève AFP
L'Afrique du Sud, qui a le taux de prévalence du virus du sida le plus fort
au monde, a réaffirmé mardi son refus de fournir des médicaments
antirétroviraux dans le système de santé publique.
"Nous n'avons pas le projet d'introduire l'administration générale de ces
médicaments dans le secteur public", a rappelé mardi la ministre
sud-africaine de la Santé Manto Tshabalala-Msimang au Parlement, répétant
que "les ARV (antirétroviraux) ne sont pas un moyen de guérir du sida".
La ministre, qui par le passé a cité des questions de coût, a rappelé les
réserves du gouvernement, concernant la toxicité de certains antirétroviraux
et les "contraintes d'infrastructure et d'éducation" dans les zones rurales
du pays, qui feraient obstacle à l'application d'une telle politique.
"Je veux assurer au Parlement que cette position n'est pas idéologique",
a-t-elle déclaré.
D'autre part, la ministre n'a toujours pas donné de date officielle pour le
démarrage d'un programme, mis en place dans 18 centres-pilotes, à base de
l'antirétroviral Nevirapine pour prévenir la transmission du virus de la
mère à l'enfant.
Le programme, annoncé fin 2000 pour début mars, a déjà été repoussé à deux
reprises, officiellement à des fins de recherche complémentaire.
Une organisation militant pour les droits des malades du sida, Treatment
Action Campaign, menace de poursuivre le gouvernement en justice pour son
incapacité à lancer le programme.
Selon des estimations, environ 100.000 bébés naissent chaque année en
Afrique du Sud porteurs du virus du sida, qu'ils ont contracté pendant
l'accouchement. La plupart d'entre eux meurent avant d'avoir atteint l'âge
de cinq ans.
Fin 2000, quelque 4,7 millions de personnes étaient atteintes du virus du
sida en Afrique du Sud.
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Kofi Annan invite les milieux d'affaires américains à s'associer à la lutte
anti-sida.
United Nations (New York)
PRESS RELEASE
June 1, 2001
Posted to the web June 5, 2001
http://fr.allafrica.com/stories/200106050324.html
Affirmant que la propagation du virus du sida entravait le
développement économique et décourageait les investisseurs
étrangers, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a lancé un
appel aux milieux d'affaires américains pour qu'ils s'associent aux
efforts de la communauté internationale pour combattre ce fléau.
Lors d'une intervention ce matin devant les membres de la Chambre
de commerce américaine à Washington, le secrétaire général a
notamment encouragé les chefs d'entreprises avec du personnel dans
les pays en développement à promouvoir des programmes éducatifs
sur les pratiques de prévention du sida comme moyen d'assurer leurs
investissements.
M. Annan a souligné par ailleurs qu'outre leurs conséquences
négatives sur les économies et finances des pays touchés, les
maladies infectieuses contribuaient à l'instabilité politique et au
ralentissement du processus démocratique de régions entières de
l'Afrique subsaharienne, de l'Asie et de l'ancienne Union soviétique.
Par ailleurs, lors d'une allocution prononcée hier soir devant les
participants à la conférence annuelle du Global Health Council, un
organisme de santé américain, le secrétaire général a souligné
l'importance qu'il attachait aux campagnes de protection des femmes
et jeunes filles du virus du sida.
Affirmant que les taux d'infection chez les jeunes femmes d'Afrique
étaient nettement supérieurs à celui enregistré chez les hommes, M.
Annan a exhorté la communauté internationale à renforcer son soutien
à tous les groupes et associations de femmes africaines qui oeuvrent
dans ce domaine, ainsi qu'aux travaux de recherche scientifique sur la
question.
En marge de sa visite à Washington, le secrétaire général devait
s'entretenir en fin de matinée avec le secrétaire d'Etat américain Colin
Powell avant de regagner le siège de l'ONU à New York.
Par ailleurs, le Programme anti-sida de l'ONU (UNAIDS) a exprimé
aujourd'hui sa tristesse d'apprendre la mort d'un garçon sud-africain
de 12 ans, Nkosi Johnson, l'un des principaux animateurs des
campagnes de lutte contre le sida et défenseur des droits des
séropositifs dans le monde. Nkosi Johnson était lui-même atteint du
virus du sida.
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Maladies infectieuses: le futur fonds devrait être opérationnel d'ici fin...
05 Juin 2001 - Brève AFP
Le futur fonds international pour lutter contre les maladies infectieuses
devrait être opérationnel d'ici la fin 2001 et être destiné à la lutte
contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ont recommandé plus de 200
représentants de 50 pays, d'organisations non gouvernementales et de
fondations, réunis dimanche et lundi à Genève.
L'idée de ce fonds, financé par les gouvernements et le secteur privé, avait
été lancée par le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, lors du sommet
africain sur les maladies infectieuses fin avril à Abuja, au Nigéria.
Les participants à la réunion de Genève, sous l'égide de l'ONUSIDA, ont
préconisé une approche commune pour enrayer ces trois épidémies dans
plusieurs régions et insisté sur l'utilité de s'appuyer sur des plans et des
programmes d'actions existants, lorsque ceux-ci ont prouvé leur efficacité.
S'appuyant sur des recherches d'experts de l'ONU, le directeur exécutif de
l'ONUSIDA Peter Piot, en ouvrant la réunion de Genève, a estimé que la lutte
contre le sida dans les pays à faible ou moyens revenus nécessitait 7 à 10
milliards de dollars, dont la moitié pour les pays de la région
sub-saharienne, la plus touchée. Actuellement, les dépenses globales en
matière de lutte contre le sida dans les pays en développement ne dépassent
pas 1,8 milliard de dollars, selon les estimations les plus optimistes.
L'Afrique sub-saharienne est la région du monde la plus touchée par le sida,
avec 25,3 millions de malades ou de porteurs du virus VIH (soit 70% des
adultes et 80% des enfants atteints dans le monde), sur un total de 36,1
millions de personnes affectées dans le monde, selon les chiffres fournis
fin 2000 par l'ONUSIDA.
Par ailleurs, la lutte contre la tuberculose et le paludisme nécessite
quelque 2 milliards de dollars supplémentaires par an, selon des études.
"Le nouveau fonds devrait permettre de combler ces trous de façon notable",
a indiqué un communiqué de l'ONU, publié mardi.
Au cours de la réunion, la directrice générale de l'Organisation mondiale de
la santé (OMS), Gro Harlem Brundtland, a mis l'accent sur l'importance de
trouver de nouveaux fonds, notamment du côté du secteur privé et des
fondations, fonds qui devront être attribués "rapidement et efficacement",
a-t-elle souligné.
Les Etats-Unis ont déjà annoncé une contribution de 200 millions de dollars
et la France de 150 millions d'euros sur trois ans au futur fonds. D'autres
pays ont annoncé leur intention d'alimenter ce fonds.
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