[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]
[e-med] LE VIH RESPONSABLE DU DOUBLEMENT DES CAS DE TUBERCULOSE EN AFRIQUE
- From: remed@remed.org
- Date: Wed, 25 Apr 2001 09:43:29 -0400 (EDT)
AFRIQUE
Sender: owner-e-med@usa.healthnet.org
Precedence: bulk
Reply-To: e-med@usa.healthnet.org
E-MED: LE VIH RESPONSABLE DU DOUBLEMENT DES CAS DE TUBERCULOSE EN AFRIQUE
-------------------------------------------------------------------------
Genève, 23 avril 2001
COMMUNIQUE DE PRESSE COMMUN ONUSIDA/OMS
http://www.unaids.org/whatsnew/press/frn/pressarc01/TB_240401.html
LE VIH RESPONSABLE DU DOUBLEMENT DES CAS DE TUBERCULOSE EN AFRIQUE
Genève, 23 avril 2001 ? L?Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le
Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) ont annoncé
aujourd'hui que le nombre des cas de tuberculose en Afrique allait
probablement doubler au cours des dix prochaines années par suite de la
propagation croissante du VIH et du financement insuffisant des stratégies
efficaces pour le traitement de la tuberculose.
Les informations données cette semaine au Sommet de l'Organisation de
l'unité africaine à Abuja (Nigéria) sur le VIH/SIDA, la tuberculose et les
autres maladies infectieuses, montrent que le nombre des cas de tuberculose
s'accroît de 10 % chaque année en Afrique à cause du VIH. Il y a eu sur ce
continent environ deux millions de nouveaux cas en 1999, les deux tiers
d'entre eux étant également infectés par le VIH. Les spécialistes pensent
que ce chiffre atteindra 3,3 millions en 2005 et dépassera 4 millions peu
après.
« Il faut d'urgence se préoccuper simultanément de la tuberculose et du
VIH, a affirmé le Dr Peter Piot, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. La
diminution de la transmission du VIH freinera l'épidémie de tuberculose. Il
est nécessaire de mettre en place des activités conjointes contre ces deux
maladies pour diminuer le poids de la tuberculose associée au VIH. »
« La tuberculose est une des principales causes de mortalité chez les
personnes vivant avec le VIH/SIDA, a rappelé le Dr Gro Harlem Brundtland,
Directeur général de l'OMS. En Afrique subsaharienne, jusqu'à 50 % des
personnes vivant avec le VIH développent la tuberculose. Cela explique
pourquoi il y a, sur ce continent, une telle interdépendance dans la lutte
contre ces deux maladies. »
Il y a aussi une autre raison : les personnes atteintes par le VIH, comme
celles qui ont la tuberculose, développent facilement des formes
pharmacorésistantes de ces infections, à moins de surveiller d'une manière
ou d'une autre l'administration des médicaments.
Les soins et le soutien aux malades tuberculeux s'inscrivent dans le cadre
d'une stratégie connue sous le nom de DOTS (la stratégie de lutte
recommandée au niveau international). Celle-ci, mise au point tout d'abord
en Tanzanie dans les années 80, fait appel au maximum aux agents de santé
communautaires et aux bénévoles pour soutenir les patients et veiller à ce
qu'ils prennent leur traitement jusqu'à guérison complète. On considère que
l'accessibilité de cette stratégie en Afrique est essentielle pour d'une
part guérir les cas de tuberculose et, d'autre part, organiser
potentiellement les infrastructures de santé dans les communautés en vue de
la distribution dans le futur des médicaments antirétroviraux nécessaires
pour le traitement du VIH.
« L'expérience acquise dans le renforcement de l'accès aux médicaments
antituberculeux apportera une contribution énorme aux soins et au soutien
nécessaires pour le VIH/SIDA, a déclaré le Dr Jong Wook Lee, Directeur à
l'OMS du département Halte à la tuberculose. La stratégie DOTS est un
excellent modèle pour l'accroissement de l'accès aux antirétroviraux. »
DOTS a parmi ses principes essentiels celui de faire appel à des schémas
thérapeutiques efficaces et standardisés, fournis dans un cadre soucieux du
bien-être des malades et sous surveillance directe afin d'obtenir une
observance maximale et de diminuer les pharmacorésistances. Actuellement,
300 000 personnes en Afrique sont traitées contre la tuberculose en suivant
la stratégie DOTS.
Dans le monde, les services DOTS traitent près de 900 000 personnes. Les
taux de guérison sont de deux à trois fois plus élevés que pour les malades
qui n'y ont pas accès. Les pharmacorésistances sont trois fois moins
nombreuses dans les projets DOTS que dans les services de santé qui ne
suivent pas cette stratégie.
L'OMS et l'ONUSIDA recommandent un développement rapide des services DOTS,
faisant appel à une pproche par les soins communautaires axés sur un
renforcement de la délivrance de ces services à tous les patients
tuberculeux, ainsi que des infrastructures nationales et locales pour
s'attaquer à la tuberculose et au VIH.
La forte augmentation du nombre de cas de tuberculose que l'on a observée
dans de nombreux pays d'Afrique subsaharienne a souvent dépassé leurs
possibilités de maintenir un approvisionnement suffisant en médicaments
antituberculeux. Le partenariat mondial Halte à la tuberculose, sous l'égide
de l'OMS, a lancé récemment le Dispositif mondial de financement des
médicaments antituberculeux, nouvelle initiative pour développer rapidement
la stratégie DOTS en renforçant l'accès à des médicaments antituberculeux de
qualité.
Les bacilles tuberculeux se transmettent par voie aérienne et se propagent
d'une personne à l'autre au moment de la toux, des éternuements ou même en
parlant.
L'évolution de la maladie se caractérise par de la fiève, une perte de poids
et de violentes quintes de toux qui dispersent efficacement les bacilles
vers les personnes à proximité. Environ deux milliards d'êtres humains, soit
un tiers de la population mondiale, sont infectés par le bacille
tuberculeux. Entre 5 et 10 % d'entre eux développeront la maladie.
Toutefois, en cas de co-infection avec le VIH, la probabilité d'une
évolution pathologique est 30 fois plus élevée qu'en cas d'infection avec le
bacille tuberculeux seulement.
--
Adresse pour les messages destinés au forum E-MED:
<e-med@usa.healthnet.org>
Pour répondre à un message envoyer la réponse au forum
ou directement à l'auteur.
Pour toutes autres questions addresser vos messages à :
<owner-e-med@usa.healthnet.org>
|