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[e-med] Histoires de Sommets...


  • From: remed@remed.org
  • Date: Tue, 24 Apr 2001 06:11:40 -0400 (EDT)

E-MED: Histoires de Sommets...
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Burkina: le sommet sur l'accès aux médicaments anti-sida "reporté"
PARIS, 24 avr (AFP) - 10h58

Le premier sommet international pour l'accès aux médicaments génériques
anti-sida prévu du 3 au 7 mai à Ouagadougou au Burkina Faso est "reporté",
ont annoncé mardi les organisations non gouvernementales (ONG) de pays du
Sud et du Nord à l'origine de cette initiative.

"Le sommet n'est pas annulé mais reporté et se tiendra sans doute en
septembre", a indiqué à l'AFP Germinal Pinalie, un porte-parole basé à
Paris.

"Nous souhaitons que cette réunion se tienne en Afrique, en tout cas au
Sud", a-t-il ajouté.

Pour expliquer ce report, il évoque des "dissensions" entre organisations,
car "ce n'est pas facile d'organiser à plusieurs un tel sommet". Il réfute
cependant le "reproche de +sommet importé+" formulé par le Burkina, en
rappelant que dans les rangs des organisateurs (MSF, Act Up, Oxfam,
notamment) se trouvent des associations africaines, du Burkina Fasso, du
Burundi (TAC Treatment Action campaign) et d'Afrique du Sud.

"Les divergences, pas insurmontables, sont survenues dans un contexte de
tensions et de pressions", selon lui.

Les associations évoquent à Paris certaines "réticences" des autorités
burkinabées et comme "piste d'explication" le financement par les
laboratoires pharmaceutiques de conférences sur le sida comme la 12ème
CISMA/ICASA (conférence internationale sur le sida et les MST en Afrique)
qui se tiendra en décembre prochain à Ouagadougou.

Le regroupement kényan de femme WOFAK (women fihting Aids in Kenya), le
réseau Planet Africa (People Living with Aids NETwork), l'association de
personnes atteintes de Côte d'Ivoire RSB (Rennaissance Santé Bouaké) et le
Réseau d'africain d'association de personnes atteintes "RAP" sont partie
prenante dans l'organisation de cette réunion "reportée" sur les médicaments
génériques.

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Libération
Associations antisida sous pression
Le premier sommet sur les médicaments génériques, prévu en mai, a été
annulé.
Par E.F. ET C.LO.

Le mardi 24 avril 2001
haud et froid. Après le retrait de la plainte des laboratoires
pharmaceutiques contre le gouvernement sud-africain, un vent d'optimisme
mesuré souffle sur les populations en quête d'accès au traitement antisida.

Légiférer. Hier, c'est la commission des droits de l'homme des Nations unies
qui a entériné, à sa façon, l'appel d'air de Pretoria (Libération des 19 et
20 avril). La Commission a adopté une résolution qui invite les Etats à
offrir «aux populations les plus vulnérables la possibilité d'avoir accès
sans discrimination» à des médicaments antisida «à des prix abordables pour
tous». Elle exhorte les Etats-membres à «adopter des lois» pour «protéger
l'accès» à ces produits «contre toute restriction imposée par des tiers».
Autrement dit, elle enjoint les pays pauvres à se doter de législations
avant qu'ils ne doivent, au plus tard en 2006, signer l'accord Trips de
l'OMC sur la propriété industrielle et voir leur marge de man?uvre réduite.
La résolution a été adoptée - à l'initiative du Brésil, pays très en pointe
dans l'accession à moindre coût aux médicaments - par 52 des 53 pays
membres. Les Etats-Unis se sont abstenus...

Contre-ordre. Autre bémol: le premier sommet mondial sur les génériques
antisida, qui devait se tenir du 2 au 7 mai, à Ouagadougou (Burkina), a été
annulé. Cette rencontre, où devaient se retrouver la plupart des
associations des pays du Sud et du Nord qui militent pour l'accès aux
médicaments, tombait à point, après la «jurisprudence Pretoria», ouvrant la
voie à une politique plus offensive sur les génériques. Raisons d'un tel
faux pas? On invoque des «dissensions entre associations», des «pressions
multiples» (de l'industrie pharmaceutique? De certains Etats?), et enfin
certaines «réticences des autorités burkinabées». «On espère qu'il sera
possible de le tenir en septembre», confie Emmanuelle Cosse, présidente
d'Act Up, coorganisateur de la rencontre. Le Burkina doit organiser en
décembre le 12e congrès sur le sida en Afrique.


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Santé publique: le Nigeria, un exemple à ne pas suivre (PAPIER D'ANGLE)
LAGOS, 24 avr (AFP) - 9h27

Le Nigeria, qui organise les 26 et 27 avril à Abuja une conférence
internationale sur la lutte contre les principales endémies en Afrique -
sida, paludisme et tuberculose - est un exemple à ne pas suivre en matière
de santé publique, estiment experts et professionnels du secteur.

Pays le plus peuplé d'Afrique, avec plus de 120 millions d'habitants, le
Nigeria va dépenser cette année moins de trois dollars par habitants pour la
santé. Et 70% de ce budget va au fonctionnement de ses hôpitaux
universitaires géants.

Cela laisse très peu de fonds pour les soins de base à la population, dont
la majorité vit loin des centres urbains, si l'on en croit les travailleurs
et les responsables du secteur la santé.

Le Nigeria, qui se bat avec une dette extérieure de plus de 30 milliards de
dollars, va pourtant accueillir une grande conférence internationale sur les
trois principales maladies mortelles du continent, avec le soutien de
l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation de l'Unité
africaine (OUA).

Un grand nombre de personnalités ont été invitées par le président Olusegun
Obasanjo pour le sommet d'Abuja, la capitale administrative nigeriane, au
premier rangs desquelles l'ancien président américain Bill Clinton et le
secrétaire général de l'ONU Kofi Annan.

Mais les professionnels et les responsables de la santé expriment de sérieux
doutes sur la pertinence de cette rencontre, malgré l'enjeu affiché
largement justifié, puisqu'il s'agit de faire de la sensibilisation sur ces
trois maladies.

D'abord, le coût de l'opération est mis en cause: selon les organisateurs,
entre 1,5 et 3 millions de dollars, dont la plus grosse partie à la charge
du gouvernement nigérian.

Ensuite, on s'interroge sur l'efficacité de ce type de conférence. "Pour
parler clairement, nous avons déjà eu de nombreuses conférences et elles ont
surtout produit du vent. Où est leur impact ?", s'interroge un responsable
de la santé.

36,1 millions de personnes vivent avec le virus HIV dans le monde, dont une
large majorité dans les pays en développement.

Selon l'OMS, le paludisme tue au moins un million de personnes par an, dont
90% d'Africains, tandis que 500.000 personnes par an contractent la maladie.

Rien qu'au Nigeria la tuberculose frappe 260.000 personnes, causant 70.000
décès par an, mais malgré cela affirme un responsable de la santé
travaillant dans une ONG internationale, aucune politique de santé efficace
n'est menée. "On ne peut pas même pas parler d'un service de santé public au
Nigeria", selon cet expert.

"Il n'existe que des structures privées souvent inadéquates", déplore un
autre responsable travaillant dans une agence caritative internationale. Et
de souligner que "si l'on trouve une certain nombre de grands hôpitaux
publics, leurs employés sont souvent mal formés et souvent en grève".

"Les soins de base n'existent quasiment pas. Beaucoup de gens ne peuvent se
payer le médecin et les pharmaciens ne connaissent pas les bonnes
prescriptions, les bons dosages. L'enseignement public en matière de santé
n'est qu'un leurre , et le système ne s'est pas amélioré du tout sous
Obasanjo", assène-t-il.

Depuis la dernière conférence sur la malaria l'an passé, le gouvernement
n'a fait que défiscaliser les insecticides et les moustiquaires. "Rien
d'autre de très concluant", explique un autre expert sous le sceau de
l'anonymat. "Maintenant, nous avons une nouvelle conférence, on se demande
si c'est sérieux".


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'SAFCO'- le forum public indépendant de la réponse
au Sida en Afrique du Centre et de l'Ouest
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Sommet africain sur le VIH/SIDA, la tuberculose et les autres maladies
infectieuses

Abuja (Nigeria) abritera du 26 au 27 avril 2001 le Sommet africain sur le
VIH/SIDA, la tuberculose et les autres maladies infectieuses. Plus de 20
Chefs d'Etat sont attendus au Sommet Organisé par l'Organisation de l'unité
africaine (OUA) en collaboration avec le Gouvernement de la République
fédérale du Nigeria, la Commission économique pour l'Afrique (CEA),
l'ONUSIDA ainsi que d'autres partenaires clés, le Sommet sera précédé par
une Réunion ministérielle technique (24 - 25 avril). Le Sommet, initialement
proposé par le Président nigérian Olusegun Obasanjo, visera à inverser le
taux de croissance alarmant du VIH/SIDA, la tuberculose et les autres
maladies infectieuses apparentées avec l'aide des leaders africains.

A la différence des sommets ordinaires de l'OUA, cette réunion regroupera
les différentes parties prenantes, y compris les personnes vivant avec le
VIH/SIDA, la tuberculose et les autres maladies infectieuses. Les autres
partenaires pour le développement de l'Afrique seront également présents.

Le Sommet vise à :
- traduire les précédents engagements des leaders africains en une
mobilisation sociale et une mobilisation de ressources nationales et
extérieures pour la prévention, les soins et le traitement de ces maladies,
et la programmation effective des soins de santé primaires;
- et développer des stratégies orientées vers la prévention et le contrôle
de l'impact de l'endémie sur le développement économique et social de
l'Afrique.

Parmi les dignitaires attendus se trouve le Secrétaire général des Nations
Unies, Kofi Annan, qui a été en première ligne du combat planétaire contre
le VIH/SIDA tout en accordant une place particulière à l'Afrique. M. Annan
fera une allocution d'ouverture du Sommet des Chefs d'Etat et de
Gouvernement le 25avril. Seront également présents de nombreux responsables
de la famille onusienne, dont le Directeur exécutif de l'ONUSIDA M. Peter
Piot, le Directeur général de l'OMS, Mme Gro-Harlem Bruntland, le Secrétaire
exécutif de la CEA, M. K.Y. Amoako, et le Directeur exécutif de l'UNICEF,
Mme Carol Bellamy. Ces responsables participeront à un comité sur "Les
perspectives d'avenir" (25 avril). La CEA a collaboré étroitement avec
l'OUA, l'ONUSIDA et les autres membres du Comité technique et du Comité
directeur pour s'assurer que le Sommet se base sur les efforts précédents en
vue de construire une réponse solide au VIH/SIDA.


Pour plus d'informations veuillez consulter le site du sommet Africain
www.oau-oua.org/afrsummit/index.htm.



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