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[e-med] ARV en Afrique: revue de presse (2)
- From: remed@remed.org
- Date: Thu, 19 Apr 2001 09:38:12 -0400 (EDT)
E-MED: ARV en Afrique: revue de presse(2)
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http://www.medisite.fr/actualites/pro/afp/
Burkina Faso: aide allemande de 2,5 M euros pour lutter contre le sida
OUAGADOUGOU, 19 avr (AFP) - 14h45
L'Allemagne a octroyé jeudi à Ouagadougou une aide de 1,677 milliards de F
CFA (2,56 millions d'euros) pourlutter contre le sida au Burkina Faso.
Ce fonds est alloué au Projet de marketing social de préservatifs (PROMACO)
qui distribue les préservatifs à un prix social: 50 F CFA (0,50 FF) le
paquet de 4.
"L'approvisionnement par PROMACO en préservatifs subventionnés est ainsi
assuré jusqu'à la fin de l'an 2002", indique un communiqué de l'ambassade
d'Allemagne à Ouagadougou.
Depuis 1994, l'Allemagne soutient PROMACO dans le cadre de la coopération
bilatérale.
Au total, 6,47 milliards de F CFA (9,9 millions d'euros) ont été mis à la
disposition de PROMACO depuis cette date, pour la fourniture de 28 millions
de préservatifs dans le pays et des actions de sensibilisation de la
population.
Le Burkina Faso est le pays le plus touché par la pandémie en Afrique de
l'ouest, après la Côte d'Ivoire, avec un taux de prévalence estimé à environ
7,7%.
En 2000, le cumul des cas enregistrés par les formations sanitaires du pays
atteignait le chiffre de 17.081 cas déclarés.
Le premier ministre Ernest Yonli a récemment annoncé "le renforcement des
allocations budgétaires à la mesure des problèmes posés par la pandémie".
Selon lui, en 2.000, 1,7 milliard de F CFA ont été consacrés à la lutte
contre le sida au Burkina Faso.
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GlaxoSmithKline affirme avoir obtenu le respect du droit des brevets
LONDRES, 19 avr (AFP) - 14h46
Le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline a affirmé jeudi avoir
obtenu du gouvernement sud-africain l'assurance que sa loi sur les
médicaments génériques ne contreviendrait pas aux règles internationales sur
les brevets.
"Le gouvernement sud-africain s'est également engagé à consulter l'industrie
(pharmaceutique) sur les réglements d'application de sa loi", a ajouté
GlaxoSmithKline dans un communiqué.
Les 39 sociétés pharmaceutiques qui bloquaient depuis 1998 l'application de
la loi sud-africaine ont accepté de retirer leur plainte, a annoncé jeudi Me
Fanie Cilliers, l'une de leurs avocats.
GlaxoSmithKline, numéro un pharmaceutique mondial en termes de parts de
marché, était une des sociétés les plus engagées dans ce recours contre le
gouvernement sud-africain.
Le directeur général de GSK, le Français Jean-Pierre Garnier, a fait état de
la conclusion d'un accord à l'amiable qui "satisfait à la fois les objectifs
du gouvernement sud-africain et de l'industrie pharmaceutique". "Mais
j'espère profondément que les vrais gagnants seront les patients", a-t-il
ajouté dans un communiqué.
GSK affirme "qu'aux termes de l'accord, le gouvernement sud-africain a
confirmé que sa nouvelle loi serait mise en oeuvre dans le respect de
l'Accord international sur les droits de propriété intellectuelle et le
commerce concernant la protection des brevets" (TRIPS selon l'acronyme
anglais).
"L'intention du gouvernement sud-africain de respecterles droits de
propriété intellectuelle et d'engager des consultations lance les fondations
pour un nouvel esprit de coopération", a déclaré M. Garnier.
"Ensemble, nous pouvons faire la différence dans la lutte contre l'épidémie
de sida qui ravage l'Afrique du Sud", a ajouté le directeur général de GSK,
qui a réitéré son offre de vendre les médicaments anti-sida de sa société à
des prix bradés en Afrique du Sud.
La loi contestée vise à permettre à l'Afrique du Sud, pays le plus touché au
monde par l'épidémie du sida, d'importer des médicaments génériques bon
marché, produits par d'autres sociétés que celles qui les ont mis au point.
Les groupes pharmaceutiques affirmaient que cela violait leurs droits
exclusifs de propriété intellectuelle, dont le respect est nécessaire à
leurs yeux pour financer leurs recherches.
Le conflit portait en particulier sur l'interprétation d'une clause de
l'accord TRIPS, permettant de passer outre les droits de propriété
intellectuelle en cas de force majeure, Pretoria estimant que l'épidémie de
sida en étant de toute évidence une.
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Site Medisite.fr
Article du 19 Avril 2001
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Procès en Afrique du Sud: La Côte d'Ivoire "satisfaite" du dénouement.
La Côte d'Ivoire est "satisfaite" du retrait de la plainte des groupes
pharmaceutiques contre l'Afrique du sud qui bloquait depuis trois ans
l'application d'une loi sud-africaine favorisant les médicaments génériques,
a-t-on appris jeudi de source ministérielle.
"Le retrait de cette plainte donne espoir désormais aux cinq millions de
malades du sida de l'Afrique du Sud" a déclaré à l'AFP la ministre
ivoirienne chargée de la lutte contre le sida, Mme Assana Sangaré.
"C'est une très bonne décision qui aura également un impact en Côte
d'Ivoire", a poursuivi la ministre.
Trente-neuf grands groupes pharmaceutiques avaient intenté un procès contre
une loi sud-africaine favorisant l'accès aux médicaments "génériques" à bas
prix.
Ces grands groupes avaient estimé que la loi sud-africaine n'est pas
conforme aux accords de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) sur la
propriété intellectuelle (TRIPS).
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Site Medisite.fr
Article du 19 Avril 2001
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Kofi Annan et Thabo Mbeki à l'origine du retrait de plainte des compagnies
Le sécrétaire général de l'ONU Kofi Annan et le président sudafricain Thabo
Mbeki sont à l'origine du retrait de la plainte des compagnies
pharmaceutiques qui bloquait depuis trois ans l'application d'une loi
favorisant l'importation de médicaments génériques bon marché en Afrique du
Sud, selon un ministre sudafricain.
Selon le ministre sud-africain de la santé, Manto Tshabalala-Msimang, "c'est
une conférence téléphonique entre M. Mbeki et M. Annan qui se trouvait à
Oslo avec les compagnies pharmaceutiques qui a finalement permis de faire
aboutir les négociations, puisque les compagnies ont reconnu qu'elles ne
pouvaient pas gagner ce procès et elles nous ont demandé de trouver un
accord".
La décision des compagnies intervient après la vague de protestations dans
le monde entier contre la plainte des compagnies, accusées de faire passer
leurs profits avant la vie des malades, en particuliers des millions de
malades du sida dans les pays pauvres.
Les firmes bloquaient depuis 1998 la loi donnant au ministre sud-africain de
la Santé le pouvoir de passer outre les brevets de propriété intellectuelle
pour importer, attribuer des licences ou produire des versions à bas prix
des médicaments de marque.
Les compagnies estimaient que la remise en cause de leurs droits de
propriété intellectuelle, risquait de tarir leurs sources de revenus et par
là-même la mise au point de nouveaux médicaments.
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Site medisite.fr
Article du 19 Avril 2001
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Retrait des compagnies pharmaceutiques: satisfaction des sociétés danoises
Les deux compagnies pharmaceutiques danoises, Novo Nordisk et H. Lundbeck,
qui avaient porté plainte avec 37 autres sociétés internationales contre le
gouvernement sud-africain pour violations de leurs droits de brevets, se
sont déclarées satisfaites jeudi de l'accord conclu avec les autorités de
Prétoria.
Les 39 compagnies ont annoncé jeudi à la Cour suprême de Prétoria le retrait
de leur plainte qui bloquait depuis trois ans l'application d'une loi
sud-africaine favorisant les médicaments génériques.
"Nous avons obtenu des informations d'Afrique du Sud selon lesquelles on est
parvenu à un accord sur le retrait de cette plainte. Nous en sommes
satisfaits car nous avons obtenu l'assurance que le gouvernement
sud-africain respectera les règles internationales dans le domaine des
médicaments" a déclaré à l'agence danoise Ritzau Lars Rebien Soerensen,
directeur de Novo Nordisk, leader mondial de l'insuline (traitement du
diabète).
Le porte-parole de H. Lundbeck (médicaments neurologiques), Hans Henrik
Munk-Jensen, a partagé ce point de vue, notant "qu'il est possible
maintenant aux malades du sida d'avoir accès à des médicaments vitaux moins
chers tout en maintenant les droits des brevets".
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Site médisite.fr
Article du 19 Avril 2001
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Retrait des compagnies pharmaceutiques: "une grande victoire", selon Oxfam
L'organisation caritative britannique Oxfam a salué jeudi comme "une grande
victoire" le retrait par les compagnies pharmaceutiques internationales de
la plainte qui bloquait depuis trois ans l'application d'une loi
sud-africaine favorisant les médicaments génériques.
"Nous pensons que c'est une grande victoire pour le peuple sud-africain", a
déclaré un porte-parole d'Oxfam à l'AFP. "C'est une décision essentielle qui
aura des implications dans le reste des pays en voie de développement",
a-t-il ajouté.
Mais Oxfam a souligné que son combat n'était pas fini, citant notamment un
procès similaire au Brésil. "Cette question est loin d'être réglée, même si
ce cas précis l'est. Mais évidemment cela nous encourage", a dit le
porte-parole.
"Cela crée un précédent. Les médicaments bon marché sont essentiels à la
survie des populations des pays en voie de développement, alors que pour les
grandes compagnies (pharmaceutiques) le marché des médicaments ne pèse rien
là-bas", a-t-il ajouté.
Selon lui, les compagnies pharmaceutiques internationales ont retiré leur
plainte sous la pression des associations caritatives, des organisations de
soutien aux malades du Sida, et du public, pour préserver à la fois leur
réputation et le cours de leurs actions.
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Article du 19 Avril 2001
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Sida: Pas de mise à disposition rapide des anti-rétroviraux (ministre)
La ministre sud-africaine de la Santé, Manto Tshabalala-Msimang, a écarté
jeudi l'idée d'une mise à disposition rapide des médicaments
anti-rétroviraux contre le sida dans le service public de santé.
Malgré le retrait par les compagnies pharmaceutiques de leur action contre
le gouvernement sud-africain, ces médicaments restent trop coûteux et leur
inocuité n'est pas établie, a-t-elle dit lors d'une conférence de presse
tenue après l'annulation de la procédure de Pretoria.
"Les problèmes de coût sont toujours là. Ils (les anti-rétroviraux) sont
trop chers pour ce qui nous concerne".
"L'inocuité est aussi une grosse inquiétude. Il y a des problèmes et nous
n'avons pas les réponses".
"Parlez aux gens qui sont sous anti-rétroviraux et ils vous diront leurs
souffrances et les effets secondaires qu'ils subissent", a-t-elle dit à
l'AFP.
"Le mieux pour le moment est de traiter les infections opportunistes" (liées
au sida), a dit la ministre.
Les ONG anti-sida et la centrale syndicale COSATU - qui avaient soutenu le
gouvernement contre les compagnies pharmaceutiques - ne cessent de demander
au gouvernement de mettre les médicaments anti-rétroviraux à disposition, en
particulier pour les femmes enceintes séropositives, pour éviter la
transmission du virus de la mère à l'enfant.
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