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[e-med] Réunion OMS-OMC en Norvège


  • From: "Jérôme Dumoulin" <jerome.dumoulin@upmf-grenoble.fr>
  • Date: Thu, 12 Apr 2001 05:14:01 -0400 (EDT)

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Une réunion s'est tenue en NOrvège des 8 au 11 avril derniers. voici
communiqué de presse OMS-OMC (trad rapide J. Dumoulin).
Ce communiqué résume tellement les débats, qu'il est difficile de
comprendre ce qu' a apporté réellement cette réunion. A mon sens, l'enjeu
est de savoir si les prix différentiels sont ou non LA solution permettant
de combiner bas prix et protection très élevée des brevets, comme les
grandes firmes pharmaceutiques aimeraient bien qu'il soit dit. A lire le
texte ci-dessous, il semblerait que l'atelier a conclu que cette méthode
n'est pas LA solution, meme si elle peut etre utile.
Sender: owner-e-med@usa.healthnet.org
Precedence: bulk
Reply-To: e-med@usa.healthnet.org

Le 11 avril 2001.
Selon les experts, les médicaments peuvent être rendus accessibles pour les
pays pauvres .
Atelier OMS/OMC sur les prix et le financement des médicaments essentiels

HØSBJØR, NORVÈGE Rendre les médicaments sauvant des vies plus accessibles
pour les pays pauvres est essentiel pour l'amélioration de la santé
publique. Le plus important est que c'est réaliste, ont dit des experts au
cours d? un atelier de trois jours qu'a fini aujourd'hui (le 11 avril 2001).
Particulièrement "les prix différenciels" - les sociétés facturent des prix
différents aux marchés différents selon leur pouvoir d'achat - sont des
moyens faisables de le réaliser, pourvu que de certaines conditions soient
remplies. C'était une vue largement partagée parmi un groupe divers de 80
experts de 21 pays, participant à un atelier organisé conjointement par
l'Organisation Mondiale de la Santé, l'Organisation Mondiale du Commerce,
le Ministère des Affaires Etrangères norvégien et le Global Health Council,
une ONG américaine. L'atelier a examiné en détail les façons de réduire les
prix pharmaceutiques dans des pays à bas revenu et comment augmenter le
financement pour que les gens les plus pauvres du monde puissent obtenir
des médicaments et des soins nécessaires. On a discuté du cas du VIH/SIDA,
du paludisme et de la tuberculose ainsi que d?autres maladies qui affectent
les pauvres. La Directrice générale de l?OMS, Gro Harlem Brundtland a dit
que la réunion avait été constructive et utile. "Il est clair que le prix
des médicaments importe - particulièrement pour les gens dans les pays
pauvres," a-t-elle dit. "Nous avons entendu dire par les experts que des
prix beaucoup plus bas peuvent être obtenus pour les pays les plus pauvres.
Également important est le renforcement des systèmes de santé et, pour les
pays les plus pauvres, des garanties complémentaires de financement
international," a dit le Docteur Brundtland. Les participants sont venus
d?administrations de pays en voie de développement et de pays développés;
de firmes multinationales; de firmes produisant des médicaments
génériques en Asie, Afrique et Amérique latine; d?organisations non
gouvernementales; ong de consommateur et groupes de patients;
d?universités; et d?organisations internationales. "Bien que les
participants aient eu sur ces questions des points de vue différents, il a
été largement reconnu que la méthode des prix différentiels pourrait jouer
un rôle important pour favoriser l'accès aux médicaments existants à des
prix accessibles, en particulier dans les pays les plus pauvres, tandis que
le système des brevets devrait pouvoir continuer à jouer son rôle dans
d?incitation à la recherche et le développement pour de nouveaux
médicaments" a dit Adrian Otten, le directeur de la Division de Propriété
intellectuelle de l'OMC. Deux des organisateurs, l?OMS et l'OMC, feront
chacun faire un rapport sur le résultat à de prochaines réunions dans leurs
organisations qui se tiinedront dans les mois suivants. En mai, l?OMS tient
son Assemblée Mondiale de la Santé et en juin le Conseil de l'OMC des
Aspects des Droits de Propriété Intellectuelle concernant le Commerce
(ADPIC) tiendra une discussion spéciale sur la propriété intellectuelle et
l? accès aux médicaments.
Tous les participants retirent beaucoup des idées et des expériences
échangées dans l'atelier, pour leur propre travail, ensemble ou séparément.
Les prix différentiels ont déjà été utilisés pour des produits comme les
vaccins, les contraceptifs et les préservatifs par une combinaison d'achat
en grand volume, et de financement fiable et adéquat, le plaidoyer, la
responsabilité d'entreprise et les forces du marché. Le défi est de trouver
des façons d'étendre cela aux médicaments qui sauvent des vies. Les
participants ont admis qu'il n'y a aucune formule simple pour réaliser
cela. Une vaste combinaison d?options est nécessaire, ont ils dit. "Les
droits de Propriété intellectuelle stimulent le développement de nouveaux
médicaments, mais doivent être mis en oeuvre d'une façon impartiale qui
sauvegarde la santé publique. Nous devons aussi assurer qu'il y a des
incitations complémentaires pour le développement des médicaments
nécessaire pour satisfaire les problèmes de santé des gens dans les pays
pauvres," a dit le Docteur Brundtland.

Parmi les idées apparues à la réunion il y a eu :

Différentiels de prix
Les prix différentiels permettraient aux firmes qui font des médicaments
brevetés de récupérer la plupart des dépenses de recherche et le
développement dans les marchés les plus riches et en même temps de vendre
ou de donner une licence de production à des prix inférieurs dans des pays
pauvres. Les partisans ont dit que cela pourrait être une solution
gagnant-gagnant si les consommateurs dans les pays les plus riches ne font
pas obstacles aux prix plus hauts en résultant pour eux.
Il serait déterminant qu?il y ait des méthodes pour empêcher les
médicaments à bas prix de se retrouver ensuite sur les marchés des pays
riches. Un certain nombre d'orateurs ont aussi souligné que les prix
inférieurs dans des pays de développement ne doivent pas être employés
comme des points de référence pour la réglementation des prix dans des pays
industrialisés.
Les options pour des stratégies appropriées suggérées dans l'atelier : la
création des conditions justes pour que le marché détermine les
différenciels de prix; des remises négociées bilatéralement entre des
sociétés et des acheteurs (qui pourrait inclure l'achat en grandes
quantités par regroupement d?acheteurs); licences consenties volontairement
entre propriétaires des brevets et fabricants génériques; et systèmes
d?acquisition et de distribution
mondiale.

Concurrence et médicaments génériques
Plusieurs orateurs ont aussi estimé que des fabricants de médicaments
génériques jouent un rôle important pour stimuler la concurrence sur les
marchés pharmaceutiques et l'amélioration de l'efficacité de production, ce
qui réduirait davantage les prix.

La propriété intellectuelle et les clauses de sauvegarde de l?accord ADPIC
Les participants ont reconnu que la protection de propriété intellectuelle
est une incitation importante pour la recherche et le développement de
nouveaux médicaments. Certains ont dit il y a aussi d'autres façons
d'encourager la recherche et le développement. En même temps, les pays
doivent être capables de se servir des sauvegardes de santé publique de
l'Accord ADPIC - incluant les licences obligatoires (un état permet à
d'autres entreprises de produire une invention brevetée sans l?accord du
propriétaire du brevet) et des importations "parallèles" (c'est-à-dire les
importations de produits fournis par le propriétaire du brevet ou un
licencié à un prix inférieur dans un autre pays).

Financement
Quand les prix des médicaments chuttent- et beaucoup de médicaments
essentiels sont déjà disponibles à de faibles prix - il n'y a toujours
aucune garantie que les communautés les plus pauvres puissent les acquérir.
C'est notamment vrai pour les médicaments contre le VIH/SIDA. Même avec des
dépenses arrivant à 500 $ par patient et par an, c'est bien au-delà de la
portée de beaucoup de pays dont la dépense de santé totale est moins de 10
$ à 20 $ par an. Dans ces cas, des montants significatifs de financement
extérieur sont nécessaires. Beaucoup des participants ont aussi dit que le
financement pour les médicaments ne doit pas être considéré isolément. Ils
ont appelé à des augmentations massives de finances pour développer des
systèmes de soins efficaces en général, y compris la formation, l'éducation
et la distribution, aussi bien que pour acheter les médicaments.

Jérôme Dumoulin
IREPD
BP 47
F-38040 Grenoble CEDEX 9
tel 33 4 76 82 54 50

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