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[e-med] Kofi Annan et les antirétroviraux


  • From: remed@remed.org
  • Date: Mon, 9 Apr 2001 09:23:10 -0400 (EDT)

E-MED: Kofi Annan et les antirétroviraux
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Amsterdam, 5 avril 2001
COMMUNIQUE DE PRESSE COMMUN ONU/ONUSIDA/OMS
http://www.unaids.org/whatsnew/press/frn/pressarc01/amsterdam_050401.html

LE SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES MENE LE COMBAT CONTRE LE VIH/SIDA

Amsterdam, 5 avril 2001 - Le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi
Annan, a rencontré aujourd'hui six des principales compagnies
pharmaceutiques mondiales afin de définir les mesures à prendre pour
améliorer l'accès aux soins de santé, aux médicaments contre le VIH et
associés dans les pays en développement, dans le cadre de l'action à
poursuivre pour combattre le SIDA - action qui comprend la prévention,
l'éducation et la recherche.

Le Secrétaire général a rencontré les PDG et des cadres supérieurs de six
compagnies pharmaceutiques (Abbott Laboratories, Boehringer Ingelheim,
Bristol-Myers Squibb, Glaxo Smith Kline, Hoffman-La Roche et Pfizer). Le
Secrétaire général était accompagné de Gro Harlem Brundtland, Directeur
général de l'Organisation mondiale de la Santé et de Peter Piot, Directeur
exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA).

Les compagnies ont accompli, sur le plan individuel, d'importants progrès
pour fournir un nombre accru de médicaments permettant de lutter contre le
SIDA, y compris des antirétroviraux et des traitements des infections
opportunistes. Les prix ont notablement baissé à la suite des actions
individuelles des compagnies. Le Secrétaire général les a instamment priées
de poursuivre et d'accélérer ces initiatives. Une attention toute
particulière a été portée aux pays les moins développés, notamment en
Afrique, ainsi qu'au besoin de poursuivre les négociations pays par pays
dans les autres pays en développement. Tous les participants ont reconnu
qu'il conviendrait d'envisager également d'améliorer l'accessibilité aux
médicaments contre le VIH/SIDA des organisations non gouvernementales
qualifiées et des organismes privés appropriés qui offrent des soins de
santé aux employés et aux communautés locales de ces pays.

Dans une déclaration publiée aujourd'hui, Kofi Annan a précisé: "Encourager
la participation active de tous les partenaires de la lutte contre le SIDA
est devenu ma priorité personnelle. L'épidémie constitue le défi numéro un
pour la santé publique de notre temps et nous devons mobiliser les
compétences de tous les secteurs de la société. L'industrie pharmaceutique
joue un rôle crucial. Nous devons associer les encouragements à la recherche
et l'accès aux médicaments pour les pauvres.
La protection de la propriété intellectuelle est essentielle pour mettre au
point les médicaments, vaccins et produits diagnostiques nouveaux qui sont
nécessaires de toute urgence pour la santé des populations les plus pauvres
du monde.
L'ONU soutient pleinement l'accord sur les ADPIC -- y compris les clauses de
garantie qui y sont intégrées. Toutefois, la solution n'appartient pas
exclusivement aux compagnies pharmaceutiques. Je lance un appel à une vaste
mobilisation -- au plan de la volonté politique comme à celui de
l'augmentation massive des ressources -- qui permettra un formidable bond
en avant dans la prévention, la prise en charge et le traitement."

Parmi les compagnies se trouvent quatre entreprises -- Boehringer Ingelheim,
Bristol-Myers Squibb, Glaxo Smith Kline et Hoffman-La Roche -- qui l'an
dernier ont signé une Déclaration commune d'intention avec cinq institutions
du système des Nations Unies dans le cadre de l'initiative Accélérer
l'Accès, par laquelle elles s'engageaient à rechercher les moyens pratiques
et spécifiques de collaborer plus étroitement à l'accélération de l'accès à
la prise en charge et au traitement du VIH/SIDA dans les pays en
développement. Depuis, des accords ont été conclu entre les compagnies et
cinq pays, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, l'Ouganda, le Rwanda et le
Sénégal. Les discussions d'aujourd'hui sont fondées sur les progrès déjà
réalisés et tentent de les intensifier. Il s'agit notamment des efforts
déployés pour accroître les interventions visant à réduire l'incidence de la
transmission de la mère à l'enfant.

"L'épidémie de VIH exige rien moins qu'un changement radical dans notre
approche des soins de santé dans les pays en développement," a déclaré le Dr
Piot. "Il y a bien des problèmes à résoudre si l'on veut améliorer la prise
en charge et le traitement dans le monde en développement, et
l'accessibilité financière des médicaments est une composante intrinsèque
d'une telle stratégie globale de soins de santé."

"L'accès à des médicaments financièrement abordables est un élément clé de
l'amélioration tant de l'accès à la prise en charge que de la prévention," a
déclaré le Dr Brundtland. "Des médicaments abordables vont dynamiser
considérablement l'attention portée au conseil et au test volontaires, aux
systèmes efficaces de prestation des soins de santé et aux mécanismes
novateurs en matière de financement."

Dans plusieurs pays, des décennies de développement sont anéanties par le
VIH, le virus qui cause le SIDA. Environ 36,1 millions de personnes vivent
avec le VIH ou le SIDA dans le monde et 5,3 millions de nouvelles infections
se sont produites rien qu'en l'an 2000. Cette même année, 3 millions de
personnes sont mortes du SIDA, ce qui porte à 21,8 millions le nombre total
des décès depuis le début de l'épidémie.

La propagation de l'épidémie et son impact dévastateur sur l'humanité ont
alarmé les Nations Unies et les ont incitées à organiser une Session
extraordinaire de l'Assemblée générale sur le VIH/SIDA au niveau politique
le plus élevé. Prévue du 25 au 27 juin à New York, la Session extraordinaire
appellera l'attention du monde sur l'épidémie. Son but est d'intensifier
l'action internationale de lutte contre la propagation du VIH/SIDA et de
mobiliser les ressources supplémentaires qui seront nécessaires.

[posté par CB]

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