[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]
[e-med] Sida : un orphelinat kenyan prêt à acheter des génériques
- From: remed@remed.org
- Date: Thu, 22 Feb 2001 05:54:55 -0500 (EST)
E-MED: Sida : un orphelinat kenyan prêt à acheter des génériques
-------------------------------------------------------------------------
Des ONG dénoncent le prix de vente des médicaments
Panafrican News Agency (Dakar)
February 21, 2001
Posted to the web February 21, 2001
Nairobi, Kenya
Des Organisations non gouvernementales (ONG), dont "Médecins Sans
Frontières, préoccupées par la pandémie du SIDA, ont dénoncé mercredi à
Nairobi l'absence de transparence dans la vente des anti-rétroviraux par les
multinationales aux pays du Tiers-monde.
Ces ONG, qui ont donné une conférence de presse conjointe, ont mis en doute
la sincérité des fabricants de médicaments, qui, au mois de mai 2000, ont
promis une réduction de 85 pour cent du prix des produits.
"Jusqu'ici, elles ne l'ont baissé que de 20 à 25 pour cent aux dépens des
malades du SIDA, notamment ceux qui sont en Afrique", ont-elles souligné.
Réunies sous l'égide de la Coalition des ONG du Kenya en faveur de l'accès
aux médicaments, ces organisations ont condamné le manque de transparence
dans la négociation des prix entre les grandes firmes pharmaceutiques,
l'ONUSIDA et le gouvernement kenyan, et demandé une baisse des prix des
produits.
"Des millions de personnes à travers l'Afrique meurent à cause d'un manque
de traitement. Grâce à la réduction du prix des médicaments, plusieurs vies
peuvent être sauvées", a dit le Dr Chris Ouma d'Action Aid Kenya.
Un responsable d'un centre d'orphelins de SIDA, Angelo D'Agostino, a estimé
que les multinationales et les entreprises qui font le plus de bénéfices
dans le monde, n'ont pas tenu leur promesse de réduction des prix des
médicaments parce qu'elles veulent protéger leur empire.
Peu disposé à attendre plus longtemps une éventuelle baisse des prix pour
soigner ses malades, cet orphelinat a annoncé qu'elle allait commander des
médicaments auprès des fabricants de génériques.
Dans une démarche visant à imiter ce qui se passe en Afrique du sud, où les
firmes pharmaceutiques s'opposent à la décision du gouvernement de faire
venir des médicaments génériques dans le pays, la coalition a demandé au
gouvernement kenyan, à l'ONUSIDA ainsi qu'aux autres gouvernements africains
de se tourner vers les médicaments génériques qui sont relativement moins
chers.
Les compagnies pharmaceutiques envisagent d'attaquer en justice le
gouvernement sud-africain le 5 mars prochain pour avoir fait la promotion de
l'utilisation des médicaments génériques afin de lutter contre le SIDA et
ses infections opportunistes.
La coalition a déclaré que pour les ONG d'Afrique du sud et du Kenya, le
droit fondamental à la santé et à un traitement de qualité à un coût moindre
doit prévaloir sur la protection des brevets et des marges bénéficiaires des
entreprises.
Selon elle, le soutien des donateurs et des gouvernements est nécessaire.
Les membres de la coalition estiment que le procès qui doit se dérouler en
Afrique du sud est de nature à intimider les autres pays africains, dont les
législations autoriseraient l'importation et la délivrance de brevet aux
médicaments génériques.
L'Ouganda et le Ghana discutent actuellement des propositions liées à
l'importation dans les tous prochains mois du Cipla, une version moins chère
du Combivir, fabriquée par une compagnie indienne, et qui associe l'AZT et
le 3TC en un seul comprimé.
"Nous voulons susciter une action globale, soit à travers des manifestations
de masse en Afrique du sud, soit par la sensibilisation de masse pour
pousser les gouvernements à importer les médicaments génériques sans crainte
de se voir intenter un procès.
Nous ne voulons pas que l'expérience sud- africaine se renouvelle dans un
autre pays africain", a déclaré une militante de la coalition, Indra Van
Gisbergen.
Selon des critiques, l'offre faite en mai dernier par Merck and Co.,
Bristol-Myers Squibb Co., Roche, Glaxo Smithkline Plc, et
Boehringer-Ingelheim, de réduire les prix des médicaments du SIDA de 85 pour
cent en direction des pays africains, surtout en Afrique subsaharienne,
était destinée à bloquer l'importation des médicaments génériques.
Avant l'annonce de la baisse des prix, le coût annuel net des associations
de médicaments du SIDA aux Etats-Unis et en Europe était de 10.000 à 15.000
dollars par patient.
http://allafrica.com/stories/200102210251.html
[posté par CB]
--
Adresse pour les messages destinés au forum E-MED:
<e-med@usa.healthnet.org>
Pour répondre à un message envoyer la réponse au forum
ou directement à l'auteur.
Pour toutes autres questions addresser vos messages à :
<owner-e-med@usa.healthnet.org>
|