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[e-med] ONU: Session extraordinaire de lA. G. consacrée au VIH/sida


  • From: remed@remed.org
  • Date: Wed, 21 Feb 2001 04:37:58 -0500 (EST)

E-MED: ONU: Session extraordinaire de l?A. G. consacrée au VIH/sida
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Assemblée Générale de l'ONU
Cinquante-cinquième session
Point 179 de l?ordre du jour
Examen du problème du virus de l?immunodéficience humaine
et du syndrome d?immunodéficience acquise sous tous ses aspects
16 février 2001


Session extraordinaire de l?Assemblée générale consacrée au VIH/sida


Résumé du rapport du Secrétaire général


Durant ses deux décennies d?existence, l?épidémie de sida n?a cessé de se
propager sur tous les continents, frappant certaines régions plus durement
que d?autres mais n?épargnant aucun pays. Elle constitue aujourd?hui une
véritable urgence, de portée mondiale.

Le fait que le monde est finalement conscient de l?ampleur de la crise
ressort clairement de la Déclaration du Millénaire (résolution 55/2 de l?
Assemblée générale) adoptée lors du Sommet du Millénaire tenu en septembre
2000. Dans la Déclaration, les dirigeants du monde entier se sont engagés à
arrêter la propagation du VIH/sida d?ici à 2015 et à commencer à inverser la
tendance actuelle, à apporter une assistance spéciale aux orphelins du
VIH/sida et à aider l?Afrique à se doter des capacités voulues pour freiner
la propagation de la pandémie de VIH/sida et d?autres maladies infectieuses.
La décision prise par l?Assemblée générale de convoquer d?urgence une
session extraordinaire pour examiner le problème du VIH/sida et y faire face
a rapidement suivi le Sommet du Millénaire et constitue la première étape de
la concrétisation des engagements exprimés dans la Déclaration.

Le présent rapport examine l?évolution de l?épidémie et ses diverses
incidences ? démographiques, sociales, économiques et du point de vue de la
sécurité des peuples et des nations. Il aborde l?épidémie sous tous les
angles, car s?il est vrai qu?un problème de portée mondiale requiert une
réponse au niveau mondial, la mobilisation des populations et des
communautés n?en demeure pas moins essentielle. En effet, c?est au sein des
ménages et des communautés, avec le concours des groupements de la société
civile, que le dialogue au sujet des normes, des valeurs et des
interrogations liées aux différences entre les sexes, ainsi qu?à la santé et
à la sexualité, est le plus ouvert. Or ce dialogue peut avoir une incidence
réelle sur la capacité des populations à réduire leur vulnérabilité face à l
?infection.

Le rapport dresse en outre le bilan de l?expérience acquise depuis le début
de l?épidémie, notamment les succès remportés : il est possible d?empêcher
que l?épidémie ne prenne des proportions encore plus importantes; la
capacité d?action et la détermination se sont accrues; les démarches
intersectorielles se multiplient; la prévention fonctionne. Mais une
intensification des efforts est nécessaire pour rendre possible un accès
généralisé, à un coût abordable, aux soins et au traitement; pour que les
interventions soient fructueuses, les communautés doivent être directement
impliquées; il est essentiel de rendre les jeunes et les femmes autonomes;
les personnes porteuses du virus ou malades du sida doivent être au coeur de
toute intervention. Enfin, l?épidémie doit être combattue sur plusieurs
fronts : il importe de sensibiliser les populations aux risques associés à
tels ou tels comportements ou situations, mais aussi à leur vulnérabilité
face aux risques de contamination et à l?incidence du VIH/sida sur la vie
des individus et des communautés.

Le rapport évalue les mesures prises en réponse à l?épidémie à l?aune de
trois facteurs déterminants : l?esprit d?initiative, la coordination et l?
adéquation des ressources engagées. L?esprit d?initiative ? tant à l?échelle
mondiale qu?au niveau local ? est la meilleure arme contre l?épidémie.

L?un des plus importants défis à cet égard consiste à obtenir que le
pouvoir et l?autorité de l?État s?exercent pleinement dans le cadre de la
lutte contre l?épidémie : pour ce faire, il faut mobiliser tous les secteurs
et tous les niveaux du gouvernement, mettre en oeuvre les interventions de
façon décentralisée, nouer des partenariats solides avec les acteurs non
gouvernementaux, obtenir qu?une part adéquate des budgets nationaux soit
allouée à ces interventions et qu?elle soit répartie de façon appropriée
entre les divers secteurs concernés et parvienne jusque dans les districts
et les municipalités.

Le deuxième facteur essentiel au succès de la lutte contre le VIH/sida,
tant au niveau national que sur le plan mondial, est l?amélioration de la
coordination entre tous les secteurs de la planification sociale et
économique, c?est-à-dire entre gouvernements, entre partenaires
gouvernementaux et non gouvernementaux, mais aussi entre représentants de la
société civile aux plans national et international. Au moment où les
ressources et le nombre d?acteurs intervenant dans le domaine de la lutte
contre le VIH/sida sont en augmentation, il devient encore plus important de
coordonner les efforts. Du fait qu?elle encourage l?adoption d?initiatives
et la résolution de problèmes de manière collective ? deux exigences
cruciales compte tenu du caractère intersectoriel de la lutte contre le
VIH/sida ?, la coordination contribue à faire en sorte que l?énergie et les
ressources mises en oeuvre le soient au service d?objectifs spécifiques, ce
qui permet d?éviter les doubles emplois et d?améliorer le rapport
coût-efficacité. Elle confère donc aux actions entreprises une portée bien
supérieure à celle de solutions fragmentaires. Les interventions doivent
être synergiques et systématiques, à la mesure de l?épidémie.

Le troisième facteur essentiel est la mobilisation de ressources
appropriées. À l?échelle mondiale, les ressources financières allouées à la
lutte contre le VIH/sida, en particulier dans les régions les plus
affectées, sont très insuffisantes compte tenu de l?ampleur de l?épidémie.
Par exemple, la mise en oeuvre de programmes de prévention et de soins de
base sur le seul continent africain nécessiterait au moins 3 milliards de
dollars par an, thérapie antirétrovirale exclue. Pourtant, en dépit des
signes d?intensification de la volonté et de l?engagement politiques, seule
une part infime de cette somme est engagée à ce titre.

Tous ces défis sont décrits dans un document de séance qui sera publié en
complément au présent rapport.

Dans de nombreuses régions du monde, des succès notables ont été
enregistrés dans le cadre de la lutte contre l?épidémie. Dans bien des
communautés, et parfois à l?échelle de pays entiers, la diminution des taux
de contamination, notamment parmi les jeunes, prouve que les stratégies de
prévention fonctionnent. Dans les pays industrialisés et dans certains pays
en développement, le déclin du taux de mortalité due au sida donne également
la preuve de l?efficacité du traitement et des soins dont bénéficient depuis
peu les victimes de la maladie.

Pour relever les défis posés par le VIH/sida, il faudra recourir à une
combinaison de démarches : faire preuve d?un esprit d?initiative renforcé,
atténuer les incidences sociales et économiques de l?épidémie, réduire la
vulnérabilité face à la contamination, intensifier les mesures de
prévention, développer les soins et l?appui aux victimes, fournir des
services collectifs à l?échelle internationale et accroître les ressources
engagées.

Le VIH/sida constitue aujourd?hui la menace la plus redoutable pour le
développement. L?Assemblée générale s?est montrée consciente de cette
situation en convoquant une session extraordinaire consacrée au VIH/sida qui
aura pour but d?obtenir de la communauté internationale qu?elle s?engage à
intensifier et à mieux coordonner les efforts consentis aux niveaux mondial
et national.


Rapport complet et en français :
http://www.unaids.org/whatsnew/others/un_special/index.html


[Modérateur: on direait que çà bouge de leur côté aussi! des actes! CB]

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